Un gouvernement d’imbéciles


Paul Craig Roberts

Paul Craig Roberts

Par Paul Craig Roberts – Le 15 avril 2017 – Source paulcraigroberts.org

C’est devenu embarrassant d’être un Américain. Notre pays a connu successivement quatre présidents criminels de guerre. Clinton a lancé deux fois des attaques militaires contre la Serbie, ordonnant deux fois à l’OTAN de bombarder la Yougoslavie, en 1995 et en 1999, ce qui constitue deux crimes de guerre pour Bill. George W. Bush a envahi l’Afghanistan et l’Irak et attaqué des provinces du Pakistan et du Yémen depuis les airs. Cela correspond à quatre crimes de guerre pour Bush. Obama a utilisé l’OTAN pour détruire la Libye et a envoyé des mercenaires pour détruire la Syrie, commettant ainsi deux crimes de guerre. Trump a attaqué la Syrie avec des forces étasuniennes, devenant ainsi un criminel de guerre, dès le début de son mandat. Continuer la lecture

Comment oser parler des sujets tabous


Saker US

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Par le Saker – Le 16 avril 2017 – Source The Saker

D’abord une clarification, pénible mais nécessaire

Les fous du sous-sol. Les néocons. Les sionistes. Les lobbyistes pour Israël. La tradition judaïque. Les juifs. Nous rencontrons tous, quelque part dans cette liste, le proverbial « sujet tabou ou non-dit social ». Pour certains, le choc se produira au début de la liste, pour d’autres un peu plus bas, mais la liste sera plus ou moins la même pour tout le monde. Le bon goût, du moins en Occident, voudrait nous faire fuir ces sujet. Je ne le ferai pas. Pourquoi ? Eh bien, pour la bonne raison que je suis constamment accusé de ne pas parler de ces sujets tabous. En plus, je crains que le rôle que joue ce sujet tabou soit particulièrement toxique en ce moment. Donc permettez-moi d’affronter ce monstre, mais je dois d’abord commencer par quelques mises en garde. Continuer la lecture

Guerre hybride 8. La guerre hybride peut causer des ravages à travers l’Afrique de l’Ouest 2/4


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Par Andrew Korybko – Le 24 mars 2017 – Source Oriental Review

Hybrid War Can Wreak Havoc Across West Africa (II)Le premier des quatre principaux pays à explorer dans l’analyse de la guerre hybride d’Afrique de l’Ouest est le Tchad, un État peu peuplé situé à un carrefour trilatéral entre l’Afrique de l’Ouest du Nord et du Centre. Un regard rapide sur la carte révèle la signification géostratégique de ce pays, mais il le présente également de manière erronée comme un état désertique au milieu de nulle part. Bien que cela soit partiellement vrai, il est injustifié de simplifier le Tchad à ces descriptions de base, car ces termes généraux ne révèlent pas la richesse de la diversité et les vulnérabilités à la guerre hybride à l’intérieur de ses frontières. De plus, présenter le Tchad comme un terrain perdu au milieu de l’Afrique n’explique pas non plus pourquoi son armée est l’une des plus ambitieuses et des plus entraînées sur tout le continent, ni pourquoi le pays est tellement important pour les plans de la nouvelle route de la soie en Chine. Par conséquent, une approche globale est nécessaire de manière urgente afin de mieux comprendre la dynamique interne et externe du Tchad qui, à son tour, peut aider les observateurs et les stratèges à identifier les scénarios de déstabilisation les plus susceptibles d’affliger cet état très important.

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Les paroles sont aussi des actes : Comment des récits non corroborés par les faits peuvent accroître le risque de guerre avec la Russie


Par Stephen F. Cohen – Le 12 avril 2017 – Source The Nation

Dans cette chronique publiée dans The Nation, le professeur émérite Stephen Cohen montre comment l’establishment politico-médiatique américain a fait siens deux « narratifs » qui ne sont basés sur aucune preuve officielle, mais seulement sur des faits allégués par les services de renseignement.

Selon le premier narratif, appelé « Kremlingate », le Président Poutine aurait donné l’ordre de pirater des courriels du Comité directeur du Parti démocrate et de les diffuser pour aider Donald Trump à remporter la Maison Blanche. Dans le deuxième narratif, le Président Assad, allié de Poutine, aurait donné l’ordre la semaine dernière de lancer une attaque chimique sur des civils syriens, y compris sur de jeunes enfants. Voici maintenant apparaître un troisième narratif lancé par la chaîne TV MSNBC, qui est une combinaison des deux premiers : la récente attaque de missiles déclenchée par Trump sur une base militaire aérienne syrienne serait en fait le fruit d’un complot ourdi par Poutine et Trump, pour libérer le nouveau président américain de la contrainte que font peser sur lui les enquêtes sur le « Kremlingate » et lui permettre de mener la politique de sécurité nationale des États-Unis voulue par Poutine.

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Un regard personnel sur l’islam moderne


Il existe un cercle vicieux entre la peur et la haine occidentales envers l’islam et l’extrémisme islamique violent ciblant l’Occident, qui s’alimentent l’un l’autre. Un nouveau livre, commenté par Arnold R. Isaacs, l’explique tranquillement.


Par Arnold R. Isaacs – Le 17 avril 2017 – Source Consortium News

L’auteur Rachel Aspden et son livre, Génération Révolution.

