Pendant que l’Orient construit, l’Occident essaye de détruire


F. William Engdhal

F. William Engdhal

Par F. William Engdahl le 28 décembre 2015 – Source New Eastern Outlook

Ces derniers mois, je ressens de plus en plus que notre époque s’éloigne des perspectives de guerres sans fin, même si cela parait encore difficile à croire. Ne vous méprenez pas, je n’annonce pas la fin définitive des guerres. Mais l’énergie et la dynamique guerrières sont en train de changer. Dans une frénésie d’auto-suffisance le soi-disant monde occidental jette vaisselle, couverts, casseroles et rouleau a pâtisserie, tout ce qui peut tomber sous ses mains sanguinolentes, comme un enfant gâté faisant une crise de colère gargantuesque. Tout cela pour tenter de nier une réalité dans laquelle il perd un peu plus de contrôle à chaque instant.

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La lune de miel européenne de l’Otan est-elle au bord du gouffre ?


Par Robert Bridge – Le  

Des forces armées des pays de l'OTAN

Des forces armées des pays de l’Otan © Michael Dalder / Reuters

Sans précédent : la Pologne et l’Allemagne s’opposent à l’Otan. Seraient-ce les premières ruptures précédant un tournant stratégique majeur de l’Europe ? Robert Bridge, écrivain et journaliste américain, présente son analyse.

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L’Otan cherche la destruction de la Russie depuis 1949 – 3/4


Par Gary Leupp – Le 25 décembre 2015 – Source CounterPunch

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Note du Saker Francophone

Ce texte a été traduit par un nouveau venu dans l'univers francophone de la ré-information, le site https://beerblogsite.wordpress.com qui nous a proposé spontanément sa collaboration sur les aspects géopolitiques. L'article, de taille, est découpé en 4 parties. La 3e partie partie retrace l'histoire de l’Afghanistan jusqu'au premier coup d’éclat d’un certain Vladimir Poutine.

Partie 1Partie 2

Comment la Guerre Froide a encouragé l’islamisme radical

Bien sûr, les États-Unis, qui ont fait leurs valises et sont partis après le retrait soviétique, laissant les Pakistanais avec un problème massif de réfugiés et l’Afghanistan dans le chaos, ont saigné les Soviétiques et quiconque osait s’allier avec eux. Et, sûrement, cette expérience contribua à la réalisation du vœu le plus cher de Brzezinski : l’écroulement de l’Union Soviétique.

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Le Congrès américain approuve à contrecoeur la réforme des quotas du FMI

Par Ariel Noyola Rodríguez – Le 21 décembre 2015 – Source Russia Today

Apparemment 2015 marque le début de la révolution au sein du FMI. Tout d’abord, l’inclusion du yuan dans le DTS est approuvé, le panier de devises créé en 1969 pour servir à compléter les réserves officielles des pays membres. Et maintenant, grâce à l’approbation du Congrès, le FMI va enfin mettre en œuvre la réforme du système de quotas de représentation, ce qui augmentera le poids de la Chine et d’autres puissances émergentes dans la prise de décision, au détriment des pays du continent européen. Cependant, il est encore prématuré de conclure qu’il s’agit d’un changement radical dans l’équilibre des pouvoirs au sein du FMI : les États-Unis conservant leur droit de veto.

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Vous voulez la guerre ?
La Russie est prête pour la guerre…


… mais elle n’en veut pas – les États-Unis, l’Otan et la Turquie, cependant, se comportent souvent comme s’ils la voulaient. Sont-ils prêts ?

«...Depuis la mi-2014, le Pentagone a effectué toutes sortes de jeux de guerre – jusqu'à seize fois, selon différents scénarios – opposant l'Otan à la Russie. Tous les scénarios étaient favorables à l'Otan. Toutes les simulations ont donné le même vainqueur : la Russie.» Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 17 décembre 2015 – Source Russia Insider

Personne n’a besoin de lire Zbigniew-Grand-Échiquier-opus 1997-Brzezinski pour savoir que la politique étrangère des États-Unis tourne autour d’un thème antédiluvien simple : éviter − par tous les moyens − l’émergence d’un pouvoir (ou de pouvoirs), capable(s) de peser sur les fanfaronnades unilatérales de Washington, non seulement en Eurasie, mais à travers le monde.

