Yémen :
l’axe du bien montre le vrai visage de l’Empire du néant.


Par Le Saker original – Le 3 avril 2015 – Source thesaker.is

Les titres de presse nous résument tout :

Tout cela peut se résumer ainsi: les États Unis qui ont encore provoqué un désastre dans un pays de plus sont les premiers à s’enfuir, et maintenant tout le monde s’enfuit, mis à part les forces russes et chinoises qui essayent d’évacuer leurs concitoyens. Encore un grand succès de politique étrangère pour Obama, qui avait présenté le Yémen comme un brillant exemple de succès de sa campagne anti-terroriste.

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Le Yémen sera le Vietnam de l’Arabie Saoudite


Par Thomas C. MOUNTAIN –  Le 2 avril 2015 –  Source Counterpunch

Ne se remettant pas de la dernière humiliation militaire que lui avaient infligée, il y a six ans, au Yémen, des combattants tribaux Houthis, la famille royale d’Arabie saoudite s’est lancée dans une entreprise qui est très probablement en train de devenir un Vietnam saoudien: je veux parler de sa tentative d’envahir le Yémen.

En 2009, l’incompétence de l’armée saoudienne a été révélée au grand jour lorsque son importante offensive contre les Houthis de long de la frontière Arabie saoudite/Yémen a été repoussée et que, dans la contre-offensive qui a suivi, les combattants Houthis, légèrement armés, ont conquis un grand morceau de territoire saoudien.

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L’armée américaine reporte une fois de plus la formation des recrues de Jabhat al-Nusra


Le 31 mars 2015 – Source Moon of Alabama

Les États-Unis avaient prévu de former des insurgés syriens qui doivent ensuite aller se battre contre l’État islamique. Mais la Turquie, où la formation devait avoir lieu, veut que ces combattants attaquent le gouvernement syrien.

Le projet américain, qui était d’ailleurs irréaliste, a été de nouveau reporté :

Un programme dirigé par les États-Unis pour former des rebelles syriens à lutter contre les militants de l'Etat islamique débutera en mai, a dit le ministre de la Défense de la Turquie, Ismet Yilmaz, selon l'agence gouvernementale Anadolu News, mardi.
 [...]
On a eu peu de détails sur la formation qui aurait pourtant dû commencer ce mois-ci en Turquie, en Jordanie, au Qatar et en Arabie saoudite.

Ce nouveau retard a été annoncé après la prise de la ville syrienne d’Idlib par Jabhat al-Nusra, la filiale d’al-Qaïda en Syrie. L’armée syrienne accuse la Turquie de soutenir directement Jabhat al-Nusra :

Faisant écho à plusieurs commentaires plus généraux du président Bachar al-Assad, la source militaire a accusé la Turquie et la Jordanie de soutenir les insurgés dans leur offensive contre Idlib, en disant que ces deux pays «menaient les opérations et les planifiaient». Les insurgés utilisaient du matériel de communication de pointe qui avait été mis à leur disposition via la Turquie, a ajouté la source. Le ministère turc des Affaires étrangères a refusé de faire un commentaire.

Le chroniqueur saoudien, Jamal Khashoggi, qui est proche des centres de pouvoir en Arabie saoudite, confirme les allégations syriennes :

Selon M. Khashoggi, [le rédacteur en chef saoudien], des sponsors turcs et saoudiens soutenaient la coalition des groupes djihadistes qui a récemment pris la ville syrienne d'Idlib, décrochant ainsi leur première grande victoire contre le gouvernement du président Bachar al-Assad depuis des mois.

Parmi les membres de la coalition, il y avait le Front Nusra, la branche syrienne d'al-Qaïda, un groupe terroriste aux yeux de l'Occident. Mais les membres de la coalition djihadiste «sont ceux qui ont capturé Idlib, c’est un développement important, et je pense que cela se renouvellera, a déclaré M. Khashoggi. La coordination entre les services secrets saoudiens et turcs n'a jamais été aussi bonne qu’en ce moment.»

Et il y a aussi cela:

Trita Parsi

Un diplomate occidental me dit que l’Arabie Saoudite a décidé de fournir à al-Nusra (al-Qaïda) en #Syrie tout ce dont il a besoin.

Si l’armée américaine entraînait ces combattants en Turquie, ils se transformeraient probablement en djihadistes rattachés à Jabhat al-Nusra aussitôt revenus en terre syrienne. Le Pentagone n’aime pas être pris en flagrant délit de soutien direct à al-Qaïda.

