Éclairage


Par James Howard Kunstler – Le 5 mars 2018 – Source kunstler.com

Batman is Poutin, Robin is Medvendev

Il doit être difficile pour les éditeurs du New York Times de se motiver jour après jour dans leurs efforts pour démarrer la troisième guerre mondiale. L’histoire d’aujourd’hui, La menace russe sur deux fronts rencontre le vide stratégique aux États-Unis, vise à continuer d’élever l’hystérie ambiante au sujet d’un différentiel qualitatif sur des missiles et la peur de l’ingérence russe dans les élections de 2018 à mi-mandat.
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Poutine ne fait pas que de l’esbroufe nucléaire : ses arguments sont bien réels


Par F. William Engdahl – Le 5 mars 2018 – Source New Eastern Outlook

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Le discours annuel du président Russe Vladimir Poutine, le 1er mars 2018, adressé à l’Assemblée fédérale russe et diffusé à la Nation via la télévision, contient une section au sujet des technologies militaires russes innovantes, que les médias pro-OTAN ont préféré minimiser comme constituant ou bien un stratagème propagandiste, ou bien une acrobatie rhétorique de campagne. Compte tenu des allusions aux développements technologiques militaires russes dévoilés en plus sur le théâtre de guerre syrien depuis septembre 2015, Washington ignore ce qui constitue clairement un développement stratégique bouleversant les règles du jeu. Et ceci transforme en gâchis les centaines de milliards de dollars de la soi-disant technologie de défense missilière américaine qui est en train d’être mise en place depuis la Corée du Sud, le Japon et jusqu’à la Pologne et au-delà, rien de plus que de l’argent du budget de défense du Pentagone jeté par les fenêtres.
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La CIA a-t-elle saboté la Russie aux Jeux olympiques ?


Par Rick Sterling – Le 26 février 2018 – Source Oriental Review

L’équipe russe de curling Alexandre Kruchelnitsky et Anastasia Bryzgalova

Il y a quelque chose de très louche avec les violations des règles antidopage pour lesquelles le joueur de curling et la bobeuse russe ont été épinglés la dernière semaine des Jeux olympiques d’hiver de Peyongchang.

Il n’est pas logique qu’un athlète consomme une seule fois un produit chimique qui n’a aucune valeur dans des circonstances où il est presque certain d’être détecté, avec d’énormes conséquences négatives. Continuer la lecture

Un nouveau système de sécurité globale pour un monde multipolaire


Le rôle de la Russie et de la Chine


Par Tayyab Baloch – Le 17 novembre 2017 – Source katehon.com

La Chine a émergé sur la scène internationale en tant que « puissance mondiale » dotée d’une incontestable capacité militaire et de la croissance économique la plus fulgurante au monde. Le commandement chinois n’a pas seulement mis un frein aux manœuvres étasuniennes visant à empêcher la Chine de devenir une puissance mondiale, il a également prouvé que les Chinois ont les moyens de réparer, grâce au développement économique, les dégâts causés par les tentatives US de maintenir leur hégémonie. La lutte menée par la Russie pour réintégrer l’échiquier international en tant que superpuissance comparable à ce qu’était l’URSS a porté ses fruits sous la direction de Vladimir Poutine. Les dirigeants des deux pays, Chine et Russie, ont pris conscience du fait que le seul moyen de mettre en échec le monde unipolaire réside dans la mise en place des institutions d’un nouveau monde multipolaire passant par un basculement des centres de pouvoir. Concrètement, le partenariat stratégique sino-russe met en place un nouvel ordre mondial fondé sur la paix et le développement.

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Les raisons du dernier état d’urgence de l’Éthiopie


Par Andrew Korybko – Le 26 février 2018 – Source Oriental Review

Resigned Ethiopia premier Hailemariam Desalegn.

Le Premier ministre éthiopien démissionnaire Hailemariam Desalegn

Le Premier ministre éthiopien a démissionné de manière inattendue et a déclenché un nouvel état d’urgence dans le deuxième plus grand pays d’Afrique.

Le premier ministre Haile Mariam Desalegn a fait cette annonce à la fin de la semaine dernière, mais a déclaré qu’il continuerait d’exercer ses fonctions jusqu’à ce que le gouvernement nomme un successeur. Cette action surprise a pour toile de fond la libération par les autorités de dizaines de personnalités de l’opposition accusées de terrorisme et d’autres crimes connexes depuis la mise en place du dernier état d’urgence à l’automne 2016. À l’époque, le groupe ethnique le plus important, les Oromos, a été impliqué dans les troubles. Ils ont été galvanisés par les plans du gouvernement d’étendre la région de la capitale en empiétant sur leur territoire historique qui entoure complètement Addis-Abeba.

