La Russie interprète les rodomontades états-uniennes comme un signe de guerre


Exclusif : Pendant que les politiciens et les experts américains prennent plaisir à parler en mal de la Russie et à diaboliser le président Poutine, il y a des signes qui montrent que Moscou ne rigole plus et  qu’elle se prépare à un conflit réel, écrit l'ex-analyste de la CIA Ray McGovern.

Par Ray McGovern – Le 11 octobre 2016 – Source Consortiumnews

À l’époque de l’administration Reagan, j’étais l’un des analystes de la CIA assigné à présenter aux fonctionnaires de la Maison Blanche le Rapport quotidien au Président, qui résume le point de vue de la CIA sur les questions pressantes du jour concernant la sécurité nationale. Si je devais faire encore ce travail – et en supposant que les analystes de la CIA puissent encore dire la vérité au pouvoir – je serais obligé d’annoncer des nouvelles alarmantes quant au potentiel d’un affrontement militaire entre les États-Unis et la Russie.

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L’axe du mal de Hillary Clinton


«Garder le doigt de Hillary Clinton loin du bouton nucléaire est une question de vie ou de mort»


Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 12 octobre 2016 – Source Russia Insider

Allons droit au but : Hillary Clinton est prête à entrer en guerre contre la Russie en Syrie – avec des conséquences thermonucléaires intrinsèques potentiellement terrifiantes.

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Deux poids deux mesures pour Israël et la Syrie


Par Rick Sterling – Le 6 octobre 2016 – Source Strategic Culture

Il y a une attitude hypocrite dans la politique étrangère occidentale et en particulier celle des États-Unis. En ce qui concerne Israël, les États-Unis sont prompt à déclamer qu’«Israël a le droit de se défendre». Pour la Syrie, ce même droit ne semble pas exister.

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La politique des bombes : en gros, au détail et improvisée


James Petras

Par James Petras – Le 28 septembre 2016 – Source The Unz Review

Les bombes, nationales et étrangères, définissent la nature de la politique aux États-Unis, dans l’Union européenne et chez les groupes et les individus islamistes radicaux. L’ampleur et la portée de la politique de la bombe varie selon qui la pratique.

«Les bombardeurs en gros» sont des acteurs étatiques, qui s’engagent dans un bombardement à large échelle et à long terme destiné à détruire des gouvernements ou des mouvements ennemis. Les «bombardeurs au détail» sont des groupes ou des individus qui s’engagent dans des attaques sporadiques à la bombe à petite échelle, destinées à susciter la peur et à obtenir des résultats symboliques.

À part les attaques à la bombe planifiées, il y en a d’improvisées, perpétrées par des individus dérangés qui commettent des attentats suicide sans aucun soutien politique ni objectif cohérent.

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Guerre US furtive en Syrie. Il Duce, le capo du Pentagone fait la loi


Où l’on apprend que non seulement les bombardements US en Syrie ne frappent pas les terroristes d’ISIS mais qu’ils les protègent


2016-09-24_11h42_10Par Mike Whitney – Le 7 octobre 2016 – Source counterpunch

«Mercredi dernier, lors d’une réunion du Comité des délégués à la Maison Blanche, les fonctionnaires du Département d’État, la CIA et les chefs d’état-major ont discuté de frappes militaires limitées contre le régime Syrien Une façon de contourner l’objection permanente de la Maison Blanche aux frappes contre le régime de Assad sans une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies serait de réaliser les frappes secrètement, sans reconnaissance publique». Washington Post

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Désespérée, l’Administration Obama se raccroche à des inventions, et peut-être pire…


Moon of Alabama

Moon of Alabama

Le 8 octobre 2016 – Source Moon of Alabama

Le 28 septembre la mission française à l’ONU a affirmé que deux hôpitaux d’Alep-est avaient été bombardés. Elle a montré dans un tweet une photo de bâtiments détruits à Gaza. Plus tard, les Français ont supprimé ce tweet.

Ce n’est pas la première fois que des officiels «occidentaux» se rendent coupables d’allégations mensongères et de falsifications volontaires de la vérité, mais en général, ils évitent les mensonges trop voyants. Continuer la lecture

Syrie – Les États-Unis préparent-ils une attaque aérienne sous fausse bannière ?


