Israël demande une part garantie des armes étasuniennes


Par Moon of Alabama – Le 6 juin 2026

L’expansion coloniale d’Israël est ouvertement subventionnée par les États-Unis versant, actuellement, 3,5 milliards de dollars par an. La majeure partie de cet argent est liée à l’achat par Israël d’armes fabriquées aux États-Unis. L’allocation est contrôlée par le Congrès et doit passer l’examen budgétaire annuel.

Le gouvernement israélien essaie de transformer cette allocation en un racket plus lucratif.

Il a suggéré de remplacer la subvention annuelle par une « coopération militaire plus approfondie » qui est le code pour des achats garantis par les États-Unis d’armes fabriquées en Israël et des profits continus pour les fabricants d’armes israéliens. Pour instituer le nouveau programme, le Congrès doit voter une loi qui intégrera le complexe militaro-industriel israélien dans les chaînes d’approvisionnement et de production américaines.

Par la suite, il n’y aura plus de révisions annuelles :

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La machinerie s’en fiche. Pourquoi les grandes puissances glissent dans des guerres que personne n’a choisi


Par Mansoor Nuruddin – Le 24 mai 2026 – Source Blog de l’auteur

À l’été 1914, les trois hommes qui auraient pu arrêter la guerre étaient cousins.

George V de Grande-Bretagne, Guillaume II d’Allemagne, Nicolas II de Russie, reliés ensemble par une seule famille. George et Wilhelm étaient tous deux des petits-fils de la reine Victoria ; Nicholas était marié à la petite-fille de cette dernière et cousin des deux autres par le même réseau dynastique. Ils ont passé des vacances ensemble. Ils s’écrivaient en anglais, signaient les lettres avec leurs surnoms d’enfance. Nicky. Willy. Dans les derniers jours de juillet 1914, ils échangèrent télégramme après télégramme, frénétiques, personnels, se suppliant mutuellement de retenir la machinerie.

Mais la machinerie ne se souciait pas du fait qu’ils étaient de la même famille.

En quelques semaines, leurs trois empires ont mordu la poussière avec toute une génération. Deux des trois cousins perdront leur trône. L’autre y perdra la vie, et celle de ses enfants.

L’historien Odd Arne Westad a passé sa carrière à étudier comment les grandes puissances glissent vers la catastrophe, et l’avertissement est précis : les gens au sommet en 1914 n’étaient pas stupides ni impuissants. Ils étaient simplement piégés dans une structure qui rendait leurs relations personnelles non pertinentes.

Cette structure est à nouveau en train de se former. Nous verrons comment.

Ce n’est pas un essai pour savoir si la guerre est proche. Il s’agit de savoir comment une structure peut rendre une catastrophe probable, sans que personne au sommet ne l’ait choisie.

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Les rapports sur l’effondrement de la Russie sont grandement exagérés


Par Dan Storyev – Le 2 juin 2026 – Source Moscow Times

Arthur Novossiltsev / Agence de presse de Moscou

La Russie mène une guerre contre son voisin. Son économie est en surchauffe et dépend de la poursuite du conflit, tandis que le pays devient rapidement de plus en plus autoritaire à mesure que les droits politiques sont de plus en plus restreints.

Ce texte ne date pas de 2026 mais de 1999. Mais ce genre d’affirmation a été aussi publié en 2008 ou en 2014. Pourtant, à chaque fois, la Russie ne s’est pas effondrée.

La Russie a été présentée — et s’est elle-même présentée — comme une menace pour l’Occident pendant des décennies. Il y a même un argument convaincant disant que l’Occident se définit, de son coté, par l’altérité et la crainte de la Russie.

Pendant quelques décennies on a pu voir les gros titres annonçant que la Russie était au bord de l’effondrement ou allait s’effondrer rapidement. Un article de première page, datant de 2001, publié par The Atlantic, proclamait que « La Russie est finie ». Récemment, une nouvelle série d’arguments en faveur du déclin de la Russie ont été introduits dans le discours, prédisant l’effondrement de l’armée russe ou même un coup d’État à Moscou.