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La relation États-Unis – État islamique devient un sujet chaud pour le Moyen-Orient


Par M. K. Bhadrakumar – Le 6 février 2018 – Source Strategic culture

Téhéran a commencé à souligner d’une voix forte et grave son inquiétude envers le fait que les États-Unis soit en train de transférer des combattants d’État islamique (EI) de Syrie et d’Irak, où ils ont été vaincus, vers l’Afghanistan.

Le 30 janvier, le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, a déclaré : « L’objectif américain de transférer les terroristes d’EI en Afghanistan vise à justifier la poursuite de son déploiement dans la région et à renforcer la sécurité du régime sioniste. » Il faut savoir que toute déclaration du Guide suprême signale invariablement une directive politique forte, fondée sur une décision bien pesée prise en fonction des informations venant des services de renseignements du pays.

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Afghanistan – Le pipeline, la paix, et les saboteurs


Moon of Alabama

Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 2 mars 2018

Les négociations de paix en Afghanistan ont longtemps été au point mort. Mais cela vient de changer à la surprise générale. Il y a dû avoir pas mal de négociations secrètes entre de nombreux acteurs pour parvenir soudain à ces deux résultats :

Les talibans s’engagent à protéger le projet de gazoduc TAPI – VOA, 24 février

Afghanistan – Ghani propose des pourparlers « sans conditions préalables » aux talibans – Reuters, 28 février

Les deux décisions, le soutien des talibans au TAPI et l’offre du président Ghani marquent un changement. Il y a tout juste deux semaines, Ghani rejetait toujours des pourparlers sans conditions.

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Le gazoduc Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde (TAPI) est en négociation depuis le début des années 1990. Il est censé apporter du gaz d’Asie centrale au Pakistan et en Inde. Seuls les gazoducs russes relient actuellement le Turkménistan et ses grandes réserves de gaz à ses marchés d’exportation. C’est une des raisons pour lesquelles les États-Unis ont toujours soutenu le projet. La société américaine Unocal s’y est fortement impliquée. Un de ses consultants, Zalmay Khalilzad, est devenu plus tard ambassadeur des États-Unis en Afghanistan, puis en Irak.

Les troubles ont jalonné la longue histoire du projet de pipeline. Le projet TAPI était une des principales raisons pour lesquelles les États-Unis voulaient renverser les talibans. Le 11 septembre 2001 leur a donné un prétexte pour envahir l’Afghanistan et, à la fin de 2001, le gouvernement taliban avait mis fin à ses activités.

Mais il a fallu encore 14 ans pour que les premiers tuyaux de ce projet de pipeline d’une valeur de 10 milliards de dollars, soient posés. Après le renversement en Afghanistan du gouvernement taliban qui lui était inféodé, le Pakistan est devenu hostile au projet de gazoduc. Il y a également eu des différends au sujet des prix, et des conflits entre l’Inde et le Pakistan. Le Pakistan a ensuite négocié avec l’Iran pour lui acheter du gaz. Les États-Unis ont fait pression sur l’Inde pour qu’elle n’achète pas de gaz à l’Iran. Mais le gazoduc Iran-Pakistan-Inde (IPI) n’a jamais été achevé. Le Pakistan revient maintenant soutenir TAPI. C’est probablement la raison pour laquelle les talibans ont accepté de protéger le projet dans les zones qu’ils contrôlent. Mais à mon avis, il y a autre chose derrière cette décision. Je crois qu’un accord plus large sur l’avenir de l’Afghanistan a été conclu. Combien de sièges ministériels les talibans peuvent-ils obtenir ? Quelle influence le Pakistan peut-il exercer ?

Au Turkménistan, la construction du gazoduc TAPI a commencé en 2015. En Afghanistan, la construction a commencé le 24 février de cette année. Les États-Unis contrôlent le financement de l’ensemble du projet.

Il ne faut pas parier sur la date de mise en service du pipeline. Le soutien des États-Unis au gazoduc a pour objectif de limiter l’influence russe et chinoise en Asie centrale. Une analyse du marché du gaz permet de discerner plusieurs raisons de saboter le projet :

TAPI est en concurrence directe non seulement avec le projet iranien IPI, mais aussi avec les exportateurs de gaz naturel liquéfié (GNL), parmi lesquels figurent des pays comme le Qatar, l’Australie, les États-Unis, le Canada et la Russie, qui, à eux tous, exportent environ 30 milliards de m³/an en Inde.

