Toni Cartalucci, un journaliste basé en Thaïlande que nous avons souvent traduit pour le Saker Francophone vient de voir ses comptes Facebook et Twitter censurés. Des défenseurs des droits de l’homme s’en réjouissent. Serait-ce à cause de cet article ?
Par Joseph Thomas – Le 26 juillet 2019 – New Eastern Outlook

Tous les comptes Facebook et Twitter associés à l’analyste géopolitique Tony Cartalucci, basé à Bangkok, ont été supprimés. La vigueur avec laquelle ces deux sociétés technologiques basées aux États-Unis sont allées cibler Cartalucci est visible dans un article récent de Reuters.

L’article surprise de vendredi disant que Robert Mueller avait réussi à obtenir une semaine supplémentaire pour préparer son témoignage sur le Russiagate à la Chambre (maintenant prévu pour le 24 juillet) a dû faire peur à ses fans, tout du moins ceux qui peuvent additionner deux et deux. Au cours des dernières semaines, il est devenu plus évident que les deux conclusions tirées par les cheveux que l’on trouve dans son rapport sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016 sont maintenant peu concluantes.

Il y a treize mois, les États-Unis lançaient une guerre économique totale contre l’Iran. Ils voulaient la capitulation du pays. Maintenant, l’Iran a décidé de répondre de la même manière. Il mènera une campagne de pression maximale sur les intérêts économiques américains jusqu’à ce que l’administration Trump admette sa défaite. Le transport maritime au Moyen-Orient deviendra bientôt très dangereux. Le prix du pétrole va grimper en flèche. Trump sera piégé entre deux alternatives, mais il n’aimera ni l’une ni l’autre.
La course à l’effondrement économique est une compétition internationale qui suscite des menaces et des tensions qui font naître le spectre de la guerre. Le centre en cours d’implosion de cet effondrement est celui de la technocratie industrielle basée sur les combustibles fossiles. Toutes les nations le vivront selon des calendriers différents. Ce scénario se déroule lentement, douloureusement et de manière trompeuse – d’où mon expression : la 