Par The Saker – Le 17 mai 2019 – Source Unz Review
La semaine dernière a vu la supposée hyperpuissance, pointée du doigt pour ses défaites embarrassantes, non seulement au Venezuela – qui a déjoué avec succès les plans de coup d’État de l’oncle Shmuel – mais aussi dans d’autres pays, comme Cuba, la Russie, la Chine et l’Iran. C’est plutôt pathétique et franchement, proche du ridicule.
L’ambassadeur des États-Unis en Allemagne Richard Grenell a de nouveau menacé de sanctions les entreprises allemandes participant au projet Nord Stream 2.
Grenell l’a annoncé dans un entretien à Focus : le gazoduc pourrait accroître la dépendance des pays européens aux fournitures de gaz russe. L’ambassadeur américain a non seulement menacé explicitement les entreprises allemandes Wintershall Dea et Uniper, qui participent au projet, mais aussi l’Autrichien OMV, le Français Engie et même le Britannique Shell.
Les attentats terroristes récemment survenus au Sri Lanka ont rappelé au monde le fléau que constituent les groupes radicaux, et ont engendré des discussions au niveau mondial quant aux meilleures méthodes permettant d’éviter cette menace en amont. La présence de certains des auteurs semble depuis avoir été signalée en Inde, pays voisin du Sri Lanka, mais également en Australie et jusqu’au Royaume-Uni, sans que ces pays n’aient eu la moindre idée qu’ils hébergeaient de futurs terroristes sur leur sol, sans parler du Sri Lanka lui-même, victime finale de leur complot.
Nombreuses sont les voix qui s’interrogent, à l’échelle de la planète, et se demandent d’où proviennent ces échecs à prévenir ces attentats avant qu’ils ne soient commis. Mais il est bien plus utile de s’intéresser à l’avenir qu’au passé, afin de s’assurer que de tels événements ne pourront jamais se reproduire : c’est ici que le programme de déradicalisation mis en œuvre par la Chine présente le meilleur exemple possible à suivre pour l’ensemble de la communauté internationale.
Pierre-Antoine Plaquevent anime un portail méta-politique les-non-alignés.fr. Il nous avait déjà contactés pour proposer un article sur Soros il y a 1 an. Depuis c’est dans un livre qu’il développe son propos déconstruisant cet homme, George Soros, qui derrière sa fondation, l’Open Society, semble de tous les combats de la mondialisation, des révolutions de couleurs, aux marches LGBT et même maintenant derrière les vagues de migrants qui ont fait récemment la une des journaux.
Ce livre est clairement un manuel de contre-insurrection contre ce que l’auteur appelle le « globalitarisme », une volonté palpable d’en finir par la force si nécessaire avec les États-nations, la liquidation de siècles d’histoires, notamment en Europe, avec la promesse d’un avenir radieux sans violence, égalitaire, dans le respect de toutes les minorités.
Dans les milieux souverainistes, Soros est souvent présenté comme l’incarnation du mal, l’Attila de l’identité, de la tradition et de tout ce qui fait qu’un Homme est attaché à sa terre, celle de ses ancêtres.
P-A Plaquevent commence donc habilement par nous présenter Soros, le jeune homme, son histoire, né dans une Hongrie soumise coup sur coup à 2 totalitarismes, ses rencontres plus tard qui vont forger son idéologie et lui donner cet élan qui le fait encore, au seuil de sa mort, être de tous les combats. Si c’est clairement Karl Popper qui va être son mentor et qui va l’aider à structurer sa pensée, cette analyse des racines de la pensée Soros, de son idéologie de la Société ouverte, nous offre une large vue des hommes derrière chaque champ de bataille qui secoue la société européenne lors de cette formidable révolution industrielle, menée tambour battant au 18ème et 19ème siècle.
On y croise les suspects habituels, les Rothschild, Cecil Rhodes et sa Fabien Society, la Société Des Nations ou encore HG Wells et son livre prophétique, le Nouvel Ordre Mondial,« l’édification d’une société ouverte planétaire pilotée par un gouvernement mondial technocratique » et si je peux ajouter et plagier Voltaire, dirigé par « un petit nombre qui fait travailler le grand nombre, est nourri par lui, et le gouverne ».
Mais le message de Soros s’appuie aussi sur une philosophie politique basée sur sa théorie de la réflexivité, le lien entre le présent et le futur, le fait que les perceptions des participants à un système financier ou à une société sont intrinsèquement faussées, comme Heisenberg et son principe d’incertitude en physique. Et l’on comprend en lisant ce livre comment ces réflexions théoriques peuvent servir de bases à des actions politiques, en utilisant le chaos comme mode de gouvernance pour reconfigurer jusqu’à la façon dont pense la population ciblée. C’est d’ailleurs l’un des axes du travail de Lucien Cerise auteur de la post-face de ce livre.