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Les conséquences de la guerre en Iran marqueront la réinitialisation de la géopolitique mondiale


Par Alastair Crooke – Le 28 mai 2026 – Source Conflicts Forum

Apparemment, chaque jour apporte de nouvelles déclarations haletantes disant qu’un « accord » américano-iranien est presque signé. Comme c’est souvent le cas, les médiateurs (pakistanais et qataris) espèrent manipuler les deux parties en disant à l’une que l’autre est proche de donner son accord alors qu’elle ne l’est pas, surtout à cause d’une atmosphère de méfiance totale entre les deux. De cette manière, les médiateurs espèrent faire avancer les choses vers un accord final. C’est une tactique familière, mais qui entraîne assez souvent de la confusion et de la méfiance plutôt que le règlement tant attendu.

Le « plan« , à ce stade, ne comporte que deux piliers centraux : la « réouverture » du détroit d’Ormuz par l’Iran (aux conditions de l’Iran) en échange de la levée du blocus naval américain et, à une date ultérieure, le problème de la dilution de l’uranium enrichi à 60% de l’Iran serait abordée en échange de la fin des sanctions.

Dire que le diable est dans les détails serait l’euphémisme de l’année. L’Iran comprend que les déclarations tonitruantes de Trump annonçant un « accord imminent » sont premièrement destinées à maintenir le marché boursier américain en hausse et les contrats à terme sur le pétrole bien en dessous du prix de livraison du pétrole physique. Et, deuxièmement, elle sont faites pour obscurcir le fait que Trump cherche un moyen plausible de mettre fin à la guerre en concluant un accord rapide et incomplet qui, selon toute vraisemblance, se ferait en grande partie aux conditions de l’Iran.

Toutes les autres questions – y compris les détails cruciaux concernant un accord sur le nucléaire – seraient reportées.

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L’agence d’espionnage chinoise pense que le pire est derrière elle


Par Arnaud Bertrand – Le 21 mai 2026 – Source : le blog de l’auteur

Il s’agit d’un document extraordinaire qui contient peut-être la description la mieux placée de la position de la Chine dans ses relations avec les États-Unis et ses dirigeants.

Le rapport a été rédigé par le CICIR – les Instituts Chinois des Relations Internationales Contemporaines (中国国国)) – qui est l’institut de recherche du puissant Ministère chinois de la Sécurité d’État (MSS), essentiellement la CIA et le FBI réunis en un seul organisme.

De plus, il a été publié sur chinadiplomacy.org.cn, qui est géré conjointement par le CIIS, l’institut de recherche du ministère chinois des Affaires étrangères.

En d’autres termes, vous pouvez difficilement trouver plus proche du cœur de l’affaire, à moins de vous asseoir directement à un briefing du Politburo.

Le titre du rapport est « La Grande Transformation mondiale et le chemin vers la coexistence américano-chinoise » et une traduction complète est disponible au bas de cet article, mais en attendant, permettez-moi de souligner ce qui m’a le plus frappé en le lisant.

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L’État profond technocratique : 2ème partie — Les dynamiques macro et micro de la technocratie

Le sombre seigneur Sauron forgea en secret un anneau maître pour les contrôler tous. — J. R. R. Tolkien, le Seigneur des Anneaux


Par The Real Left — Le 19 avril 2026 — Source realleft.substack.com

Dans la première partie, en me basant sur le dernier ouvrage d’Iain Davis — l’État profond technocratique — j’ai discuté de la nature de la technocratie, et analysé une partie de l’idéologie sous-jacente à ce mouvement. Dans cette deuxième partie, toujours fondée sur le livre d’Iain, je vais analyser les dynamiques aux niveaux macro et micro qui caractérisent la technocratie. En fin de première partie, j’avais précisé que je poserais quelques questions fondamentales sur le Bitcoin. Cependant, pour que cette deuxième partie reste concise, j’ai décidé de passer en revue les sujets monétaires dans une troisième partie à suivre.

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L’État profond technocratique : 1ère partie — De quoi s’agit-il, et qui est derrière?


