Jérusalem et les résolutions de problème à l’américaine


Par James George Jatras – Le 9 décembre 2017 – Source Strategic Culture

Il était une fois, avant que la France n’abolisse la peine de mort, trois terroristes condamnés à être guillotinés. Un Japonais, un Allemand et un Américain.

Le Japonais passe en premier. Pour montrer sa bravoure, il exige d’être couché sur le dos, son regard en direction de la lame suspendue. La machine est lancée, la lame tombe, l’homme condamné crie « Banzai ! », par défi. . . 

Mais le mécanisme n’a pas bien fonctionné. Juste avant le cou de l’homme, la lame s’est arrêtée.

Les Français sont tellement impressionnés par la bravoure du terroriste japonais qu’ils le gracient sur-le-champ. Il est remis sur pieds, embrassé sur les deux joues à la manière gauloise, et renvoyé sur son joyeux chemin.

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Non, les États-Unis n’ont pas abandonné les Kurdes syriens


Par Andrew Korybko – Le 2 décembre 2017 – Source Oriental Review

Trump Erdogan phone callTrump s’est ostensiblement compromis devant le président turc Erdogan en promettant qu’il va cesser d’armer les Kurdes syriens.

Les dirigeants américains et turcs se sont entretenus par téléphone vendredi dernier, entretien au cours duquel Trump aurait déclaré à son homologue qu’il cesserait de donner des armes aux Kurdes syriens. La partie turque a rapporté que Trump a qualifié la politique de l’administration précédente, armant les YPG, d’« absurdité » et a promis d’y mettre fin, alors que la lecture officielle de la Maison Blanche était plus ambiguë et a dit qu’il « avait informé le président Erdogan des ajustements en cours concernant le soutien militaire fourni à nos partenaires sur le terrain en Syrie ».

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Les Jeux olympiques et Jérusalem : la désillusion confirmée


Par Andrew Korybko – Le 7 décembre 2017 – Source The Duran


Les deux événements les plus dramatiques de cette semaine resteront dans l’histoire comme la fin des illusions autour des vœux pieux que tout le monde aurait pu avoir sur les politiques de l’administration Trump envers la Russie et Israël. Trump n’aime pas être comparé à Obama, mais cette fois il est impossible de ne pas voir les similitudes.

Les deux candidats représentaient une rupture prometteuse avec le passé et ont juré d’inverser les politiques ratées de leurs prédécesseurs, et chacun d’eux a été élu en surfant sur le désespoir que la plupart des Américains éprouvaient au moment de leur élection, qu’il soit réel ou imaginaire. Ils ont « beaucoup promis » et ont dit toutes les « bonnes  » choses [que les électeurs voulaient entendre], mais une fois en fonction, ils n’ont pas vraiment « tenu leurs promesses ». Obama a promis une nouvelle ère de relations avec le monde musulman, tandis que Trump a dit qu’il ferait la même chose vis-à-vis de la Russie.

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Trump envisage d’utiliser des espions privés pour contrer ses ennemis de « l’État profond »


Par Matthew Cole et Jeremy Scahill – Le 5 décembre 2017 – Source The Intercept

L’administration Trump est en train d’étudier une série de propositions élaborées par le fondateur de Blackwater, Erik Prince, et un agent de la CIA à la retraite – avec l’aide d’Oliver North, une figure clé du scandale Iran-Contra – pour fournir au directeur de la CIA, Mike Pompeo, et à la Maison-Blanche un réseau mondial d’espionnage privé. Celui-ci contournerait les agences de renseignements officielles, selon plusieurs responsables américains du renseignement, en exercice et à la retraite, et d’autres personnes bien au courant de ces propositions. Nos sources affirment que les plans ont été présentés à la Maison-Blanche comme un moyen de contrer les agents de « l’État profond » infiltrés dans la communauté du renseignement et cherchant à saper la présidence de Donald Trump.

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Ils ont eu le scalp du général Flynn


Les procureurs s’occupant du Russia-gate ont eu le scalp de l’ancien conseiller à la Sécurité nationale (et lieutenant-général à la retraite), Michael Flynn, pour avoir menti au FBI. Mais cette affaire montre surtout combien ce « scandale » va dangereusement trop loin, écrit Robert Parry.