Mais la CIA, elle, n’a pas ce genre de scrupules

Traduit par Dominique Muselet, relu par jj pour le Saker Francophone

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Syrie : La chute d’Idlib est-elle liée aux négociations nucléaires avec l’Iran?


Le 28 mars 2015 – Source Moon of Alabama

Il y a une dizaine de jours, il était question d’une attaque djihadiste imminente sur Idlib au nord-ouest de la Syrie. Idlib, une ville du gouvernorat qui comptait autrefois 100 000 habitants, se trouve à seulement quelques kilomètres de la frontière turque et les forces gouvernementales syriennes ne pouvaient plus y accéder que par un étroit couloir.

Il y a trois semaines, le gouvernement turc a fermé au trafic civil tous les postes frontaliers entre la Turquie et la Syrie. Il y a quatre jours, une coalition formée de Jabhat al-Nusra (l’affilié d’al-Qaïda en Syrie), le groupe islamiste Ahrar Al-Shams et quelques plus petits groupes s’est lancée à l’assaut d’Idlib. Au moins 1 500 combattants ont pris part à l’attaque. Quatre énormes attentats suicides motorisés perpétrés aux check points du gouvernement ont brisé ses défenses extérieures.

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Le Yémen, un enjeu important pour la Chine


M.K. Bhadrakumar

M.K. Bhadrakumar

Par M.K. Bhadrakumar – Le 31 mars 2015  Source blogs.rediff.com/mkbhadrakumar

Le niveau d’intérêt porté par Pékin aux développements dans le Yémen est apparemment très élevé. C’est sans doute tout à fait normal, compte tenu du fait que la Chine dépend des pays du Golfe pour la moitié de ses importations de pétrole brut, en plus d’avoir des relations étroites et approfondies en constante expansion avec les pays de la région. L’initiative Route de la soie ajoute une dimension stratégique dans la mesure où la Route de la soie traverse la mer Rouge.

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En Irak, les Etats-Unis sabotent la guerre de l’Iran et de l’Irak contre l’État Islamique


Le 27 mars 2015 –  Source Moon of Alabama

Quelques 4 000 soldats de l’armée irakienne et environ 25 000 miliciens chiites assiègent Tikrit en Irak. Il y a encore quelques civils dans la ville, mais environ 1 000 combattants de l’État islamique se sont barricadés au cœur de la ville, et les en extirper serait une entreprise meurtrière et coûteuse. Jusqu’à ces derniers jours les États-Unis ne s’étaient pas impliqués dans la campagne de Tikrit.

Les conseillers iraniens qui accompagnent la milice ont donc décidé de ne pas prendre la ville d’assaut, mais de revenir à des tactiques de siège en coupant l’électricité, l’eau et en interceptant l’approvisionnement, pour affaiblir leurs adversaires. Ils se servent de l’artillerie contre les positions de l’État islamique et envisagent éventuellement de prendre la ville d’assaut, mais ils ne pensent pas que cela soit urgent.

Mais cette situation, semble-t-il, ne convenait pas à Washington, et les États-Unis ont décidé de prendre les choses en main. Ce qui met en danger toute la campagne militaire contre l’État islamique. Certains se disent que c’est probablement le vrai but de l’entreprise.

Des éléments de l’armée irakienne, formés par les États-Unis, ont instamment réclamé des frappes aériennes américaines sur Tikrit. La milice chiite et ses conseillers ont souligné qu’elles n’étaient absolument pas nécessaires. Sous la pression des États-Unis, le premier ministre irakien, Haider al-Abadi, a rejoint le camp des militaires irakiens formés par les étasuniens et aurait ordonné au grand général iranien Suleiman de partir. Maintenant, les États-Unis bombardent la ville et la grande campagne militaire de Tikrit se disloque.

