Les États-Unis préparent leur réponse à la stratégie « à courte vue » de l’OPEP+


Par Yves Smith – Le 7 octobre 2022 – Source Naked capitalism

L’une des principales histoires du jour est la colère de l’administration Biden à propos de l’accord de l’OPEP+ visant à réduire la production de pétrole de 2 millions de barils par jour. L’équipe Biden le prend personnellement, décrivant l’affaire comme une surprise, malicieusement programmée pour nuire aux perspectives du parti Démocrate lors des élections de mi-mandat, et la preuve que les Saoudiens, l’un des alliés de longue date des États-Unis au Moyen-Orient, travaillent de concert avec la Russie.

Ce qui est frappant dans cette crise de colère, c’est qu’elle apparaît comme une nouvelle démonstration de l’immaturité géopolitique des États-Unis.

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Pourquoi l’Allemagne se suicide-t-elle ?


Pour les mêmes raisons qui font que l’UE/le Royaume-Uni se désindustrialise !


Par David Chu – Le 18 septembre 2022 – The Saker’s Blog

« C’est une vraie question, n’est-ce pas ? Pourquoi ? Le comment et le qui ne sont que des décors pour le public. Oswald, Ruby, Cuba, la mafia. Cela les maintient dans l’expectative comme une sorte de jeu de société, les empêchant de poser la question la plus importante, pourquoi ? Pourquoi Kennedy a-t-il été tué ? Qui en a profité ? Qui a le pouvoir d’étouffer l’affaire ? Qui ? » ~ Mr. X dans le film JFK

Pourquoi l’Allemagne se fait-elle harakiri (ou seppuku) ?

Parce que les Américains leur ont ordonné de le faire !

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Les drones et la guerre humanitaire


Comment les États-Unis ont abandonné la paix et réinventé la guerre


Par Priya Satia – Le 3 décembre 2021 – Source LARB

Le roman « Guerre et Paix » de Léon TOLSTOÏ (1869) est une méditation sur l’histoire, et il se déroule pendant une guerre. L’un des héros du roman, le prince Andrei, qualifie la guerre de « terrible nécessité« , faisant écho à la croyance des Lumières dans le rôle essentiel de la guerre dans le déroulement de l’histoire. Tolstoï, cependant, rejette l’hypothèse du libéralisme selon laquelle « il existe un but vers lequel » l’histoire se dirige, à savoir « le bien-être de la nation française, allemande, anglaise, ou […] la civilisation de toute l’humanité, c’est-à-dire le bien être des peuples qui occupent le petit coin nord-ouest d’un grand continent« . Cette croyance, percevait-il, libérait de toute « responsabilité morale » ceux qui se livraient à des « crimes collectifs » au nom du « patriotisme » ou de la « civilisation« , des justifications qui manquaient « de sens général et étaient contradictoires« . » Tolstoï reconnaissait, en d’autres termes, le péril moral de l’empire libéral, qui insistait sur le fait que la propagation providentielle de la civilisation européenne occidentale pouvait nécessiter certaines destructions en cours de route. En effet, la « Pax Britannica » de son époque était une ère de guerre sans fin. Finalement, il s’est tourné vers le pacifisme comme corollaire de l’anticolonialisme, encourageant le jeune Mohandas Gandhi à résister à la domination britannique par la non-violence.

Comprendre le rôle intégral de la guerre sans fin pour l’empire libéral est crucial pour saisir ce qui est et n’est pas nouveau dans la guerre aujourd’hui. Retraçant la tension, depuis l’époque de Tolstoï, entre le mouvement américain visant à mettre fin à la guerre et les efforts déployés pour la rendre moins brutale, le nouveau livre de Samuel Moyn, Humane : How the United States Abandoned Peace and Reinvented War, soutient qu’avec l’avènement des drones, la seconde a vaincu la première, inaugurant une ère de guerre humanitaire sans fin, déguisée en une sorte de maintien de l’ordre. Moyn a raison d’attirer notre attention sur la guerre sans fin et sur le rôle des drones dans la suppression du sentiment anti-guerre, mais il se méprend sur la manière dont cela se déroule.

