Par Stratdiplo − Le 1er mai 2018 − Source stratediplo
Effroyable posture : le plus significatif serait que ce titre parodique n’éveille aucune résonance dans les cellules grises mémorielles à haute volatilité des cerveaux hexagonalement formatés.
Jeudi 26 avril, dix-sept habitants de Douma (Syrie) sont venus faire leurs dépositions au siège de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, à La Haye, puis ont été présentés en conférence de presse ouverte à toutes les questions. Ce groupe de témoins comprenait notamment les figurants involontaires du vidéogramme des faux Casques Blancs ayant servi de prétexte au bombardement de la Syrie par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, ainsi que les médecins de l’hôpital de Douma où avait été tourné ce vidéogramme mensonger.
Archives de catégorie : Propagande
La théorie du complot Skripal du gouvernement britannique…
…ou l’art de jongler avec les contradictions

Par Rob Slane – Le 28 avril 2018 – Source The BlogMire
Le récit officiel sur l’empoisonnement de Sergueï et Ioulia Skripal est un pot-pourri d’allégations et d’affirmations dénuées de toute logique, qui ne s’accordent pas entre elles, qui ne font pas sens, et qui nous obligeraient, pour les croire, à accepter la chose et son contraire en même temps. Il s’agit en somme d’une théorie du complot, et qui plus est particulièrement mal ficelée. Continuer la lecture
Opérations sous faux drapeau : quelle est leur fréquence ?
Par Ugo Bardi – Le 12 avril 2018 – Source CassandraLegacy

Comment repérer une opération sous faux-drapeau ?
– Couverture immédiate et nationale par les médias ;
– Agenda politique ;
– Impossible de voir le corps des morts ;
– Intense émotion suscitée ;
– Exercices selon un scénario similaire tenus à proximité ;
– Tactiques de manipulation des médias ;
– La version initiale des médias entre en conflit avec la version officielle ;
– Le gouvernement fédéral s’en occupe (USA).
Quelque chose m’a fait penser qu’il pourrait être approprié de reproposer ici un article que j’ai publié sur Cassandra’s Legacy en 2015 sur l’opération sous « faux drapeaux » que le gouvernement Mussolini a montée en 1940 pour justifier l’attaque italienne contre la Grèce. C’est l’un des rares cas documentés d’un tel type d’opération pratiqué par un gouvernement national à l’époque moderne.
Si vous ne pouvez pas voir quelque-chose, cela peut vous tuer…
la propagande, par exemple.
Par Ugo Bardi – Le 17 avril 2018 – Source CassandraLegacy
Si vous n’avez jamais passé ce test auparavant, prenez deux minutes pour regarder cette courte vidéo avant de lire le texte ci-dessous.
Le test d’« attention sélective » que vous voyez ci-dessus a été développé en 1999 par Christopher Chablis et Daniel Simons. Il montre comment les gens ont des difficultés à percevoir les choses les plus évidentes lorsqu’ils se concentrent sur quelque chose qui suscite leur attention. Souvent, c’est vu comme une sorte de jeu de salon psychologique mais il a une signification profonde.
La base de données des médias du gouvernement américain : vers un « contrôle » par IA des médias alternatifs ?
Par Andrew Korybko − Le 18 avril 2018 − Source orientalreview.org