Voyez vous-mêmes ceci :

Le général Lloyd Austin, chef du Commandement central étasunien, qui supervise les opérations en Irak, a déclaré jeudi au Comité sénatorial des services armés que les États-Unis avaient exigé que les milices et leurs conseillers iraniens, y compris le haut commandant iranien, le général Qassem Suleimani, se retirent de la bataille avant d’accepter de lancer des frappes aériennes. Suleimani, autrefois une figure de l'ombre mais qui jouait un rôle de plus en plus clair en Irak, a quitté la région de Tikrit pendant le week-end et est peut-être retourné en Iran.

et ceci :

Les milices irakiennes qui ont mené la lutte contre les militants de l’État islamique à Tikrit se sont opposées jeudi à l'intervention étasunienne en menaçant de dissuader des milliers de combattants sur qui ils ont de l’influence de se joindre à l’assaut sur la ville.
 ...
Washington a fait pression pour que les milices chiites quittent le champ de bataille, alors même qu’il est obligé de lutter contre leurs ennemis, les militants de l’État islamique. Mais les milices chiites, dont beaucoup sont hostiles aux États-Unis, jouent un rôle prédominant dans les forces irakiennes. Autour de Tikrit, leurs combattants sont plus de six fois plus nombreux que les troupes régulières du gouvernement irakien.
 ...
«Toute la mobilisation populaire refusera de se battre tant que les frappes aériennes étasuniennes se poursuivront, a déclaré al-Kadhimi Moeen, chef du Comité de mobilisation populaire du conseil provincial de Bagdad. Qu’ils se battent donc sans nous et on verra ce que ça donne. Les États-Unis essaient tout simplement de nous voler la victoire

Que le États-Unis veuillent leur voler la victoire n’est pas le plus grave. Une grande partie des volontaires de Hashd et de leurs dirigeants croient que les États-Unis ont créé l’État islamique et qu’ils ont intérêt à le maintenir vivant :

«Nous ne faisons pas confiance à la coalition dirigée par les Étasuniens pour lutter contre ISIS, a déclaré Naeem al-Uboudi, le porte-parole d’Asaib Ahl al-Haq, l’un des trois groupes qui a déclaré qu’il se retirerait de la ligne de front qui encercle Tikrit. Dans le passé, ils ont ciblé nos forces de sécurité et ont largué de l’aide à ISIS par erreur», a-t-il dit.

Le bombardement de Tikrit par les États-Unis a commencé hier. En voici déjà deux résultats. Comment pensez-vous que la milice volontaire qui lutte contre l’État islamique va les interpréter ?

Elie J. Magnier@EjmAlrai:

#Dernières nouvelles: 6 tués et 13 blessés chez Kataëb Hezbollah #Irak et police fédérale du fait de la #coalition menée par USA, au sud de #Tikrit (dommages) 

12h02 - 26 mars 2015
Elie J. Magnier@

# Hashd al-Sha'bi Irakien # Brigade de Tikrit apparemment touchés par frappe aérienne aujourd’hui. Nombreuses victimes. Confiance entre #USA et Hashd au plus bas.

03h05 - 27 mars 2015

Les forces aériennes étasuniennes, aux impressionnants moyens de reconnaissance et aux armes de haute précision hors de prix, ont réussi à larguer des bombes en plein sur les forces amies qui assiègent Tikrit. Et deux fois en moins de 24 heures?

Qui va croire que ces frappes sont la conséquence d’une erreur et ne sont que des dommages collatéraux ?

Pourquoi les États-Unis insistent-ils pour jouer un rôle dans les affaires de Tikrit alors que, faute de soldats sur le terrain, l’entreprise ne peut que se solder par un échec retentissant ?

Traduit par Dominique Muselet, relu par jj pour le Saker Francophone

 

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Le droit du plus fort? Les USA sont autorisés à sauver des présidents en fuite, mais pas la Russie

Par Eric Draitser – le 30 mars 2015 – Source:  NEO

Le Yémen, l’Ukraine et l’hypocrisie de l’agression

L’intervention militaire menée au Yémen par une coalition d’États arabes soutenue par les USA va sans aucun doute envenimer le conflit tant au Yémen que dans le reste de la région. Il s’agira vraisemblablement d’une guerre prolongée impliquant de nombreux acteurs, tous soucieux de favoriser leurs propres intérêts politiques et géopolitiques.

Toutefois, c’est la réaction internationale à cette nouvelle guerre régionale qui présente un intérêt particulier; notamment la façon dont les États‑Unis réagissent à cette indéniable agression de la part de ses alliés du Golfe. Après n’avoir ménagé aucun effort pour présenter comme une agression la réunification de la Russie avec la Crimée et son soutien limité aux rebelles anti‑Kiev de l’est de l’Ukraine, Washington veille à ce que ce terme lourd de sens ne soit aucunement utilisé pour parler de la nouvelle guerre en cours au Yémen.