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L’arme économique : la montée des sanctions comme outil de guerre moderne


Par Priya Satia – Le 19 août 2022 – LARB

Cette année, alors que les sanctions contre la Russie débutaient, un nouveau livre a brillamment documenté la normalisation des sanctions depuis la Première Guerre mondiale en tant qu' »arme » utilisée en dehors d’un état de guerre officiel. En vérité, l’ouvrage de Nicholas Mulder, The Economic Weapon : The Rise of Sanctions as a Tool of Modern War, aurait pu tomber à point nommé n’importe quelle année : selon une estimation datant de 2015, un tiers de la population mondiale vit sous une forme ou une autre de sanctions économiques, parfois massivement meurtrières. Les sanctions des Nations unies contre l’Irak, dans les années 1990, ont tué des centaines de milliers de personnes.

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Le suicide économique et social de l’Europe, provoqué par les États-Unis et favorisé par les dirigeants européens


Par Moon of Alabama – Le 29 août 2022

En raison de la stupidité des dirigeants politiques européens, les États-Unis ont réussi à pousser l’Europe au suicide économique et social.

Le 8 février, Michael Hudson, professeur d’économie à l’Université du Missouri, écrivait au sujet du conflit qui se préparait alors en Ukraine et que les États-Unis avaient intentionnellement provoqué.

Michael Hudson : Les véritables adversaires de l’Amérique sont ses alliés, européens ou autres.

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Le Royaume-Uni a mené une opération de « vicieuse » propagande en Afrique


Selon le Guardian, pendant la guerre froide une unité secrète britannique, spécialiste des « coups tordus », a dénigré le vice-président de gauche du Kenya.


Par RT − Le 7 août 2022

Le ministre kenyan de l’Intérieur, Oginda Odinga, passe en revue une garde d’honneur composée de policiers locaux, le 1er septembre 1963, à Kiambu. AFP

Une unité secrète du ministère britannique des affaires étrangères a, dans les années 1960, pris pour cible le premier vice-président du Kenya, Oginga Odinga, dans le cadre d’une campagne de « propagande diffamatoire« , a rapporté samedi le Guardian, citant des documents récemment déclassifiés. Après l’indépendance du Kenya vis-à-vis du Royaume-Uni en 1963, Londres percevait l’homme politique de gauche comme une menace pour ses intérêts, selon les documents.

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Quelques remarques à propos du vol de Pelosi vers Taiwan


Par Moon of Alabama – Le 1 août 2022

La vieille dame « woke », dont l’énorme congélateur est rempli de glaces très chères, a fait savoir par les médias taïwanais qu’elle voulait arriver à Taipei demain, 2 août, à 22h30 heure locale (14h30 UTC) et y passer la nuit.

Ce voyage est une chose stupide à faire mais c’est une politicienne et les politiciens font généralement des choses stupides.

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Pourquoi provoquer Pékin ?


Par Moon of Alabama – Le 28 juillet 2022

Yves Smith est consterné par le fait que les États-Unis soit en train de provoquer la Chine :

Les néoconservateurs semblent surtout incapables de comprendre que les jours de l’hégémonie américaine sont terminés. Il est ahurissant de constater qu’ils ne se contentent pas de faire de la simple provocation, mais qu’ils endommagent considérablement leurs relations avec la Chine par le biais de la visite toujours prévue de Pelosi à Taïwan, en août. Comme nous l’expliquerons, la Chine est parfaitement consciente du fait que Pelosi est le numéro deux, après Harris, si quelque chose devait arriver à Biden, de plus en plus distrait. Et ils ne croient pas une seconde que Pelosi opère sans l’approbation explicite de l’administration.

 

Notez qu’il est tout à fait possible que Pelosi ait relancé son projet de voyage à Taïwan (rappelez-vous qu’elle l’avait remis à plus tard après avoir contracté le Covid) de son propre chef. Le Pentagone lui aurait juste permis de sauver la face en disant qu’il ne le recommandait pas.

La Chine, qui a l’habitude de récriminer lorsqu’elle est contrariée par ce qu’elle perçoit comme des transgressions étrangères, a réussi à trouver de nouveaux registres pour ses objections à la visite proposée par Pelosi.

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C’est Harper’s qui le dit : le « siècle américain » est terminé


Par Moon of Alabama – Le 13 juillet 2022

Le titre du Harper’s de ce mois-ci est étonnant.

Déclarer que le siècle américain est terminé, sans mettre un point d’interrogation, est encore, selon le courant dominant, une hérésie. Bien sûr, American Conservative l’avait déjà fait il y a des années. Mais Harper’s se situe du côté libéral de l’opinion, pour lequel une telle idée est rarement exprimée.

Le texte principal de l’édition, écrit par un certain Daniel Bessner, est intitulé :

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