Par Robert Parry – Le 1er décembre 2017 – Source Consortium News

Michael Flynn

Les partisans du Russia-gate sont enchantés de la déclaration de culpabilité de l’ancien conseiller à la sécurité nationale du président Trump, Michael Flynn, pour avoir menti au FBI à propos de conversations préalables qu’il avait eu avec l’ambassadeur russe, avant la passation de pouvoir, mais l’affaire devrait surtout alarmer les véritables défenseurs des libertés civiles.

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Jérusalem ne sera jamais la capitale d’une entité coloniale


Par Hamid Dabashi – Le 8 décembre 2017 – Source Chronique de Palestine

La colère des Palestiniens à Gaza après l’annonce de Donald Trump

Pour comprendre la psychopathologie à l’origine de la psychose sioniste, il faut plonger au cœur de leur illusion, comme l’analyste le fait pour le malade mental allongé sur son canapé – et aujourd’hui on trouve une excellente manifestation de cette fixation coloniale psychotique dans un article, intitulé : « Bien sûr que Jérusalem est la capitale d’Israël », publié (bien sûr !) dans le New York Times quelques heures avant que Donald Trump, ce pompeux crétin, annonce que selon lui, « Jérusalem est la capitale d’Israël ». Continuer la lecture

Les confessions dévastatrices de Flynn : Trump a conspiré avec Israël et a essayé de remplir ses promesses de campagne


Moon of Alabama

Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 1er décembre 2017

Le mouvement de « résistance » anti-Trump prétend que le gouvernement russe a tenté d’« influencer » les élections américaines. Il insinue que Trump a « conspiré » avec les Russes dans cette entreprise. Il n’a aucune preuve à apporter à l’appui de la moindre de ces allégations. L’objectif de la campagne anti-Trump est de nuire à son administration  autant que possible, et d’empêcher que les relations avec la Russie ne s’améliorent. Continuer la lecture

Le plan saoudien de Trump s’effiloche


Par Alastair Crooke – Le 17 novembre 2017 – Source Consortium News

Le président Trump serre la main du prince héritier saoudien et ministre de la Défense Mohammed ben Salman le 20 mai 2017. (Capture d’écran de Whitehouse.gov)

Le président Trump et son gendre avaient parié que le jeune prince de la couronne était capable de remodeler le Moyen-Orient, mais son plan s’est rapidement effiloché, révélant un dangereux travail d’amateur.

Aaron Miller et Richard Sokolsky, dans Foreign Policy, suggèrent que « le succès le plus notable à l’étranger de Mohammed ben Salman pourrait être la séduction et la conquête du Président Donald Trump et de son beau-fils Jared Kushner ». En fait, il est possible que ce « succès » s’avère être le seul de MbS.

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Trump veut la paix avec Erdogan. Ses militaires n’en veulent pas.


Par Moon of Alabama – Le 25 novembre 2017

Le président Trump tente de calmer le différend entre la Turquie et les États-Unis. Mais la junte militaire de la Maison Blanche entretient des plans différents. Elle tente donc de contourner la décision que le président a annoncée à son homologue turc. Les conséquences n’en seront qu’encore plus d’acrimonie turco-américaine.

Hier, le ministre turc des Affaires étrangères a, de manière surprenante, rendu public un appel téléphonique entre le président Trump et le président turc, Erdogan.

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Le président Trump fait face à un coup d’État rampant

Par Andrei Akulov – Le 20 novembre 2017 – Source Strategic Culture

Le président Trump est attaqué de toutes parts. Le 18 novembre 2017, le général de l’Armée de l’air John Hyten, chef du commandement stratégique américain (STRATCOM), a déclaré devant l’auditoire du Forum international sur la Sécurité de Halifax, à Nova Scotia, au Canada, qu’il résisterait au président Donald Trump si celui-ci lui donnait l’ordre de lancer « illégalement » des armes nucléaires. C’est au général de décider si l’ordre est légal ou non ! C’est une déclaration extraordinaire de la part d’un responsable de haut rang en service actif ! Et il ne semble pas que le général pourrait démissionner ou se retirer. Cela signifie qu’il peut se le permettre sans devoir en affronter les conséquences. La déclaration est venue après que le Sénat a tenu la première audition du Congrès en plus de quatre décennies sur l’autorité du président de lancer une frappe nucléaire. Continuer la lecture