Au bout du rouleau…


Les États-Unis ont dépensé l’équivalent de la totalité de la dette des étudiants américains pour soutenir le marché boursier, soutien qui n’a tenu que 15 minutes.


Par Alan Macleod − Le 13 mars 2020 – Source Mint Press News

Alors que les marchés financiers sont dans un état de quasi panique face à l’arrivée d’une pandémie de COVID-19, la Banque de réserve fédérale de New York a pris la mesure extraordinaire d’injecter plus de 1 500 milliards de dollars dans le marché boursier hier afin de calmer les craintes des investisseurs face à un effondrement. Pour mettre les choses en perspective, ce chiffre est égal au montant total de la dette étudiante détenue dans le pays, plus du double du montant du renflouement initial, le TARP, lors du krach financier de 2008, et près de 30 fois la richesse nette de l’ancien maire de New York, Michael Bloomberg, l’homme le plus riche à s’être jamais présenté à la présidence.

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Un Think Tank de l’armée de l’air des États-Unis vient d’éclater un siècle entier de propagande quant à notre force aérienne.


Par Dan Grazier − Le 20 février 2020 − Source pogo.org

Un char Abrams M1A1 part en mission depuis la base d’opérations MacKenzie, en Irak, le 27 octobre 2004 (Photo: U.S. Air Force / Staff Sgt. Shane A. Cuomo)

S’il y a bien un concept qui pilote les décisions de sécurité nationale prises à Washington, c’est celui de la technologie sous forme de systèmes d’armes très complexes, et donc extrêmement chères, dans le style du chasseur furtif F-35, du bombardier longue portée B-21, et des porte-avions de classe Ford, déclarés nécessaires à la poursuite de nos intérêts stratégiques. En témoigne la demande de budget de 705,4 milliards de dollars pour la défense, requis par le président, comprenant 2,8 milliards de dollars pour le nouveau bombardier et 11,4 milliards pour le chasseur à problèmes.

Il s’avère que lorsque nous avons un message de dissuasion à porter, il n’y a rien de tel pour le faire que le bon vieux char de combat.

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Devinez quoi ? On n’avait rien vu venir


Par James Howard Kunstler – Le 24 février 2020 – Source kunstler.com

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La question métaphysique, à savoir, que veut la Russie,  ressemble beaucoup à l’énigme cosmique posée par Sigmund Freud : que veulent les femmes ? Vladimir Poutine est-il en transition pour « devenir » une femme ? Il semble que les hormones le rattrapent. Un jour, il a le béguin pour Donald Trump, le lendemain, pour Bernie Sanders. Du moins, selon la communauté américaine des services de renseignements. Ou est-ce que c’est juste la façon dont le député Adam Schiff a fait présenter les choses à la Commission parlementaire sur les services de renseignements, par Shelby Pierson, « une haute fonctionnaire du renseignement chargée de superviser les questions d’interférence électorale », comme la décrit le New York Times

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La Fed renfloue le marché REPO


Une grosse banque serait-elle au bord de la faillite ?


 

Par Mike Whitney – Le 10 février 2020 – Source Unz Review

Lorsque les investisseurs achètent des actions, le prix des actions augmente. C’est la loi immuable du marché. Peu importe que l’argent provienne de grandes institutions financières, de petit joueurs comme Papa ou de banques centrales. La même règle s’applique : Si vous achetez plus d’actions, les prix augmenteront.

Ainsi, lorsque la Réserve fédérale a lancé sa récente opération de « sauvetage du marché REPO [Repurchase agreement ou accord de rachat, NdT] », opération qui fournit 60 milliards de dollars de liquidités supplémentaires par mois, plus des milliards de dollars supplémentaires en cash-for-collateral [liquide contre garantie], les cours des actions ont, naturellement, augmenté assez fortement.

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Les médias et l’establishment démocrate commencent à paniquer car Sanders pourrait bien remporter les 50 Etats


Par Alan Macleod – Le 7 février 2020 – Source Mint Press

L’ancien maire de South Bend, Pete Buttigieg, a peut-être remporté la victoire lors du caucus bâclé de l’Iowa de cette semaine, mais le vrai gagnant, selon les statisticiens, a été Bernie Sanders. Le sénateur du Vermont est maintenant de loin le candidat préféré selon les bookmakers. Oddschecker, une application qui compare les sites de paris en ligne, a étudié dix-huit sites et a trouvé que chacun d’entre eux déclarait le Démocrate socialiste comme étant clairement en tête. Real Clear Politics a également Sanders comme favori depuis plus d’une semaine, Bernie ayant dépassé l’ancien vice-président Joe Biden, qui a réalisé une piètre performance lors du premier caucus de l’année. Celle qui était considérée comme la favorite en octobre, Elizabeth Warren, du Massachusetts, s’est effondrée, sa probabilité de victoire passant de 53 % à l’automne à seulement 7,5 % aujourd’hui.

