Syrie : les menaces de sanctions américaines constituent une ingérence dans le processus de réforme constitutionnelle


Par Andrew Korybko – Le 18 octobre 2018 – Source orientalreview.org

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Les USA menacent d’étendre le spectre de leurs sanctions sur la Syrie si Damas ne s’inscrit pas dans la logique préférée par l’Amérique dans le processus de réforme constitutionnel qui s’est ouvert.

Le processus de réforme constitutionnelle est engagé en Syrie

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Assassinat de Khashoggi : le pire est à venir


Par George Galloway – Le 24 octobre 2018 – Source RT

La nouvelle 1 que des « parties défigurées du visage et du corps » de Khashoggi auraient été retrouvées dans le jardin du consulat saoudien à Istanbul, sonne la fin de la récréation pour les collaborateurs occidentaux de la dictature tyrannique arabe.

Après Khashoggi lui-même, le principal perdant du meurtre le plus répugnant d’Istanbul est le président américain Donald Trump – comme je l’avais prédit ici il y a des semaines. Sa déclaration selon laquelle la couverture saoudienne était « crédible » a suscité les moqueries du reste du monde par son côté « Lady MacBeth », et l’a ridiculisé. Le comportement de son propre « prince héritier » – son gendre Jared Kushner – a été plus vénal que digne d’un opéra-comique. Continuer la lecture

  1. Maintenant démentie

Au lit avec l’Arabie saoudite


Par Paul Warner Dobson – Le 17 octobre 2018 – Source Southfront

L’Arabie saoudite moderne est une création récente, elle date de 1932. Six ans plus tard, Standard Oil y découvrait du pétrole. Depuis lors, les fortunes d’Arabie saoudite ont été liées au prix des hydrocarbures, et aux États-Unis. Aujourd’hui, les combustibles fossiles continuent de représenter 90% des recettes en devises du pays. Alors que les alternatives aux hydrocarbures sous forme d’huile de schiste, de fracturation, de sables bitumineux, d’énergie verte et de voitures électriques ont diminué l’importance du pétrole, les plastiques polymères garantissent la demande de la seule exportation notable de l’Arabie saoudite. La majeure partie des 10% restants en devises proviennent des plus de 7 millions de pèlerins qui se rendent chaque année dans les lieux saints de La Mecque et de Médine. Continuer la lecture

Le prochain sommet Poutine-Netanyahou visera à trouver un équilibre en Syrie


Par Andrew Korybko – Le 16 octobre 2018 – Source orientalreview.org
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Le président russe, Vladimir Poutine, et le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, se rencontreront à l’occasion d’un sommet à venir, qui constituera leur première rencontre après la tragédie du mois dernier.

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Syrie : ISIS défait la force par procuration américaine


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama − Le 29 octobre 2018

Les mercenaires mandatés par les États-Unis dans l’est de la Syrie ont encore perdu du terrain au profit d’État islamique.

La carte montre les positions d’ISIS (en gris), de la force mandataire SDF (jaune) et de l’armée syrienne (rouge) à la frontière irakienne le 19 octobre.


Voici les positions à compter d’aujourd’hui.


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Le complexe industriel militaro-humanitaire se drape de vertu pour étendre l’hégémonie occidentale


Shakespeare a écrit un jour que le diable est capable de citer les Écritures quand il y va de son intérêt. Aujourd’hui, ce sont les termes « humanitaire » et « démocratie » qui servent à couvrir les morts et les destructions.


Par Tomasz Pierscionek – Le 4 octobre 2018 – Source RT

Des mots respectables comme « humanitaire » et « démocratie » ont fini par prendre un sens funeste et cynique du fait de leur détournement pour justifier l’invasion de nations souveraines, et promouvoir l’expansion de la domination militaire et culturelle occidentale à travers le monde. Les médias grand public ainsi que des militants des droits de l’homme y participent en diffusant des contre-vérités et en jouant sur les sentiments de peur, de colère et de répulsion du public pour l’influencer et faire passer pour juste une agression contre un État souverain. Continuer la lecture

L’affaire Khashoggi. Un accord a été trouvé mais tiendra-t-il ?


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 25 octobre 2018

Un accord préliminaire a été conclu entre le président turc Erdogan et le clan des al-Saud en Arabie saoudite. Le cas de Jamal Khashoggi, tué à Istanbul par les gardes du corps du prince héritier saoudien Mohammad bin Salman, va, pour l’instant, être clos.

Au cours des 36 dernières heures, depuis que le discours d’Erdogan a prouvé la culpabilité saoudienne, il n’y a plus eu de fuites préjudiciables de la part des sources turques habituelles sur cette affaire.

Lors d’une table ronde à la conférence des investisseurs qui s’est tenue hier à Riyad, Mohammad bin Salman a dénoncé le « crime odieux » commis contre Jamal Khashoggi. Il a salué les « relations inébranlables » avec la Turquie et a admiré la durabilité économique du Qatar.

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Le 11 septembre était une opération israélienne


Comment les néoconservateurs ont embarqué l’Amérique dans la quatrième guerre mondiale


Par Laurent Guyénot − Le 10 septembre 2018 − Source Unz Review via Olivier Demeulenaere

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Impossibilités techniques

Grâce à des enquêteurs courageux, de nombreuses anomalies dans l’explication officielle des événements du 11 septembre 2001 ont été publiées sur Internet dans les mois qui ont suivi, prouvant qu’il s’agissait d’une opération sous faux drapeau et qu’Oussama Ben Laden était innocent, ainsi qu’il l’a déclaré à plusieurs reprises dans les journaux afghans et pakistanais et sur Al Jazeera. 1 Les preuves de cette effroyable fraude n’ont fait que croître et sont maintenant accessibles à quiconque veut passer quelques heures de recherches sur le Web (bien que j’aie remarqué, en préparant cet article, que Google rend maintenant l’accès à cette recherche plus difficile qu’il y a cinq ans, en donnant une priorité artificielle aux sites anti-conspiration).