Moon of Alabama

Moon of Alabama

Le 7 octobre 2016 – Source Moon of Alabama

Il y a une curieuse coïncidence entre la remarque du secrétaire d’État Kerry à militants de l’opposition syrienne et la nouvelle manière dont sont peints des avions militaires américains.

1er octobre 2016 : Kerry dans une conversation enregistrée qui a fuité : «Je suis à bout d’argument», pour justifier l’utilisation de la force en Syrie :

Washington (CNN) : La frustration du Secrétaire d’État John Kerry, engendrée par l’échec de la diplomatie américaine, est apparue clairement lors d’une réunion avec un groupe de civils syriens, la semaine dernière, où il défendait les efforts des États-Unis pour mettre fin à la guerre civile de cinq ans en Syrie, selon un enregistrement audio de CNN.

[…]

Kerry a prononcé ces mots pendant une réunion à la Mission néerlandaise à l’organisation des Nations Unies, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU où Kerry allait de session en session dans un effort frénétique pour ressusciter un cessez-le-feu qui semblait sur le point de s’effondrer.

 Un enregistrement audio complet de la rencontre entre Kerry, des membres de son personnel, et des Syriens est disponible sur youtube.

À 11 : 18, il y a une courte conversation fort intéressante sur de soi-disant bombardements russes. L’interprète arabo-anglaise traduit les remarques d’un Syrien, qui est probablement Raed Saleh, le représentant syrien de ces faussaires de Casques blancs, sur la difficulté de superviser les trêves.

L’interprète (qui traduit les paroles d’un homme qui parle arabe) :

Nous ne pensons pas que la Russie puisse être le garant des actions du régime. Pour nous, la Russie est un allié du régime et elle bombarde les Syriens, les civils syriens, les places de marché, et même nous, la Défense civile syrienne. Depuis le début de l’intervention russe en Syrie, du premier jour jusqu’en février de cette année, nous avons apporté la preuve que plus de 17 membres de notre personnel syrien de la Défense civile ont été tués par des frappes aériennes russes.

Kerry : Avez-vous des vidéos des avions qui attaquaient ?

(Échange en arabe entre l’interprète et l’homme)

Kerry : – Pouvons-nous avoir les vidéos (inintelligible) que nos agents ont demandées ?

(Échange en arabe entre l’interprète et l’homme)

Un membre du personnel de Kerry :

Puis-je me me permettre de vous dire, nous recevons beaucoup de vidéos des victimes de ces attaques, elles sont terribles, mais elles ne nous servent à rien. Nous avons besoin de vidéos des bombes et des avions réels. Il y en beaucoup de ces vidéos sur Internet, mais nous ne savons pas si elles sont vraies ou non. Des vidéos authentiques des avions eux-mêmes, voilà ce qu’il nous faut…

L’armée des États-Unis a peut-être trouvé une solution pour aider ces hommes à en faire.

Christian Borys, un journaliste canadien basé en Europe de l’Est/centrale, a tweeté hier :

Christian Borys @ItsBorys

Les États-Unis ont repeint leurs F/A-18 pour qu’ils ressemblent aux jets russes en #Syrie. Entrainement standard, mais néanmoins intéressant. pic.twitter.com/FVN6tMj2Ji

13h45 − 6 octobre 2016

Voilà la photo qu’il a jointe :

Les trois premières photos sont celles d’un F/A-18 de combat américain aux couleurs de la Russie. (Les flotteurs latéraux sont relevés pour le stockage car c’est un avion qui a aussi été équipé pour le transport. Le cockpit est ouvert et les rideaux blancs pour protéger du soleil sont fermés.) En bas à droite, il y a une image d’un SU-34 russe avec sa peinture habituelle que le contingent russe arbore également en Syrie.

Il serait extrêmement difficile de distinguer ces deux avions l’un de l’autre dans une vidéo peu précise d’un «bombardement» par un avion qui passe à toute vitesse.

Les États-Unis utilisent régulièrement des avions aux couleurs «ennemies» comme «forces d’agression» lors des entraînements et des manœuvres. Cela permet aux pilotes américains de s’habituer à des cibles «ennemies» pendant leur formation au combat aérien. Donc, tout cela est peut-être, comme Christian Borys le suppose, une «formation standard».

