Par Nicolas Bonnal – Juin 2019 – Source nicolasbonnal.wordpress.com
L’expression parc humain vient de l’incertain Sloterdjik, néo-penseur allemand des nullissimes nineties, aujourd’hui bien oublié. Elle me paraît pourtant bonne. Pour savoir comment nous avons été domestiqués par le marché et par l’étatisme moderne, on relira les classiques que je n’ai cessé d’étudier ici-même : Debord, Mattelart, Marx, Heidegger, Tocqueville et bien sûr Platon (le chant VIII j’allais dire, de la République, qui précise comment on ferme les âmes, pour retourner l’expression du bon maître Allan Bloom). Parfois un contemporain comme l’historien américain Stanley Payne résume très bien notre situation de résignés, d’anesthésiés et de petits retraités de l’humanité. Comme dit l’impayable Barbier, les retraités ont pardonné à Macron. Alors…
Il y a treize mois, les États-Unis lançaient une guerre économique totale contre l’Iran. Ils voulaient la capitulation du pays. Maintenant, l’Iran a décidé de répondre de la même manière. Il mènera une campagne de pression maximale sur les intérêts économiques américains jusqu’à ce que l’administration Trump admette sa défaite. Le transport maritime au Moyen-Orient deviendra bientôt très dangereux. Le prix du pétrole va grimper en flèche. Trump sera piégé entre deux alternatives, mais il n’aimera ni l’une ni l’autre.


Nous savons tous que les néocons sont de loin le groupe de sponsors le plus important et le plus influent des guerres d’agression américaines. Ce sont eux qui ont exercé le plus de pression pour l’invasion de l’Irak, et ce sont eux qui, pendant des décennies, ont tenté toutes les combines possibles pour entraîner les États-Unis dans des actes d’agression contre l’Iran. En fait, en termes de droit international, les néocons pourraient être considérés comme un gang international de criminels de guerre. 