En construisant le gazoduc TAPI, les États-Unis tentent de prendre le dessus dans une région qui est loin de ses rivages et sur laquelle ils ont peu de contrôle. Plus de 25 ans après sa conception, l’entreprise nécessite et nécessitera encore des tonnes d’argent, des années de travail et beaucoup de chance pour se réaliser. Il y a de nombreux acteurs qui pourraient vouloir s’ingérer dans l’affaire et qui connaissent la région beaucoup mieux que les États-Unis ne le feront jamais.

Le plus grand risque, cependant, est l’approche agressive et militante que les États-Unis continuent d’adopter à l’égard des talibans. L’intense campagne aérienne américaine contre leurs intérêts et leurs opérations se poursuit sans grand résultat. Les talibans continuent de contrôler près de la moitié du pays. Une série d’attaques contre le gouvernement central à Kaboul a ébranlé la confiance du public dans le gouvernement de Ghani. Aujourd’hui encore, un attentat-suicide a frappé la capitale.

Les récentes annonces montrent que les négociations de paix et le gazoduc sont intimement liés. Si les pourparlers échouent, le soutien des talibans au gazoduc prendra également fin. Si le pipeline tarde à être opérationnel, les États-Unis pourraient se décider à quitter le pays. Beaucoup de gens ne souhaitent sans doute rien d’autre, et ils feront ce qu’ils peuvent pour y parvenir.

Traduction : Dominique Muselet

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Poutine : l’homme qui a mis fin aux saccages des changements de régime par Washington

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« Il est essentiel de créer les conditions d'une main-d'œuvre créative et de la croissance économique à un rythme qui mettrait un terme à la division du monde en gagnants permanents et en perdants permanents.

Les règles du jeu devraient donner aux économies en développement au moins une chance de rattraper celles que nous connaissons comme des économies développées.

Nous devrions travailler à niveler le rythme du développement économique et renforcer les pays et les régions arriérés afin de rendre le fruit de la croissance économique et du progrès technologique accessibles à tous. En particulier, cela contribuerait à mettre fin à la pauvreté, l'un des pires problèmes contemporains.»

- Vladimir Poutine, Président de la Fédération de Russie, Réunion du Club de discussion international de Valdaï

2016-09-24_11h42_10Par Mike Whitney – Le 28 février 2018 – Source UNZ Review

Poutine veut mettre fin à la pauvreté ? Poutine veut stimuler la croissance économique dans les pays en développement ? Poutine veut changer le système qui divise le monde en « gagnants et perdants permanents » ? Mais, comment est-ce possible ? Après tout, Poutine est mauvais, Poutine est un « voyou du KGB » Poutine est le « nouvel Hitler » !

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La Russie et le Pakistan se rapprochent dans les nouvelles conditions de la guerre froide


Les États-Unis veulent une présence militaire à durée indéterminée dans la région pour tenter d’éloigner les « stans » d’Asie centrale de la Russie. Moscou contrecarre en engageant le Pakistan



2015-03-19_14h09_03Par M. K. Bhadrakumar – Le 26 février 2018 – Source Russia Insider

C’est sans doute l’Afghanistan qui a amené le ministre des Affaires étrangères pakistanais, Khawaja Asif  à Moscou pour une « visite de travail » le 20 février dernier. C’était la seconde rencontre avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov au cours des cinq derniers mois. Ils s’étaient rencontré à New York en marge de la session de l’assemblée générale des nations unies en septembre.

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La Russie au Liban : agenda antisioniste ou pivot pro-israélien?


Par Andrew Korybko – Le 23 février 2018 – Source Oriental Review

The top diplomats Nabil FAHMY (Egypt), Mohammad Javad ZARIF (Iran) and Sergey LAVROV (Russia) at the Middle East conference of Valdai Discussion Club, Moscow, Feb 2018 Hauts diplomates Nabil FAHMY (Egypte), Mohammad Javad ZARIF (Iran) et Sergey LAVROV (Russie) à la conférence sur le Moyen-Orient du Valdai Discussion Club, Moscou, février 2018

Selon diverses sources, le Liban a accepté de donner des droits de stationnement et de transit aux forces armées russes et de permettre à Moscou de développer ses réserves énergétiques offshore dans la Méditerranée orientale dans un mouvement qui est annoncé comme un tournant par certains analystes dans la Communauté des médias alternatifs. Le récit populaire qu’ils diffusent est que la Russie approfondit sa participation au Liban afin de dissuader une autre invasion israélienne, bien que cette histoire soit facilement démentie par un examen plus approfondi.

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