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  1. Philippe Broussard, « En dépit des déclarations américaines, les indices menant à Ben Laden restent minces », Le Monde, 25 septembre 2001.

Caligula : comment va-t-il tomber ?


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 23 octobre 2018

Le roi et le prince héritier d’Arabie saoudite ont ordonné à un fils de Jamal Khashoggi [et à un de ses frères, NdT] de comparaître devant eux afin de pouvoir exprimer leurs condoléances pour le meurtre de son père. Il s’agit d’une tentative du roi Salman de démontrer que son fils, Mohammad bin Salman, n’a pas ordonné le meurtre prémédité de Khashoggi. Ces images, et la vidéo, sont destinées au public saoudien, qui ne semble pas convaincu. Mais l’acte est aussi une insulte, car le corps de Khashoggi n’a pas été retrouvé et n’est pas enterré. 1.

Le regard dit tout

Sahal Khashoggi est l’aîné des quatre enfants de Jamal. Trois d’entre eux vivent aux États-Unis. Sahal a l’interdiction de quitter l’Arabie Saoudite.

Notez que sa robe n’est pas repassée comme le requiert l’étiquette habituelle. Il a dû être convoqué sans délai ou été traîné de force devant le roi. Notez également que la main du garde du corps à l’arrière-plan se trouve exactement sur son pistolet.

Il semble y avoir beaucoup de théories du complot autour de l’affaire. Certaines d’entre elles ont été mentionnées dans les commentaires ici. Je n’y crois pas. La Turquie n’a pas arrangé l’incident. Je ne vois aucun signe indiquant que les États-Unis, Israël, le Qatar ou les Émirats arabes unis ont eu un rôle à jouer à cet égard. C’était un crime très stupide commis par Mohammad bin Salman. Ou pire, une erreur. Erdogan, celui-qui-voudrait-être-sultan, est un homme politique rusé. Il surfe simplement sur la vague.

Alastair Crooke explique pourquoi le meurtre de Khashoggi, bien que pas inhabituel, a cet effet important :

C’est le flocon de neige supplémentaire, indifférencié, qui déclenche une avalanche énorme, totalement disproportionnée par rapport au flocon qui l’a provoquée. L’assassinat de Khashoggi est-il un déclencheur ? Peut-être que oui – car il y a plusieurs accumulations de masses politiques instables dans la région où même un petit événement peut déclencher un glissement significatif. Ces événements proviennent d’un réseau complexe de dynamiques en mutation.

Crooke voit trois positions stratégiques traditionnelles qui ont déjà atteint des points critiques et qui sont susceptibles de bouger en raison de cet événement : les relations américaines avec l’Arabie saoudite, le rôle de la Turquie au Moyen-Orient et les défenses stratégiques d’Israël.

Du côté des relations américano-saoudiennes, c’est probablement le Congrès, et non la Maison Blanche qui fera avancer le dossier. Un autre vote du Sénat aura lieu le mois prochain pour mettre fin à la complicité américaine dans la guerre au Yémen. Il est maintenant susceptible de passer.

L’utilité de l’Arabie saoudite pour les États-Unis est mise en doute depuis un certain temps. Un éditorial du Wall Street Journal écrit par Karen Elliott House demande à la Maison Blanche d’agir :

Alors que l’administration Trump se demande si l’explication tardive et confuse de la mort de Jamal Khashoggi par l’Arabie saoudite est crédible, un Saoudien pensif me dit : « Moralité mise à part, la question cruciale est la santé mentale de notre vrai Caligula à nous. »

Si le prince héritier perd le pouvoir, ce pourrait être soit par la main douce de son père, soit, comme Caligula, par la main violente d’une cabale de princes mécontents et de prétoriens.

Ce que cela signifierait pour les relations américano-saoudiennes reste, pour chacun, à deviner. Cependant, si M. Trump a la capacité d’influencer les événements, le premier scénario est de loin préférable au second.

L’Arabie saoudite sous un gouvernement instable est un fardeau. Non seulement pour les États-Unis, mais aussi pour le reste du monde. Il est temps de s’en débarrasser.

Moon of Alabama

Traduit par jj, relu par wayan pour le Saker Francophone

Notes

  1. La nouvelle d’aujourd’hui annonçant que le corps a été retrouvé provient d’une source non fiable et a été officiellement démentie
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Quoi de neuf à Idlib, la zone démilitarisée du nord de la Syrie ?


Par Stephen Lendman – Le 16 octobre 2018 – Son blog

À la mi-septembre, Poutine et Erdogan ont convenu de créer une zone démilitarisée de 15 à 20 km de large dans la province d’Idlib, le long de la frontière turque.

Les forces russes et turques contrôlent la zone, l’offensive pour libérer Idlib ayant été reportée au moins jusqu’à la fin de cette année, peut-être pas avant 2019.

Le retrait complet des terroristes soutenus par les États-Unis devait être achevé le 15 octobre, date limite manquée parce qu’al-Nusra et ses djihadistes alliés refusent de désarmer et de partir ; probablement à la demande de Washington, leur trésorier.

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