Par Cynthia Chung – Le 19 octobre 2020 – Source Strategic Culture
« La trahison ne prospère jamais ; quelle en est la raison ? Parce que si elle prospère, personne n’ose l’appeler trahison ».
– Sir John Harrington.
Comme Shakespeare le disait dans sa pièce Hamlet, « Quelque chose est pourri dans le Royaume du Danemark », comme un poisson qui commence à pourrir par la tête, de même les systèmes gouvernementaux corrompus pourrissent de haut en bas.
C’était une référence au système de gouvernement du Danemark et pas seulement au meurtre odieux que le roi Claudius a commis contre son frère, le père d’Hamlet. Cela est mis en évidence dans la pièce par la référence au fait que l’économie du Danemark est en ruine et que le peuple danois est prêt à se révolter puisqu’il est sur le point de mourir de faim. Le roi Claudius n’est roi que depuis quelques mois, et donc cet état de choses, bien qu’il soit explosif, ne lui est pas imputable.
Ainsi, en cette période de grands mouvements sociaux, nous devrions nous demander comment est constitué le « système de gouvernement » des États-Unis et d’où proviennent les injustices actuelles.
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Je me souviens qu’un soir de l’année 1991, j’étais assis avec quelques amis à la cafétéria du SAIS et que je discutais de l’avenir des États-Unis avec quelques étudiants très intelligents, dont un colonel de l’armée pakistanaise, un capitaine américain ayant servi sur des porte-avions et un diplomate espagnol : nous étions tous d’accord pour dire que « le système » était parfait, pour ainsi dire, et que les États-Unis ne s’effondreraient que si un fort choc extérieur le frappait de plein fouet. Nous étions tous d’accord sur le fait que la combinaison de la meilleure machine de propagande de l’histoire, de la stupidité résultant de nombreuses heures quotidiennes passées à regarder l’Idiot Tube et, par-dessus tout, d’un appareil de répression très efficace, avait donné naissance à une dictature quasi parfaite : celle qui ne donne que l’illusion d’une démocratie et d’un pouvoir populaire.
Alors que nous entrons dans le mois précédent les élections américaines, le prévisible point culminant des animosités, si longtemps refoulées, est proche. Il est peu probable qu’il soit bref ou décisif. Les convulsions internes des États-Unis sont une chose. Mais le fait que l’implosion de la confiance sociale aux États-Unis se propage et que ses effets se font sentir dans le monde entier, en est une autre. Si l’instabilité de notre époque, aggravée par le virus, nous rend nerveux et tendus, c’est peut-être parce que nous avons l’intuition qu’un mode de vie, un mode d’économie aussi, touche à sa fin.
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J’adore New York. Quand je suis arrivé à New York, ce fut un rêve en train de devenir réalité. Chaque coin de rue était comme une production théâtrale qui se déroulait juste devant moi. Tant de personnalité, tant d’histoires.