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Le Caucus démocrate en Iowa tourne au désastre


Par Barbara Boland − Le 5 février 2020 – Source The American Conservative

Si un auteur de fiction abordait avec un éditeur l’histoire de ce qui vient de se passer dans l’Iowa, il serait sommairement renvoyé pour absurdité. Et pourtant, nous en sommes là. Les manigances du Comité National Démocrate (DNC) sont maintenant au-delà de toute parodie.

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La vision qu’ont les Etats Unis de l’Iran ressemble à une poupée russe


Par Alastair Crooke – Le 20 janvier 2020 – Strategic Culture

crooke alastairLe 17 septembre 1656, Oliver Cromwell, un puritain protestant qui venait de gagner la guerre civile et fait décapiter le roi d’Angleterre en place publique, se déchaîna contre les ennemis de l’Angleterre. Il y a, disait-il au Parlement ce jour-là, un axe du mal étranger dans le monde. Et cet axe – dirigé par l’Espagne catholique – était, au départ, dû au problème qu’un peuple s’était mis au service du « mal ». Ce « mal », et la servitude qu’il engendrait, était dû à une religion – le catholicisme – qui refusait au peuple anglais son goût pour les libertés simples : « … [un mal] qui met les hommes sous contrainte … sous lequel il n’y a pas de liberté … et sous lequel, il ne peut y avoir « aucune liberté venant de la conscience individuelle ».

C’est ainsi que le dirigeant protestant anglais voyait l’Espagne catholique en 1656. Et c’est très proche de la façon dont les grands décideurs américains voient l’Iran aujourd’hui : le mal de la religion – du chiisme – soumettant (pensent-ils) les Iraniens à la répression et au servage. A cette époque, cette lutte idéologique contre le « mal » provenant d’une communauté religieuse imposée (L’axe du saint empire « romain ») a conduit l’Europe à un « quasi-Armageddon », les régions les plus touchées d’Europe ayant vu leur population décimée de 60% pendant le conflit.

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Le nouveau PDG de Boeing persiste à mener la compagnie à sa perte


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama − Le 24 janvier 2020

Peu après la publication de notre dernier article sur Boeing, où nous nous demandions si la société pouvait survivre, le nouveau PDG de Boeing et ancien membre du conseil d’administration, David Calhoun, organisait une conférence de presse. Celle-ci a confirmé notre position pessimiste.

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La Belgique : le laboratoire du fédéralisme 2/2


Par Vladislav B. SOTIROVIĆ − Le 3 décembre 2019 − Source orientalreview.org

Belgium coat of arms

Formation, langue et instabilité politique

Les Hollandais furent la peste de l’existence de l’Espagne Habsbourg du roi Philippe II (1556-1598). Ils menaçaient tant l’unité catholique romaine de son empire que son unité politique. Les peuples des provinces du Nord parlaient le hollandais, les provinces du centre parlaient le flamand (un dialecte hollandais)1, et les provinces du Sud parlaient le dialecte wallon basé sur le français. Ces provinces disposaient d’une constitution médiévale. Philippe II avait cependant pour objectif de modifier leur position : pour lui, la Hollande était espagnole, et devait se soumettre à l’autorité royale et à l’orthodoxie catholique romaine. Le fait que de nombreux Wallons, Flamands et Hollandais se fussent déjà tournés vers le Calvinisme et atteignent une solidarité religieuse en adoptant la Confession belge en 1566 redoubla leur détermination à résister à ces pressions espagnoles et catholiques. Quoi qu’il en fût, leur résistance finit par se transformer pour devenir la première révolution visant à l’indépendance nationale de l’histoire moderne2.

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  1. Le terme Flamand décrit les dialectes basés sur le hollandais en Belgique du Nord, c’est-à-dire les variétés germaniques parlées dans les provinces de Flandres de l’Est et de l’Ouest, le Brabant et le Limbourg belge. Cependant, le terme peut être trompeur du fait que les seuls dialectes de Flandres de l’Est et de l’Ouest peuvent également se voir nommés Flamand en contraste avec ceux du Brabant et de Limbourg. Pour autant, jusqu’à présent, on n’a pas de terme plus précis et, en réalité le terme correspond à l’utilisation courant du Vlaams en Belgique, comme terme couvrant l’ensemble des dialectes hollandais dans le pays. Voir : Robert B. Howell, « The Low Countries: A Study in Sharply Contrasting Nationalisms », Stephen Barbour, Cathie Carmichael, (eds.), Language and Nationalism in Europe, Oxford−New York: Oxford University Press, 2000, 130−150
  2. Dragoljub Živojinović, Uspon Evrope (1450−1789), Novi Sad: Matica srpska, 1985, 111−127.

C’est au tour d’Obama d’être touché par le Russiagate


Par Eric Zuesse – Le 29 décembre 2019 – Source Strategic Culture

trump vs obama

L’ancien président américain Barack Obama fait maintenant face à un grave danger juridique, car l’enquête sur le Russiagate a pris un virage à 180 degrés ; et c’est lui, au lieu du président actuel, Donald Trump, qui est dans la ligne de mire.

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