Le département américain de sécurité intérieure (DHS [Department of Homeland Security, NdT]) a pour projet de mettre en place une base de données de surveillance des médias.
L’agence de l’« État profond » a mis en ligne un appel d’offre portant sur la création d’un système qui devra « offrir des outils de comparaison des médias, des outils de conception et de relookage, des outils de communication et la possibilité d’identifier les influenceurs médias les plus importants », en plus de 100 langues, et qui intégrera une fonction de recherche pour tracer « les articles en ligne ainsi que les conversations sur les médias sociaux », s’engageant vers « la surveillance en temps réel, l’analyse et l’évaluation des couvertures médias », et réalisant des analyses de « contenus ; volumes ; ressentis ; propagation géographique ; influenceurs ; langues et dynamisme » pour tout élément d’information en ligne. Outre cela, le DHS compte également construire des profils complets des personnes ayant une influence sur les médias sociaux, comprenant leurs informations de contact, l’historique de leurs publications, leurs sites partenaires, ainsi qu’un résumé de leurs publications passées.
La guerre médiatique contre les reportages véridiques et les opinions légitimes
Par Moon of Alabama − Le 21 avril 2018
« Très tôt dans la vie j’ai pris conscience qu’aucun événement n’est jamais correctement reporté dans un journal, mais en Espagne, pour la première fois, j’ai vu des articles de journaux qui n’avaient aucun rapport avec les faits, pas même la relation implicite à tout mensonge ordinaire. J’y ai lu de grandes batailles quand il n’y avait pas eu de combats, et un silence complet quand des centaines d’hommes avaient été tués. J’ai vu des soldats qui s’étaient battus courageusement dénoncés comme lâches et traîtres, et d’autres qui n’avaient jamais vu un coup de feu salués comme les héros de victoires imaginaires ; et j’ai vu des journaux de Londres vendre au détail ces mensonges et être suivis par des intellectuels enthousiastes qui construisent des superstructures émotionnelles sur des événements qui n’ont jamais eu lieu. J’ai vu, en fait, l’histoire s’écrire non pas en termes de ce qui s’est passé, mais de ce qui aurait dû se passer selon les différentes ‘lignes du parti’. »
George Orwell, Regard sur la guerre d’Espagne, Chapitre 4
La semaine dernière, on a assisté à une intensification extrême de la campagne menée par les habituels bellicistes contre des individus qui défendent publiquement un point de vue différent de celui que le pouvoir veut promouvoir. Cette campagne ne date pas d’hier, mais elle est en train de prendre une tournure personnelle. Elle met aujourd’hui en danger la vie et les moyens de subsistance de personnes réelles.
Le choix des utilisateurs des réseaux sociaux : partir, migrer, ou rester ?
Par Andrew KORYBKO – le 19/04/2018 – source orientalreview.org
Après les révélations sur Facebook manipulant les données à des fins politiques, les utilisateurs de réseaux sociaux en sont réduits à trois possibilités, avec pour chacune des avantages et des inconvénients, mais aucune « solution parfaite ».
Graffiti Berlinois assimilant Mark Zuckerberg à l’univers dystopique du roman 1984 de George Orwell
Photo : Victorgrigas – wikipedia
Ce que cache le psychodrame des fake news
Par Thierry Thodinor − Le 23 avril 2018 – Revue Methode

« Le pouvoir au-dessus du pouvoir, c’est l’encadrement des croyances collectives. Est souverain celui qui dit : là est le bien, le beau et le vrai, quand bien même ce bien est mal, ce beau est laid, ce vrai est faux ». [Pierre Bousquet au colloque de l’Iliade, avril 2018]
De cette loi d’airain émane notre actuel et pathétique feuilleton dit des fake news. Voyons comment.
Où est la contre-propagande russe ?

Orlov
Par Dmitry Orlov – Le 12 avril 2018 – Source Club Orlov
Si vous avez visité la Russie au cours de cs dernières années, Moscou et Saint-Pétersbourg en particulier mais aussi beaucoup de villes provinciales en plein essor, vous aurez remarqué que la Russie de nos jours est un endroit assez normal. C’est un peu banal de dire que plus le voyage est facile, plus l’endroit où vous arrivez est similaire à celui que vous avez quitté : les trains ou les taxis qui vous emmènent vers les aéroports, les distributeurs automatiques de billets en monnaie locale, les hôtels aux brillantes babioles dans le hall et l’eau courante chaude et froide dans les salles de bains, beaucoup d’endroits pour manger, y compris McDonald et Pizza Hut si vous n’aimez pas la cuisine locale et une connexion Wi-Fi gratuite partout. Il y aussi beaucoup de messages en anglais, les arrêts de bus sont annoncés en russe et en anglais, et si vous vous perdez, Google Maps vous dira où vous êtes et comment revenir à votre hôtel. Et si vous aimez faire du shopping, il existe un grand choix de centres commerciaux et de divertissement avec toutes les marques mondiales.
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Les absurdités sur les attaques au gaz de la Syrie révèlent l’idéologie tyrannique américaine
Par Stephen Gowans – Le 11 avril 2018 – Source what’s left

Stephen Gowans
Les idéologues du pouvoir américain, notamment ceux qui sont installés dans les rédactions du New York Times et du Wall Street Journal, croient que les États-Unis jouissent d’un droit imprescriptible d’exercer une tyrannie absolutiste sur le monde, de définir la frontière entre la civilisation et la barbarie et que Washington n’est pas lié par le droit international, mais libre de l’utiliser comme un outil contre les barbares. Dans l’idéologie du despotisme américain, la boussole de la civilisation comprend les pays qui se soumettent à la « direction américaine » une version euphémisée de la « tyrannie américaine » tandis que les pays favorables à un ordre international fondé sur l’égalité des États (la Syrie, la Corée du Nord, Cuba, l’Iran et le Venezuela comptent parmi les partisans de cet ordre démocratique alternatif) sont relégués dans la catégorie des barbares. Une fois qu’un État a été rangé à l’extérieur de la civilisation, les traditions juridiques occidentales – vérification des accusations par rapport aux preuves et présomption d’innocence jusqu’à ce que la culpabilité soit démontrée de manière crédible – ne s’appliquent plus. L’État « barbare » devient coupable de tous les actes dont il est accusé, qu’il existe ou non des preuves crédibles pour corroborer l’accusation. Continuer la lecture