La Bande des quatre : Rififi au Sénat


Des sénateurs demandent à Tillerson d’entamer des pourparlers avec le Kremlin sur le contrôle des armements

Quatre sénateurs américains insistent pour qu’une nouvelle approche concernant les relations entre les États-Unis et la Russie soit adoptée sur la base d’efforts renouvelés de contrôle des armements, mais vous n’en avez probablement pas entendu parler dans les médias grand public.


Par Gilbert Doctorow et Ray McGovern – Le 10 mars 2018 – Consortium News

Signe du bas niveau alarmant des médias américains, aucun journal grand public ne parle d’une lettre du 8 mars, adressée au secrétaire d’État Rex Tillerson et écrite par quatre sénateurs étasuniens. Ils y demandent le démarrage de pourparlers sur le contrôle des armements avec le Kremlin. La lettre est pourtant accessible sur la page de l’un des auteurs, Jeff Merkley (D-Ore.) page hébergée sur le site internet du Sénat. Rien dans le New York Times. Rien dans le Washington Post.  Il revient donc aux médias alternatifs de porter à l’attention de leur lectorat ce développement majeur dans la politique extérieure, un changement important dans les propos de nos propres hauts responsables politiques au sujet de la Russie, qui a été porté à notre attention par… les médias principaux russes, y compris l’agence RIA Novosti, RBK, Tass, dès la publication de cette lettre.

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Ouf ! Il était temps…


… Poutine a révélé les nouvelles armes de la Russie pour dissuader une attaque américaine imminente


« ...Un terrible crescendo de menaces avait rendu la Russie très vulnérable, Poutine a exceptionnellement annoncé au monde l'existence de ses nouvelles armes parce que le Kremlin était convaincu que les menaces étaient réelles. » Israel Shamir

2015-09-18_18h01_29-122x150Par Israel Shamir – Le 12 mars 2018 – Source Russia Insider

La présentation par Poutine, le 1er mars, de nouvelles armes russes a été largement mal comprise comme une déclaration de parité stratégique ou de triomphalisme. Il y avait un besoin beaucoup plus urgent, à savoir empêcher une frappe imminente. Ce danger n’a pas encore disparu, car une semaine plus tard, le 7 mars, le président Poutine a souligné qu’il était prêt à utiliser les armes nucléaires à des fins de représailles, même si cela devait mettre fin au monde.

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Les implications politiques de la récente révélation des nouveaux systèmes d’armes russes


2015-09-15_13h17_31-150x112Par le Saker – Le 9 mars 2018 – Source The Saker

À ceux qui s’intéressent aux implications militaires des récentes révélations de Vladimir Poutine sur les nouveaux systèmes d’armes russes, je recommande l’excellent article d’Andreï Martianov, « The Implications of Russia’s New Weapon Systems ». Il propose une superbe analyse de ce que ces nouvelles armes signifient pour les États-Unis et, en particulier, pour la Marine américaine. Ce que je me propose de faire ici est un peu différent et examine quelques-unes des conséquences les plus politiques des dernières révélations.

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L’agenda américano-russe ne contient plus qu’une ligne : éviter la guerre

US-Russia agenda now contains just one issue: the prevention of war

Le président russe Vladimir Poutine prononce son discours présidentiel annuel à l’Assemblée fédérale dans la grande salle d’exposition du Manège de Moscou. © Sergey Guneev / Spoutnik


Par Bryan MacDonald – Le 2 mars 2018 – Source Russia Today

Le discours annuel reporté de Vladimir Poutine a ébouriffé de nombreuses plumes alors qu’il livrait quelques vérités de base : la Russie a l’intention de suivre sa propre voie de développement et veut que l’Occident s’éloigne de ses frontières et de ses intérêts vitaux.

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Une analyse comparative des démocraties étasunienne et cubaine


Le 3 mars 2018 – Source Telesur

Le peuple cubain a élu 612 membres à l’Assemblée nationale du peuple le 11 mars. Les élections cubaines sont rarement couvertes par les médias occidentaux car les détracteurs du système économique de l’île insistent sur la nature non démocratique de son gouvernement.

L’an dernier, le président américain Donald Trump a durci le blocus économique contre Cuba (précédemment assoupli par l’administration Obama) déclarant que les États-Unis « ne se tairont plus face à l’oppression communiste ». Continuer la lecture

Alarme dans l’establishment US…


Trump menace d’éviscérer le racket américain de la « promotion de la démocratie »


Establishment alarmed as Trump threatens to gut US ‘democracy promotion’ racket

Les sénateurs américains Chris Murphy et John McCain sur scène avec des militants de l’opposition à Kiev, en Ukraine, en décembre 2013. © Gleb Garanich / Reuters


Russia Today

Par Russia Today – Le 8 mars 2018 – Source Russia Today

L’establishment de la politique étrangère à Washington est en colère après que l’administration Trump a proposé de réduire le financement des organisations chargées de « promouvoir la démocratie à l’étranger » souvent sous couvert de révolutions colorées.

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US-Russie : la guerre est-elle inévitable ?


Alors que les tensions entre les États-Unis et la Russie ont augmenté, des changements fondamentaux dans l’environnement militaro-technologique menacent d’éroder la stabilité stratégique entre les deux pays.


