Sur l’approfondissement des contradictions franco-italiennes
Par Valentin Katasonov − Le 12 février 2019 − Source Fond Stratégique de la Culture

Les gens découvrent parfois certains détails de la structure du système
international à la suite de scandales. L’un de ces scandales a éclaté
fin janvier. Le 20 janvier 2019, Luigi Di Maio, dirigeant du mouvement
« Cinq Étoiles », vice-Premier ministre et ministre du Développement
économique de l’Italie, a fait une déclaration. Di Maio a exigé
l’instauration urgente de sanctions contre la France en raison de la
colonisation de l’Afrique. Le chef de la Ligue du Nord, Matteo Salvini,
a également jeté de l’huile sur le feu, en déclarant, à la suite de son
collègue, que « la France est parmi ceux qui volent les richesses de
l’Afrique ».
Cela a été présenté poliment comme un « compromis » franco-allemand lorsque l’UE a hésité à adopter une directive sur le gaz qui aurait sapé le projet Nord Stream 2 avec la Russie.
Par
La liberté d’expression est une valeur plutôt importante. Si les gens ne se sentent pas libres d’exprimer leurs pensées, alors tout ce qu’ils peuvent faire, c’est répéter sans cesse ce qui a été dit auparavant, créant une chambre d’écho qu’aucune nouvelle compréhension ne pourra jamais pénétrer. Ce qu’ils répètent peut avoir été un tissu de mensonges dès l’origine, ou peut avoir été vrai ou pertinent à un instant T, mais avec le temps, être devenu désuet et
Un pilier de l’establishment de l’ordre européen – le journal Frankfurter Allgemeiner – touche explicitement le « nerf à vif », c’est-à-dire qu’il a publié le mois dernier un éditorial intitulé « Une Europe nazie ? », spéculant sur la question de savoir si l’UE actuelle, dominée par l’Allemagne, doit être comprise comme une extension linéaire du national socialisme allemand.

Le Saker : Ma première question vous concerne personnellement. Il y a une 

