Par Andrei Martyanov – Le 27 juillet 2022 – Source Reminiscence of the Future

Herr Schroeder est à Moscou, comme le rapporte le Spiegel.
Gerhard Schröder s’est rendu à Moscou. Selon les informations du SPIEGEL, il s’est rendu à Moscou pour discuter des livraisons de gaz par le gazoduc Nord Stream 1. Il est passé par Bakou pour se rendre en Russie.
Pas si vite. Même si l’on considère les longues relations amicales entre Schroeder et Poutine, la question dépasse la simple capacité à soutenir l’économie de l’Allemagne, qui, rappelons-le, a décidé de la tuer toute seule. La Russie n’a pas élu les élites globalistes en Allemagne, c’est l’Allemagne qui l’a fait, et le temps des excuses est terminé – comme on a fait son lit, on doit y dormir. Il y a, bien sûr, un rebondissement possible à ce « problème » du NS1, qui est, en effet, dans une large mesure technique – on doit faire l’entretien des turbines – mais il y a un Nord Stream 2. Vous vous souvenez ? Celui qui a été fermé par les lâches de Berlin sous la pression des États-Unis ?
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L’Occident, à sa manière aventureuse, s’est lancé dans la guerre contre l’axe Russie-Chine, sans y prendre garde. Il s’attendait à des « victoires » faciles grâce à des sanctions qui feraient imploser l’économie russe et à des tactiques militaires de guerre urbaine empruntées à la Syrie qui saigneraient l’armée russe. Au lieu de cela, il s’agit d’une débâcle monumentale. Plus encore, ses multiples échecs et sa propagande insultante et condescendante constituent un point de rupture, ouvrant une nouvelle ère plutôt que de figer l’ordre ancien, comme l’Occident l’avait espéré.
Faire preuve de sympathie ne justifie que rarement d’oublier toute règle. Dans le cas de l’Union européenne, faire fi des règles d’admission semble être une pratique chronique. Les dossiers présentés par les États candidats ont été, quand on l’a souhaité, montés en haut de la pile ou trafiqués pour l’occasion. Et d’autres candidatures, quel qu’en soit l’avancement, sont restées lettres mortes. Pour un collectif qui devrait vraiment nettoyer l’écurie d’Augias avant d’accepter davantage d’occupants, l’allégresse enthousiaste avec laquelle la candidature symbolique présentée par l’Ukraine a été accueillie ne fait pas exception à l’usage.
La Russie en a fini avec l’Occident. Le divorce est presque consommé. Ces derniers jours, tous les grands dirigeants russes nous ont dit la même chose : « L’Occident va jouer selon nos règles maintenant. »