Par Andrew Korybko – Le 31 mars 2017 – Oriental Review
Pour continuer à analyser les pays autour de la périphérie du Nigeria, il est maintenant temps de concentrer l’attention de cette recherche sur le Cameroun, l’un des pays les plus stables et relativement prospères de toute l’Afrique. En dépit d’être le pays aux 240 groupes ethno-linguistiques distincts, le Cameroun a évité la violence tribale destructrice de ses pairs continentaux en raison principalement de son leadership fort et de son économie diversifiée. Le président Paul Biya, en poste depuis 1982, a contribué à guider son pays à travers la phase de transition après la guerre froide et à imprimer une identité unifiée sur son peuple, bien que la mort ou la retraite inévitable de ce politicien âgé va devenir un moment crucial dans l’histoire du pays qui pourrait nuire à son avenir si la transition n’est pas organisée avec soin et finesse. Si les militaires et les services de sécurité se divisent et rivalisent entre eux ou commencent à promouvoir des intérêts localisés (tribaux / ethniques) au détriment de l’unité nationale pendant cette période de transition où le pays sera vulnérable, le Cameroun risque de se transformer dangereusement en une autre version du Congo à mesure qu’il s’enfonce dans une guerre civile à plusieurs fronts.



Deux choses frappaient toujours le nouvel arrivant en Amérique (voyez Céline) : la brutalité du pays, de sa population et de ses mœurs, la brutalité du terrain en fait ; la cruauté ensuite des contrôles et de cette police qui arrive à tuer 1200 citoyens par an tout en en contrôlant six millions (l’expression de camp de concentration électronique n’est plus métaphorique). C’est la brutalité de la matrice US qui se répand dans le monde, en particulier en Europe. Enfin l’Amérique enferme 2.3 millions de prisonniers, soit la plus grande population carcérale du monde (43% du total). Les chiffres sont comparables en pourcents à ceux de la dépense militaire US dans le monde (42%), et ce n’est certainement pas par hasard.

