Par M. K. Bhadrakumar − Le 15 mars 2022 − Source Indian Punchline

Un tournant : Les forces spéciales russes sont entrées dans la ville portuaire industrielle stratégique de Marioupol, sur la côte de la mer Noire.
Après avoir considérablement dégradé les capacités militaires de l’Ukraine, la Russie est prête à intensifier l’opération spéciale menant à la victoire finale. Moscou a donné des signaux dans ce sens.
Le signal le plus significatif est venu du porte-parole du Kremlin, Dmitri Medvedev [Sans doute M. Peskov, NdT], qui a déclaré lundi : « La Russie dispose d’un potentiel suffisant pour mener l’opération militaire spéciale en Ukraine. L’opération se déroule conformément au plan initial et sera achevée à temps et dans son intégralité. »
Récemment, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a choqué les marchés en tenant des propos étonnamment belliqueux lors de sa conférence de presse sur la politique monétaire.

La grande nouvelle du jour est que les forces russes ont finalement décidé de, disons, changer de rythme et, de l’avis général, l’intensité du barrage d’artillerie, de bombardements aériens et de missiles qui a frappé les forces ukrainiennes dans la ville d’Avdeevka a été absolument sans précédent et, à la suite de ce barrage, les forces de la LDNR ont fait une percée de 8 kilomètres dans ce secteur le plus lourdement défendus de tout le théâtre d’opérations. La 95e brigade aéromobile ukrainienne (l’une des unités les plus aptes au combat de l’armée ukrainienne) défendait ce secteur. Selon les rapports, toute cette brigade a été pratiquement anéantie.
Réponse longue : permettez-moi de vous emmener sur un très court chemin de mémoire, de 16 jours seulement, à partir du 22 février 2022. Ce jour-là, la majorité des forces ukrainiennes étaient massées au cœur des territoires des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk – deux îlots peuplés de Russes, dont de nombreux détenteurs de passeports russes. Les forces ukrainiennes étaient à portée de frappe de leurs capitales et (comme le prouvent des documents officiels récemment obtenus) planifiaient une attaque générale contre elles. Cela aurait été un acte de génocide que la Russie n’aurait eu d’autre choix que d’essayer d’arrêter.
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