Par Moon of Alabama – Le 10 août 2018
Le président turc Erdogan affirme souvent que des « puissances étrangères » (c’est-à-dire les États-Unis) veulent le faire chuter. Il dit qu’un « lobby intéressé » (c’est-à-dire les banquiers (juifs)), veut nuire à la Turquie. Il a un peu raison sur ces deux points.
Depuis la semaine dernière, la lire turque est en chute libre. Aujourd’hui, elle a perdu près de 20 % de sa valeur. Il est probable que l’économie turque l’accompagnera dans sa chute et Erdogan a besoin d’accuser quelqu’un pour ce fait.
Mais si des puissances étrangères et des banquiers utilisent sûrement la crise pour leurs propres objectifs, c’est la politique économique d’Erdogan qui est à blâmer en premier lieu. Le long boom qu’il a créé avec de l’argent étranger emprunté est finalement en train d’exploser.
Voici un récapitulatif de ce qui s’est passé.


Les actualités mondiales récentes vont bien au delà de la division apparue au cœur des nations industrielles du G7. Si l’on compare la planète à un immense champ de force électrique, les lignes de flux sont en train de changer du tout au tout, alors que nous voyons – dans le désordre – le système d’étalon dollar établi après 1945 entrer en phase terminale. Les élites politiques européennes sont tiraillées entre le raisonnable et l’irrationnel. L’Orient exerce cependant un pouvoir magnétique croissant, et nous assistons au sein de l’Union européenne aux prémices de ce qui pourrait être un renversement de pôles de l’Ouest vers l’Est. Les derniers développements observés en Eurasie, auxquels on peut inclure le Moyen-Orient, l’Iran, et surtout les relations russo-chinoises, montent en puissance, alors que Washington ne propose désormais plus que guerres : guerre commerciale, guerre de sanctions, guerre terroriste ou guerre cinétique.
Par Michael Krieger − Le 19 avril 2018 − Source 
Par Dmitry Orlov – Le 11 mai 2018 – Source 
