Biden voulait avoir la possibilité d’entrer – et de sortir – de l’Accord à volonté.
Par Alastair Crooke – Le 31 octobre 2021 – Source Al Mayadeen
Trita Parsi, commentatrice de premier plan sur l’Iran, jette un nouvel éclairage sur les raisons pour lesquelles les pourparlers de Vienne sur un retour à l’accord nucléaire (le JCPOA) traînent en longueur : les grands médias occidentaux se sont empressés de suggérer que la lenteur de la reprise des pourparlers s’explique par le scepticisme de la nouvelle administration iranienne à l’égard de la sincérité de Washington quant à l’obtention d’un résultat permettant une levée significative des sanctions. Deuxièmement, il a été largement allégué que l’équipe de Raïssi a traîné les pieds, afin d’accumuler plus de leviers de négociation avant le prochain cycle de tractations à Vienne. Il semble que tout cela soit faux. Continuer la lecture
Par
Confrontés à ce nouveau concept, né des théories monétaires de Milton Friedman, les banquiers centraux se sont tout d’abord montrés circonspects. Puis, devant le refus des gouvernements de ne pas accroître des déficits budgétaires déjà élevés pour enrailler la récession née de la crise des subprimes, ils s’y sont ralliés, puis y ont pris goût en raison du pouvoir qu’ils en tiraient au point de créer une situation économique et financière dont personne ne sait comment s’en sortir. Plusieurs personnes ont proposé des solutions dont Saule Omarova, future directrice du prestigieux Office of the Comptroller of the Currency, Mark Carney, ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre, Michael Hudson, spécialiste des questions monétaires internationales, et Stéphanie Kelton, ancienne économiste en chef du Comité budgétaire du sénat. Avant d’étudier leurs propositions, examinons la politique monétaire des banques centrales ces dernières décennies et leurs conséquences sur l’économie pour cerner le problème.
S’il y a une chose qui est évidente pour tous, c’est que l’UE et l’OTAN tiennent un langage vis-à-vis de la Biélorussie et un autre vis-à-vis de la Russie. Par exemple, l’UE vient de décider d’imposer un cinquième train de sanctions à la Biélorussie, mais sa déclaration officielle ne mentionne pas du tout Aeroflot, la Russie ou Poutine. Bien sûr, les politiciens occidentaux font toutes sortes de bruits et de déclarations grandiloquentes sur Poutine et la Russie, mais ce ne sont que des paroles en l’air. Ils peuvent aboyer contre la Russie tant qu’ils veulent parce qu’ils savent que la Russie se moque éperdument du bruit, d’autant que les Russes comprennent parfaitement que l’Occident ne peut rien faire, même théoriquement, contre la Russie, car elle est tout simplement trop puissante.



