Par James Howard Kunstler – Le 15 Juillet 2019 – Source kunstler.com
Production et importations de pétrole aux USA
Ne retenez pas votre souffle en attendant un débat pré-électoral cohérent sur la mère de tous les problèmes auxquels cette république est confrontée, à savoir que nous ne pouvons plus nous permettre les conditions de vie que les Américains considèrent comme « normales ». Ce dilemme nous traque depuis le tournant du millénaire. Il gronde dans toutes les activités de la vie quotidienne, et les tensions qui en découlent sont si agonisantes et difficiles à affronter que notre politique s’est détournée vers le genre d’hystérie engendrée par de mauvais rêves.

L’article surprise de vendredi disant que Robert Mueller avait réussi à obtenir une semaine supplémentaire pour préparer son témoignage sur le Russiagate à la Chambre (maintenant prévu pour le 24 juillet) a dû faire peur à ses fans, tout du moins ceux qui peuvent additionner deux et deux. Au cours des dernières semaines, il est devenu plus évident que les deux conclusions tirées par les cheveux que l’on trouve dans son rapport sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016 sont maintenant peu concluantes.

Il y a treize mois, les États-Unis lançaient une guerre économique totale contre l’Iran. Ils voulaient la capitulation du pays. Maintenant, l’Iran a décidé de répondre de la même manière. Il mènera une campagne de pression maximale sur les intérêts économiques américains jusqu’à ce que l’administration Trump admette sa défaite. Le transport maritime au Moyen-Orient deviendra bientôt très dangereux. Le prix du pétrole va grimper en flèche. Trump sera piégé entre deux alternatives, mais il n’aimera ni l’une ni l’autre.
La course à l’effondrement économique est une compétition internationale qui suscite des menaces et des tensions qui font naître le spectre de la guerre. Le centre en cours d’implosion de cet effondrement est celui de la technocratie industrielle basée sur les combustibles fossiles. Toutes les nations le vivront selon des calendriers différents. Ce scénario se déroule lentement, douloureusement et de manière trompeuse – d’où mon expression : la 