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États-Unis – Arabie saoudite :
guerre éclair sur le Yémen

Par Tony Cartalucci – Le 27 mars 2015 – Source globalresearch.ca

une agression flagrante, le désespoir absolu

Le modèle de guerre par procuration que les États-Unis ont employé partout au Moyen-Orient, en Europe de l’Est et même dans certaines parties de l’Asie semble avoir de nouveau échoué, mais cette fois-ci au Yémen.

En défaisant le régime yéménite soutenu par les Étasuniens, les Saoudiens et une coalition d’extrémistes sectaires dont Al-Qaïda et sa nouvelle version rebaptisée Daech, les milices yéménites pro-iraniennes, les Houthi, ont contrecarré la puissance tranquille étasunienne et l’ont obligée à intervenir militairement de manière directe. Alors que les forces militaires étasuniennes ne sont prétendument pas impliquées, ce n’est pas le cas des avions de guerre saoudiens et d’une possible force terrestre.

Bien que l’Arabie saoudite prétende que dix pays ont rejoint sa coalition pour l’intervention au Yémen – de même que les États-Unis pour l’invasion et l’occupation de l’Irak – il s’agit bien d’une opération saoudienne qui se camoufle derrière une coalition, vaine tentative de générer une légitimité diplomatique.

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La guerre wahhabite au Yémen


Le 26 mars 2015 – Source Moon of Alabama

Pas plus tard qu’hier, j’ai écrit que les Saoudiens ne prendraient pas le risque d’attaquer le Yémen. Je me suis trompé en écrivant ceci :

Alors que l’armée saoudienne est en train d’expédier ses troupes vers la frontière sud du pays, celle avec le Yémen, ni l’armée saoudienne ni l’armée égyptienne ne voudront combattre et perdre face aux tribus yéménites. Le Pakistan ne veut pas envoyer de troupes. La demande de renfort faite par le président déchu, Hadi, restera donc ignorée. Aucune troupe n’envahira le Yémen et les Houthis resteront la force dominante.

La nuit suivante l’aviation militaire saoudienne attaquait la base militaire de Sanaa, la capitale du Yémen.

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Hassan Nasrallah :
Sharon fut le dernier des Rois d’Israël


Par Sayed7asan – Le 25 janvier 2013 – Source sayed7asan

Lors des élections législatives israéliennes de 2013, Hassan Nasrallah a tenu le discours suivant, qui conserve toute son actualité avec les récentes élections anticipées en Israël qui ont vu une nouvelle victoire de Netanyahu.

Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hasan Nasrallah, durant la cérémonie commémorant la naissance du Prophète (saas) et la Semaine de l’unité islamique – 25/01/2013

Vidéo sous-titrée en français

https://youtu.be/XRoDtCyN7lc

Voir la traduction complète de ce discours

Transcription
[…]

J’ai un rapide commentaire sur les élections israéliennes. En bref, les résultats des élections israéliennes mènent aux conclusions suivantes.

Si dans ce monde bien des gens ne se sentent pas concernés et ne suivent pas de près ce qui se passe au niveau de l’entité sioniste, nous nous sentons pour notre part concernés, quelles que soient les préoccupations du Liban et quelles que soient les préoccupations de la région. Car l’origine du problème est là. L’histoire a commencé là-bas. Elle a commencé avec la création et la fondation de cette entité. Ce qui s’est passé et ce qui se passe dans cette région est en grande partie de la faute de cette entité et pour le bien de cette entité, pour sa stabilité et sa préservation.

Je ne veux pas ici faire d’analyse. Je vais seulement énoncer la conclusion. Ces élections enregistrent clairement un recul des partis dirigeants et fondateurs de cette entité – tels que le Parti travailliste et le Likoud. Leur recul est très net. Il y a un manque en Israël : il n’y a pas de fort parti dirigeant. C’est ce à quoi appelait Netanyahou lorsqu’il disait qu’Israël a besoin d’un parti fort qui le dirige. Les élections n’ont pas donné de parti fort qui dirige cette entité. Des dirigeants forts et traditionnels manquent cruellement.

Vous souvenez-vous de ce que j’ai dit un jour ? En fait, ce n’est pas moi qui ai dit cela. Quelqu’un m’a dit un jour – lorsque Sharon tyrannisait, intimidait et terrorisait tout le monde arabe et toute la région – de ne pas avoir peur de Sharon, ajoutant qu’il ne pourrait rien faire et qu’il était le dernier des Rois d’Israël. Puis j’ai dit dans l’un de mes discours que Sharon était le dernier des Rois d’Israël. Il est évident qu’il est le dernier des Rois d’Israël. Qui est donc venu après Sharon ? Qui y a-t-il ?