Cette analyse de la Société ouverte est passionnante et amène l’auteur à nous faire réfléchir sur les grands mouvements idéologiques qui secouent nos sociétés depuis si longtemps, le communisme ; le conflit entre Sparte et Athènes ; comment d’après Carl Schmitt, l’impérialisme économique sait se draper d’atours humanistes pour arriver à ses fins.
Ce livre est une mine d’or pour ceux qui cherchent des outils pour défendre, non des sociétés qui seraient fermées par simple opposition dialectique mais des sociétés suffisamment fortes et stables pour n’accepter de chaque modernité qui passe par là que ce qui est vraiment choisi en conscience, en prenant le temps de l’expérimentation à l’échelle des générations.
Je vous laisse découvrir au fil des pages, l’incroyable réseau Soros, ses complicités à haut niveau, dans les universités, les médias, les liens avec le marxisme culturel, ses origines juives. Je finirai par quelques mots sur la naissance de la cybernétique dans les mêmes années qui constitue un outil socio-technique pour décomposer et recomposer le corps social, l’intuition fondatrice de l’ingénierie sociale, où l’homme n’est plus qu’un système auto-régulé, une suite de commandes pour obtenir un comportement global. Vous pouvez utilement regarder ce film cité par l’auteur : Das Netz – La construction des Unabombers en référence à Ted Kaczynsky.
Anomie [« ανομία » provient du grec « α » (négatif) et « νόμος », loi ou principe] est le contexte dans lequel les lois et les principes font défaut, et en occurrence aussi les règles, la foi accordée aux traités, à la parole donnée…
Dans un texte publié le 21 octobre 2015, j’avais décrit quelques critiques à l’égard de la pensée occidentale actuelle : le manque de modestie ; le manque d’ambition ; la peur de la confrontation ; le manque de respect envers soi-même. J’aimerais ajouter un point. Il s’agit de l’incapacité complète de reconnaître qu’on est une société faible.
Le 13 mai, une fuite dans le New York Times déclenchait la menace d’envoyer des « troupes contre l’Iran » :
L'armée américaine étudie un plan de déploiement de 120 000 soldats au Moyen-Orient alors que les tensions avec l'Iran s'intensifient - NYT/Business Insider, 13 mai.
Le déploiement de 120 000 soldats est la troisième option. Ce nombre est trop élevé pour une attaque aérienne et maritime et trop faible pour une attaque terrestre, c'est-à-dire une invasion de l'Iran. La publication d’une troisième option est probablement faite pour lutter contre une telle décision.
À quelques jours d’une échéance électorale concernant l’institution dans laquelle notre pays a été enfermé, quand chaque semaine amène son lot de tromperie et de désillusion, il est bon de se souvenir qu’il a existé des personnes pour lesquelles l’intérêt du pays passait avant tout.
Voici une série de citations du Général de Gaulle extraites du livre C’était de Gaulle écrit par Alain Peyrefitte .
Comment ne pas saluer bien bas la clairvoyance de cette personne dont les jugements sont encore valables 60 ans après avoir été émis.
Par James Howard Kunstler – Le 13 mai 2019 – Source kunstler.com
Le public américain, gavé de Mueller, attentif, troublé et désorienté pourrait trouver les pourparlers commerciaux américano-chinois aussi intéressants qu’un report, dû à la neige, d’un match entre Lyon et Saint-Étienne, mais l’échec des négociations de vendredi pourrait être marqué par les historiens comme le jour où l’économie mondiale a trépassé.
Par Chris Hamilton – Le 16 avril 2019 – Source Econimica
Le problème
La Fed et les principales banques centrales croient qu’elles luttent contre une spirale déflationniste qui les met constamment en échec pour atteindre leurs cibles d’inflation. Mais en vérité, leurs politiques malavisées contribuent à une spirale de dépeuplement. Elles imposent des taux d’intérêt bas qui ne font qu’exacerber la surcapacité pour une base de consommateurs dont la croissance ralentit rapidement. L’argent bon marché provoque une appréciation rapide des actifs, sauf celle des salaires. Les détenteurs d’actifs (principalement les gens les plus âgés et les plus riches) en récoltent les fruits tandis que ceux qui ont peu ou pas d’actifs (jeunes, pauvres, ceux en âge de procréer) paient des loyers plus élevés, des assurances, des soins médicaux, des études, etc. Cette pression inflationniste inéquitable pousse les taux de natalité à des creux sans précédent et réduit la demande actuelle et future … et c’est d’autant plus vrai avec cette médecine « moderne » qui a tendance à rendre le patient malade.