Pour tous ceux qui cherchent à mieux comprendre le chaos qui depuis quelques années, et jusqu’à aujourd’hui, submerge le monde arabe, voici un conseil : lisez Génération Révolution. Pour être clair, ce livre n’est pas un livre sur l’histoire récente de la région. Il examine la situation actuelle à travers les expériences d’un petit nombre de jeunes hommes et femmes qui traversent la dernière décennie tumultueuse d’un des pays de la région, l’Égypte.

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Jared Kushner : un gangster présumé au sein de la Maison Blanche


Par Waine Madsen – Le 17 avril 2017 – Source Strategic Culture

Le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, semble de plus en plus influent dans l’appareil décisionnel de la Maison Blanche. Après un imbroglio public avec le conseiller en stratégie de Trump, Stephen Bannon, lors de l’attaque de missiles sur la base aérienne de Chayrat en Syrie, Kushner est «in», comme on dit souvent à Washington, et Bannon est «out». En tous cas, la faction antimondialiste, dirigée par Bannon, a reçu des « pouces vers le bas », sur plusieurs sujets, de la part de Trump.

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Note sur la suppression générale des partis politiques


Par Simone Weil − 1940 − Source Écrits de Londres

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Le mot parti est pris ici dans la signification qu’il a sur le continent européen. Le même mot dans les pays anglo-saxons désigne une réalité tout autre. Elle a sa racine dans la
tradition anglaise et n’est pas transplantable. Un siècle et demi d’expérience le montre assez. Il y a dans les partis anglo-saxons un élément de jeu, de sport, qui ne peut exister que dans une institution d’origine aristocratique; tout est sérieux dans une institution qui, au départ, est plébéienne.

L’idée de parti n’entrait pas dans la conception politique française de 1789, sinon comme mal à éviter. Mais il y eut le club des Jacobins. C’était d’abord seulement un lieu de libre discussion. Ce ne fut aucune espèce de mécanisme fatal qui le transforma. C’est uniquement la pression de la guerre et de la guillotine qui en fit un parti totalitaire.

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Qu’est-ce qui pourrait mal se passer?


Par James Howard Kunstler – Le 14 avril 2017 – Source kunstler.com

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« Les choses s’effondrent ; le centre ne peut pas tenir », a écrit Yeats. Ce qui est drôle, c’est que nous n’avons pas l’impression que le centre manque tant que cela, après son anéantissement. L’Amérique est parfaitement satisfaite de cet affaiblissement aux marges, de nos jours. Surtout aux marges de la pensée.

Une des chose qui occupait le centre était une discussion publique, un débat et une argumentation. De temps en temps, on y récoltait un échange cohérent d’idées. De nos jours, les principales factions politiques se sont enfoncées dans l’hystérie, d’une manière ou d’une autre. Leurs inspirations primitives n’ajoutent plus aux débats d’idées que des spasmes limbiques de peur et de rage. Et puis, il y a le partenaire de l’ombre des deux partis, appelé État profond, dirigé par la singulièrement nommée « communauté du renseignement ». Ces oiseaux, dont beaucoup y sont à vie, se consacrent à la sombre besogne de faire en sorte que la discussion publique soit aussi incohérente que possible, pour empêcher tout changement de politique qui pourrait entraver la croissance de l’État profond, une sorte de cancer du corps politique.

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Bachar al-Assad : Khan Cheikhoun est une fabrication, nous n’avons pas d’armes chimiques


Le 13 avril 2017 − Source Agence Sana via sayed7asan

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Interview de Bachar al-Assad, Président de la République Arabe Syrienne, par l’AFP

Transcription :

Journaliste : Monsieur le Président, je voudrais d’abord vous remercier de me recevoir pour cette interview. Monsieur le Président, avez-vous donné l’ordre d’attaquer Khan Cheikhoun avec des armes chimiques mardi dernier ?

Bachar al-Assad : En fait, personne n’a enquêté sur ce qui s’est passé ce jour-là à Khan Cheikhoun jusqu’à présent. Comme vous le savez, Khan Cheikhoun est sous le contrôle du Front al-Nosra qui est une branche d’al-Qaïda. Donc les seules informations dont a disposé le monde jusqu’à présent sont celles publiées par la branche d’al-Qaïda. Personne n’a d’autres informations. Nous ne savons pas si toutes les photos ou les images vidéos que nous avons vues sont vraies ou truquées. C’est la raison pour laquelle nous  demandons qu’une enquête soit menée à Khan Cheikhoun. Voilà pour le premier point.

Deuxièmement, selon les sources d’al-Qaïda, l’attaque a eu lieu entre 6h et 6h30 du matin, alors que l’attaque syrienne sur cette même zone a eu lieu vers midi, entre 11h30 et 12h. Ils parlent donc de deux événements différents. Aucun ordre n’a donc été donné de déclencher une attaque.
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Syrie : À qui profite le crime ?


Par Uri Avnery – le 16 avril 2017 – Source Chronique de Palestine

La guerre civile en Syrie laisse un pays dévasté. Ici, des survivants du camp palestinien de Yarmouk se rendent à un point de distribution de nourriture. Photo: UNRWA

 

Cui bono – « Qui en profite ? » – est la première question qu’un détective expérimenté doit se poser, lorsqu’il enquête sur un crime.

Comme j’ai moi-même été détective dans ma jeunesse, je sais ce que cela veut dire. La plupart du temps, celui que l’on soupçonne de prime abord n’est pas le coupable. Quand on se demande « cui bono ? », un autre suspect, auquel on ne pensait pas, apparaît.

Depuis deux semaines, cette question me taraude. Ça ne me quitte pas. Continuer la lecture