Par Moon of Alabama – Le 7 mars 2022
Il y a deux jours, nous avions examiné les raisons pour lesquelles la Russie agit comme elle le fait :
La Russie a interprété la remarque de Zelensky à Munich comme une menace de la part de l’Ukraine d’acquérir des armes nucléaires. Elle dispose déjà de l’expertise, des matériaux et des moyens pour le faire.
Un gouvernement contrôlé par des fascistes avec des armes nucléaires à la frontière de la Russie ? Il ne s’agit pas du tout de Poutine. Aucun gouvernement russe, quel qu’il soit, ne pourrait jamais tolérer cela.
Je pense que cette menace crédible, ainsi que les préparatifs d’artillerie pour une nouvelle guerre sur Donbass, est ce qui a convaincu le gouvernement russe d’intervenir par la force.
L’« Occident » n’a pas compris la nécessité pour la Russie d’agir. Il n’a pas réussi à prendre les engagements nécessaires, et à accepter les demandes raisonnables de la Russie, pour éviter le combat. En conséquence, il va maintenant s’effondrer. La réaction impulsive à « l’opération militaire spéciale » de la Russie en Ukraine conduira, comme l’écrit Alastair Crooke, à la fin du « monde globaliste » :

Les négociations de Vienne visant à remettre en marche l’accord nucléaire iranien, connu sous le nom de JCPOA, vont presque certainement aboutir. Le signe le plus évident est que les marchés financiers Asiatique, ce 17 février au matin, anticipaient une nette baisse sur les prix futurs du pétrole, malgré les développements haussiers induits par les tensions croissantes à la frontière ukraino-russe. Même un accord transitoire pourrait faire croître les exportations de pétrole de 700 000 barils par jour, selon le Global Platts Analytics de Standard & Poor, ce qui permettrait aux marchés du pétrole de se détendre après une période de tension persistante.
L’ampleur et la portée des opérations d’information occidentales – insistant sans cesse sur l’imminence d’une invasion russe de l’Ukraine – ont presque éclipsé les efforts déployés par l’Occident avant la deuxième invasion de l’Irak. Cette nouvelle guerre de l’information a toutefois été qualitativement différente de l’épisode précédent, en ce sens que de prétendus éléments de renseignement ont été constamment communiqués à la presse afin de renforcer l’épine dorsale narrative en donnant le sentiment immédiat d’être à l’aube d’une guerre. 