Certes, ils se sont mis d’accord pour Netanyahou car il n’y avait pas d’autre choix. Il n’y avait personne. Pour eux, c’est le meilleur des candidats actuels. Cependant, la crise de confiance vis-à-vis de Netanyahou est patente.

L’absence de dirigeants forts et fondateurs, la persévérance des partis religieux fanatiques qui progressent et l’augmentation du nombre de partis et de blocs parlementaires compliquent sans aucun doute le processus de prise de décision.

De manière générale, tout ce qui a eu lieu dans les élections exprime clairement une crise de leadership dans l’entité, une crise des partis, une crise de confiance, et, par conséquent, une crise de l’entité

Cependant, ce qui ne devait pas nous tromper dans le passé, et qui ne doit pas non plus nous tromper maintenant ou à l’avenir, est la fable de la Droite et de la Gauche et du Centre et du Centre du Centre et que sais-je encore, la Droite de la Droite, etc. En ce qui concerne Jérusalem, en ce qui concerne la Palestine, en ce qui concerne les droits du peuple palestinien, en ce qui concerne la cause palestinienne, en ce qui concerne les réfugiés palestiniens, en ce qui concerne les causes et droits arabes, du Golan au Liban au Sinaï et à l’Égypte, en ce qui concerne l’avidité israélienne, en ce qui concerne les menaces d’Israël adressées aux gouvernements et aux peuples de la région, la Droite, la Gauche, le Centre ou le Centre du Centre ou la Gauche de la Gauche sont tous les mêmes. Bien plus, nos expériences nous ont enseigné que la plupart des guerres israéliennes ont été lancées par des cabinets de gauche. Qu’il n’y ait aucun malentendu sur l’analyse de la Gauche et de la Droite. Ils sont tous les mêmes. Que ce soit la Droite, la Gauche, le Centre ou un cabinet d’unité nationale qui arrive au pouvoir, rien ne change quant à cet aspect de la confrontation avec l’ennemi. Certes, il va sans dire qu’avec de nombreux partis, il sera plus difficile de prendre une décision politique et il y aura des difficultés de mise en œuvre comme je l’ai dit. Mais pour ce qui est du projet, de la vision, de l’antagonisme, de l’avidité et des menaces, rien ne change. Par conséquent, il n’est pas permis de compter sur quoi que ce soit à ce niveau.

Aujourd’hui, la garantie de Gaza est la force de la Résistance à Gaza. La garantie de la Palestine, du peuple palestinien et des droits palestiniens est la réconciliation nationale, l’unité du peuple palestinien et son adhésion au choix de la Résistance.

La garantie du Liban, quel que soit le dirigeant d’Israël, que ce soit Netanyahou, Sharon, Shimon Peres, Barak, Labeed ou je ne sais qui, la garantie du Liban est dans la formule dont nous avons toujours parlé. C’est l’équation armée-peuple-résistance. Notre pouvoir national, avec ses diverses composantes, est ce qui protège le Liban. L’ennemi ne varie pas selon que le Centre, la Droite ou la Gauche gouverne. L’ennemi regarde le Liban. Si vous avez de la force, des capacités, si vous pouvez créer un pouvoir de dissuasion, vous pouvez défendre votre pays. Ainsi, vous pouvez extraire le pétrole et le gaz, protéger votre pays et vos frontières, etc. Tout autre élément est inutile et vide de sens. L’expérience de dizaines d’années avec l’ennemi israélien l’enseigne.

Il en va de même au niveau de la région. C’est pourquoi je dis que la meilleure réponse aux élections israéliennes, indépendamment des conclusions et des analyses, est un appel à une plus grande adhésion à la Résistance. Nous devons tous coopérer pour que le peuple palestinien soit fort à Gaza, en Cisjordanie, en Palestine et hors de Palestine.

Nous devons tous coopérer pour que la Résistance au Liban reste forte et devienne plus forte encore. Nous devons tous coopérer pour désamorcer les mines qui jonchent notre région arabe. Telle doit être la réponse aux élections israéliennes.

Voir également 

Norman Finkelstein sur l’élection de Netanyahou, le racialisme et les «djihadistes juifs » (VOSTFR)

Une défaite électorale de Netanyahou n’annoncera pas la rédemption d’Israël – Par Gidéon Lévy

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