Mais il y a aussi la conversation de Kerry avec l’opposition syrienne et sa demande explicite des vidéos de jets «russes» en train de bombarder la Syrie.

C’est peut être une coïncidence innocente : le Secrétaire Kerry demande aux artistes faussaires des Casques blancs des vidéos de jets russes qui «bombardent des civils» en Syrie et, comme par hasard, l’armée américaine peint un de ses jets pour ressembler à un avion de combat russe Su-34 comme ceux déployés en Syrie.

Mais de nombreux incidents en Syrie comme l’attaque au gaz Ghouta, la récente attaque du convoi d’aide humanitaire, sont attribués à la Russie ou au gouvernement syrien sans aucune preuve (et même malgré des preuves du contraire). Les médias avalent invariablement ces mensonges seulement basés sur les dires de quelque officiel, sur des photos ou des vidéos non vérifiées, sans poser la moindre question. Une «attaque russe» contre une grande cible civile comme un camp de réfugiés, documentée par une vidéo !, serait très facile à vendre. L’«indignation» qu’elle susciterait pourrait être facilement utilisée par la propagande occidentale pour lancer une guerre plus large. On ne peut s’empêcher de penser à l’attaque sur la tour hertzienne de Gliwice, à l’incident du golfe du Tonkin, et aux «armes de destruction massive de Saddam». Un tel mensonge ne fait pas peur à Kerry. Aujourd’hui même, il a inventé une nouvelle attaque d’hôpital, en disant que c’était un crime de guerre et qu’une enquête devait être ouverte contre la Russie et la Syrie. Or n’y a pas eu d’attaque de ce type.

Le Parlement russe a ratifié un accord avec la Syrie au sujet du stationnement, sans limites précises, des forces russes en Syrie. Hier, le ministère russe de la Défense a indiqué que les soldats russes étaient intégrés aux unités syriennes sur le terrain et qu’ils seraient défendus contre toute tentative d’attaques aériennes par la défense aérienne russe en Syrie. les médias américains ont qualifié cette légitime mise en garde de belliqueuse.

On parle beaucoup dans les médias étasuniens, de manière décomplexée, d’une attaque contre les forces syriennes et russes en Syrie. Les États-Unis ont récemment bombardé une unité syrienne dans une position bien connue que la Syrie tenait depuis de nombreux mois. 82 soldats syriens sont morts et plusieurs autres ont été blessés. La frappe a permis à ISIS d’avancer vers la ville assiégée de Deir Ezzor. Ce n’était pas une «erreur» comme les États-Unis l’ont prétendu.

La Russie défendra ses forces en Syrie et elle défendra la souveraineté de la Syrie. Elle n’est pas seule. Une frégate chinoise vient d’arriver dans le port syrien de Tartous. Si ce fil-piège était frappé, 1,3 milliard de Chinois se joindraient aux Russes, aux Iraniens et aux Syriens dans la guerre contre la tentative de «changement de régime» des États-Unis en Syrie. Washington est averti. Aucune manigance de bas étage de couleur de peinture ne sera considérée comme une bonne raison de ne pas réagir. La Russie RIPOSTERA si besoin est.

Toute attaque contre les forces russes ou syriennes serait illégale. Kerry lui-même, dans l’échange cité plus haut, admet que les États-Unis n’ont absolument aucune base juridique pour se livrer à une telle attaque. Ce serait illégitime et ce serait un crime. Mais les États-Unis n’ont pas la réputation de respecter strictement le droit international. La Russie a bien raison d’avertir des conséquences éventuelles d’une violation. Il n’y a rien de «belliqueux» là-dedans.

Traduction : Marie Staels

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Que peuvent les Russes face à une attaque américaine en Syrie ?

Aux dernières nouvelles, la Russie a lancé un ultimatum passif aux États-Unis sur la Syrie
Saker US

Saker US

Par The Saker – Le 5 octobre 2016 – Source The Saker

Les tensions entre la Russie et les États-Unis ont atteint un niveau sans précédent. Je suis totalement d’accord avec les participants à l’émission CrossTalk, la situation est même pire et plus dangereuse que pendant la crise des missiles cubains. Les deux camps se dirigent maintenant vers ce qu’on appelle un Plan B  qui, pour le dire simplement, représente au mieux pas de négociations et, au pire, une guerre entre la Russie et les États-Unis. Continuer la lecture