Par Ron Unz – Le 9 Août 2021 – Source Unz Review
J’ai grandi en fin de période guerre froide et, si la possibilité d’une guerre nucléaire était considérée comme effrayante, elle n’était pas impensable, faisait même l’objet d’innombrables films et récits et les arsenaux américains et soviétiques était régulièrement comparés dans les journaux et les magazines.
Par contre, une guerre biologique semblait effectivement impensable. En 1969, le président Richard Nixon avait ordonné la destruction de l’ensemble de notre arsenal de guerre biologique et avait aussitôt signé un traité international avec ses homologues soviétiques pour interdire ces armes horribles. La dissémination d’organismes biologiques mortels et autoreproducteurs qui ne respectaient aucune frontière nationale présentait évidemment des risques particulièrement dangereux, et je comprenais aisément pourquoi de telles armes ne pourraient jamais être utilisées au combat, surtout par notre propre gouvernement.
Le gouvernement dépend, essentiellement, de la confiance. Son pouvoir repose sur l’idée que l’application des édits émis par la pression publique et le maintien de l’ordre est incontestable.

On écrit beaucoup de bêtises sur l’Afghanistan en Grande-Bretagne et aux États-Unis. La plupart de ces absurdités cachent un certain nombre de vérités importantes.
Nombreux sont les pays du monde qui n’adhèrent pas à la culture de victimisation étasunienne, consistant à glorifier quiconque se présente comme victime dès lors qu’il n’aura pas réussi à atteindre ses objectifs.

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