Il n’existe aucune différence entre un PDG et un dictateur. Si les Étasuniens veulent changer de gouvernement, il va leur falloir surmonter leur phobie des dictateurs. − Curtis Yarvin, gourou de Dark Enlightenment


Le 15 avril 2026 − Source The Real Left

Si moi-même et la plupart des lecteurs de ce blog avons sans doute eu la chance jusqu’à présent de rester relativement éloignés des doses de peur, de douleur et d’humiliation instillées sans relâche par la classe politique, l’existence de celles-ci ne fait aucun doute. Tristement, tout ce qui se produit prépare d’une manière ou d’une autre le terrain au grand projet d’une classe dirigeante globale — une technocratie totalitaire et dystopique néo-féodale. C’est le dernier tableau du jeu — la guerre contre l’humanité pour l’avènement de la technocratie. Continuer la lecture

La « guerre perpétuelle » d’Israël pourrait désintégrer l’Amérique


Par Alastair Crooke, – Le 14 mai 2026 – Conflicts Forum

La guerre de Trump contre l’Iran et la guerre israélienne, qui lui est étroitement liée, pour l’hégémonie juive au Moyen-Orient (appelée « Sécurité permanente » dans le jargon militaire israélien), se déroulent rapidement.

L’Iran résiste aux menaces de Trump et d’Israël, laissant Trump mettre en danger l’ensemble de l’économie américaine et sa position stratégique mondiale pour pouvoir se vanter d’une « victoire » décisive sur l’Iran – aussi trompeuse et pyrrhique que cette « victoire » puisse s’avérer.

Trump est maintenant arrivé pour le sommet en Chine (apparemment avec peu de préparation avant la visite). Peut-être s’appuie-t-il sur sa mégalomanie habituelle, qui lui fait penser que la Chine a plus besoin des États-Unis que les États-Unis n’ont besoin de la Chine, et dira-t-il à Pékin que « vous (Xi) devez convaincre l’Iran » que le temps avance et que ce pays doit capituler devant les États-Unis.

Eh bien, ça n’arrivera pas. La Chine soutient la lutte de l’Iran pour sa souveraineté et partage avec la Russie l’objectif de l’Iran de voir les États-Unis quitter le Moyen-Orient. Ils veulent plutôt une architecture de sécurité dirigée par le Golfe lui-même, pour remplacer celle des États-Unis. Moscou est d’accord.

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La « relation constructive et stratégiquement stable » sino-américaine marquera l’époque


Par M.K. Bhadrakumar – Le 16 mai 2026 – Source Indian Punchline

Les récits dans la diplomatie internationale sont mieux compris en suivant un processus organique, car les variables dans une situation donnée se jouent dans la plénitude du temps jusqu’à ce qu’une « nouvelle normalité » atteigne la masse critique. Sinon, ils risquent d’être de faux récits.

Un cas classique est le récit occidental concernant l’Ukraine à la suite de l’intervention russe en 2022. À peine la présidence de Biden a-t-elle pris fin que le mondialisme a commencé à s’effriter.

Les alliés européens des États-Unis se retrouvent abandonnés aujourd’hui et sont dans un état d’aigreur et incapables d’expliquer de manière claire pourquoi ils continuent à forcer l’adhésion de l’Ukraine à l’UE, sans parler de leur plaidoyer pour la guerre elle-même.

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La tyrannie du « Nous »


Voici pourquoi « nous sommes tous une seule Humanité » est l’idée la plus dangereuse sur Terre.


Par Arnaud Bertrand – Le 10 mai 2026 – Source Blog de l’auteur

Il existe une théorie très répandue selon laquelle un monde multipolaire est nécessairement plus violent et que certains des conflits auxquels nous assistons – l’Ukraine, la guerre en Iran – ne sont que les premières salves du futur chaos.

En fait, c’est plus qu’une théorie répandue. C’est en grande partie l’orthodoxie enseignée dans les cours de relations internationales, dans le monde entier. Prenons par exemple la Théorie de la politique internationale de Kenneth Waltz, qui est sur la liste de lecture de pratiquement tous les programmes de relations internationales en Occident. Cette théorie soutient que les systèmes bipolaires sont plus stables que les systèmes multipolaires, car l’incertitude est plus faible, la dissuasion est plus claire et il y a moins de relations donc moins de possibilités qu’une erreur de calcul puisse se métastaser en guerre.

En substance, la théorie est la suivante : plus de pôles, plus de problèmes.

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