Par Emma Young – Le 1er octobre 2021 – British Psychological Society
L’autoritarisme a été bien étudié par les psychologues. Enfin, l’autoritarisme de droite l’a été. En fait, comme c’est généralement le seul type d’autoritarisme qui est étudié, on pourrait vous pardonner de penser que c’est ce qu’est l’autoritarisme. L’idée même d’un autoritarisme de gauche (AdG) a reçu non seulement peu d’attention de la part des universitaires, mais aussi beaucoup de scepticisme de la part des psychologues. « Je pense que je n’ai pas trouvé d’autoritaires à gauche parce que s’il y en a jamais eu, ils se sont desséchés et envolés…. », écrivait en 1996 Bob Altemeyer, pionnier des travaux sur l’autoritarisme de droite.
Mais comme l’écrivent Thomas Costello de l’université Emory et ses collègues dans leur nouvel article publié dans le Journal of Personality and Social Psychology : Personality Processes and Individual Differences, « De la Chine maoïste aux Khmers rouges (et peut-être même le règne de la Terreur en France), l’histoire abonde d’exemples d’autoritarisme de gauche à un large niveau sociétal, ce qui rend perplexe face à l’incapacité de la psychologie à identifier les autoritaires de gauche ».





La construction de la nation afghane a commencé en 2001. Les interventions occidentales dans l’ancien bloc de l’Est dans les années 1980 et au début des années 1990 avaient été spectaculairement efficaces pour détruire l’ancien ordre social et institutionnel, mais tout aussi remarquables dans leur incapacité à remplacer les sociétés implosées par de nouvelles institutions. La menace des « États défaillants » est devenue le nouveau mantra, et l’Afghanistan – dans le sillage de la destruction causée par le 11 septembre 2001 – a donc nécessité une intervention extérieure. Les États faibles et défaillants étaient le terreau du terrorisme et de sa menace pour l’« ordre mondial », disait-on. C’est en Afghanistan qu’une nouvelle vision libérale du monde devait être mise en place.