Averting the US-Russia Warpath

Note du Saker Francophone

Nous avons retenu cette analyse, bien qu'elle émane de membres travaillant pour des think tanks américains, et qui, à ce titre, sont très respectueux de la doxa dominante, et imprégnés, jusqu'à la naïveté, de leur exceptionnalisme, comme on peut le constater dans certaines de leurs affirmations précipitées - i.e. non prouvées - car elle résume bien l'état des lieux du domaine. 

Et nous pensons qu'il est toujours profitable de tenter de comprendre la façon de raisonner (?) de nos adversaires, surtout quand ils sont dangereux et que leurs raisonnements se bornent à projeter sur l'autre l'image de leurs propres turpitudes, dont le déni est finalement la seule cause de leur angoisse.

Il faut noter qu'elle a été publiée quelques jours avant le fameux discours de Poutine devant la Douma russe le 1er mars 2018. Vous pouvez donc constater qu'ils étaient, bien sûr, parfaitement informés, sinon de l'opérationnalité des nouvelles armes évoquées par Poutine, du moins de la possibilité de leur existence.

Par James N. Miller,
Richard Fontaine,
Alexander Velez-Green – Le 25 février 2018  – Source Strategic Culture

Pendant près de vingt ans après la fin de la guerre froide, la confrontation militaire entre les États-Unis et la Fédération de Russie semblait improbable. Même pendant les périodes de tension, comme lors de la crise du Kosovo à la fin des années 1990, peu de gens pensaient qu’un désaccord entre Washington et Moscou pouvait entraîner une crise grave, encore moins une guerre.

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Droits sur les armes à feu et restrictions sur la santé mentale : une pente glissante


Par Brandon Smith – Le 28 février 2018 – Source alt-market.com


Dans la foulée de la fusillade de Parkland, comme à la suite de toute tuerie de masse, divers groupes politiques se sont rués pour établir les responsabilités de cette violence. Tout le monde est à la recherche de la source du mal qui cause ces événements, en vain. Dans la plupart des cas, au moins quand il s’agit de l’extrême-gauche, le blâme est placé directement sur les armes elles-mêmes. C’est évidemment une notion absurde. Accuser l’outil spécifique utilisé dans un crime ne résout pas le problème du criminel et ce qui a conduit à passer à l’acte. Que l’outil ait rendu le crime plus facile ou non n’a aucune incidence sur le dessin général.

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Comment Washington a provoqué et peut-être perdu une nouvelle course aux armements nucléaires


Poutine déclare que la longue tentative des États-Unis d’obtenir la supériorité nucléaire sur la Russie a échoué et espère que Washington « écoutera maintenant ».


How Washington provoked, and perhaps lost, a new nuclear-arms race - Stephen Cohen

© Michael Dunning / Getty Images


Par Stephen Cohen – Le 8 mars 2018 – Source Russia Today

Stephen F. Cohen, professeur émérite d'études et de politiques russes à New York et à Princeton, et John Batchelor poursuivent leurs discussions (habituellement) hebdomadaires sur la nouvelle guerre froide américano-russe. (Les contributions antérieures, maintenant dans leur quatrième année, sont accessibles sur le site TheNation.com).

Cohen explique que le discours du président Poutine devant les deux chambres du parlement russe le 1er mars, un peu comme le discours annuel du président américain sur l’état de l’Union, était composé de deux parties distinctes. Les premiers deux tiers environ concernaient la prochaine élection présidentielle russe, le 18 mars, et répondait aux préoccupations nationales des électeurs russes, qui ne sont pas sans rappeler celles des électeurs américains : stabilité, emploi, santé, éducation, impôts, infrastructures, etc. La dernière partie du discours était cependant consacrée uniquement aux récentes réalisations des armes stratégiques ou nucléaires de la Russie. Ces remarques, bien que de valeur électorale, s’adressaient directement à Washington. Le point essentiel de Poutine était que la Russie a contrecarré les deux décennies d’efforts de Washington pour obtenir la supériorité nucléaire – et donc une capacité de première frappe capable de survivre contre la Russie. Sa conclusion connexe était qu’une ère dans les relations stratégiques russo-américaines post-soviétiques est terminée et une nouvelle a commencé. Cette partie du discours de Poutine contient le plus important de ce qu’il a livré au cours de ses 18 années au pouvoir.

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Aux États-Unis, le mensonge s’institutionnalise.


Les services de renseignements ne veulent plus faire leur boulot, fournir de vrais renseignements sur le monde et en particulier l’Iran et la Corée du Nord.


Par Ted Snider – Le 1er mars 2018 – Source Consortium News

Le 13 février, la communauté américaine du renseignement a publié son Évaluation de la menace mondiale pour 2018. C’est un document effrayant à lire, mais peut-être pas pour les raisons auxquelles vous vous attendez. Il n’est pas effrayant à cause de la menace qui pèse sur l’Amérique ou le monde qu’il révèle, mais plutôt parce qu’il montre l’incapacité des services de renseignement à entendre ou à voir ce que disent ou font les adversaires américains.

Sur la Corée du Nord, par exemple, les agences qui entendent tout ne semblent pas avoir entendu ce que la Corée du Nord a dit ; sur l’Iran, les agences qui voient tout ne semblent pas voir ce qu’elles savent depuis longtemps.

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