Moscou met en place les éléments militaires nécessaires pour que, si les circonstances l’exigent, les forces russes puissent entrer et se déployer dans le Donbass en un clin d’œil.
Par Alastair Crooke – Le 14 novembre 2021 – Source Al Mayadeen
« Biden a dépêché le directeur de la CIA Bill Burns à Moscou », nous dit CNN, « pour avertir le Kremlin que les États-Unis surveillent de près le renforcement de ses troupes près de la frontière ukrainienne, et pour tenter de déterminer ce qui motive les actions de la Russie » . C’est peut-être en grande partie vrai, mais Burns a également rencontré Nikolaï Patrouchev (conseiller en matière de sécurité) et Sergueï Narychkine (chef du renseignement).
Plus important encore, Burns s’est entretenu par téléphone directement avec le président Poutine : « Les relations bilatérales [ont été discutées], la situation de crise dans la pratique diplomatique, et un échange de vues sur les conflits régionaux [a eu lieu] ».
Le monde se dirige vers la guerre et ce, depuis un bon moment déjà. Plusieurs fois, juste au bord du gouffre, l’Occident a décidé de battre en retraite, mais chaque fois qu’il l’a fait, ses élites dirigeantes ont ressenti deux choses : premièrement, elles ont ressenti encore plus de haine envers la Russie pour les avoir forcées à reculer et, deuxièmement, elles ont interprété le fait qu’aucune guerre armée ne s’est produite (encore) comme la preuve, au moins dans leur esprit, que se tenir au bord de la guerre est un exercice plutôt sûr. Et pourtant, une guerre majeure est tout à fait possible dans n’importe lequel des endroits suivants, ou même dans plusieurs simultanément : (sans ordre précis)

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