Par Valérie Bugault − Novembre 2020

Remettons les institutions au service des populations qui en ont été privées au profit d’une élite financière auto-proclamée – dont la domination a été obtenue par ruse et trahison – dûment servie par la corruption généralisée de nos Sociétés. Cette corruption a été volontairement mise en œuvre afin de garantir aux dominants financiers le service d’innombrables féaux, lesquels servent leurs maîtres au mépris de leurs propres intérêts de moyen et long-termes.
La séquence d’événements visant à un changement de régime, qui a conduit à la récente tentative manifeste de renverser le président sortant des États-Unis, en usant de méthodes superficiellement « démocratiques » mérite qu’on l’examine ; bien comprendre le déroulement de ce complot nous permettra d’identifier et d’enrayer de manière préventive des tentatives semblables en d’autres points du globe, avant qu’elles n’atteignent un tel stade.
Il n’est pas surprenant que la vice-présidente de la Banque mondiale, Carmen Reinhardt, ait récemment
Par
À ce stade, le gouvernement américain emprunte environ la moitié de ce qu’il dépense. Il emprunte environ le double de ses recettes totales. Une grande partie de cette nouvelle dette est à court terme. À ce stade, le budget fédéral américain est un pur système pyramidal. Toute cette dette va s’effondrer assez rapidement et les créanciers se bousculent pour se positionner avant la faillite et la liquidation à venir.
Au niveau visible, la lutte géopolitique actuelle concerne le maintien de la primauté du pouvoir américain ; le pouvoir financier étant un sous-facteur de ce pouvoir politique. Carl Schmitt, dont les réflexions ont eu une telle influence sur Leo Strauss et sur la pensée américaine en général, préconisait que ceux qui ont le pouvoir doivent « l’utiliser ou le perdre ». L’objectif premier de la politique est donc de préserver son « existence sociale ».