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La Syrie va-t-elle connaitre le destin de la Libye, pays qui n’existe plus ?

Préambule

Lorsque l’équipe de France de football gagne un match le pays entier se sent fier, mais lorsqu’une décision politique du gouvernement français a des effets catastrophiques personne ne se sent responsable. De plus les deux principaux instigateurs de la catastrophe libyenne, BHL et Sarkozy, continuent impunément à se promener sur les plateaux télévisés, où les journalistes ne les confrontent jamais à leurs erreurs criminelles ; l’un deux a même le toupet de briguer de nouveau l’investiture suprême sans rencontrer beaucoup de résistance. La France et les Français ne connaissent-ils donc pas la honte ? Le peuple français est-il donc si complice ? Ou alors est-il, tel un junkie, complètement déconnecté de la réalité et totalement apathique ?

Le Saker Francophone

Le 8 décembre 2015 – Source sputniknews

Students march in Green Square in Tripoli, Libya in 1986

© AP Photo/ John Redman

La Libye, largement décrite par des médias complices comme étant la dictature militaire de Kadhafi, a été détruite avec succès en 2011 pour préparer le chemin vers une vraie démocratie. Alors que maintenant les mêmes médias demandent à ce que le président Assad de Syrie soit renversé lui aussi, jetons un coup d’œil à ce que la Libye a perdu et qu’elle n’aura plus.

Contrairement à la croyance populaire, la Libye, que les médias décrivaient comme la dictature militaire de Kadhafi, était en réalité le pays le plus prospère d’Afrique.

Selon le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), avant la campagne de bombardement occidentale en 2011, elle avait l’index de développement humain le plus élevé, le PIB par habitant le plus élevé, le taux de mortalité infantile le plus bas et celui d’espérance de vie le plus haut de toute l’Afrique.

Selon un rapport du PNUD de 2010, l’espérance de vie à la naissance était de 74,5 ans, le taux d’alphabétisation adulte de 88,4%, le taux brut de scolarisation de 94,1%, faisant de la Libye un pays à haut niveau de développement humain dans la région du Moyen Orient et de l’Afrique.

A woman mourns for the Egyptian Coptic Christians captured in Libya and killed by militants affiliated with the Islamic State group, outside of the Virgin Mary church in the village of el-Aour, near Minya, 220 kilometers (135 miles) south of Cairo, Egypt, Monday, Feb. 16, 2015

Une femme pleure la mort des chrétiens coptes tués par EI en Libye de el -Aour le 16 février 2015

«Pendant le bombardement de la Libye par l’OTAN, les journaux occidentaux ont oublié, de manière bien commode, de mentionner que les Nations Unies venaient  de terminer un long dossier louant les réalisations de M. Kadhafi dans le domaine des droits humains», écrit le professeur Garikai Chengu, un professeur spécialiste du Moyen-Orient a l’université de Harvard, dans un article de Foreign Policy Magazine datant de 2013.

«Le rapport des Nations Unies louait la Libye pour son amélioration de la protection juridique de ses citoyens, faisant des droits de l’homme une priorité, améliorant les droits des femmes, l’accès à l’éducation et à la propriété foncière. Durant l’ère Kadhafi l’accès à la propriété foncière était considéré comme un droit humain. En conséquence il n’y avait quasiment pas de personne sans toit ou dormant sous les ponts», ajoute-t-il.

Libyan military soldiers check on an area asLibyan military soldiers check on an area as they battle with Islamic extremist militias in Benghazi, Libya, Thursday, Oct. 30, 2014.  they battle with Islamic extremist militias in Benghazi, Libya, Thursday, Oct. 30, 2014.

Des militaires libyens en lutte contre les extrémistes islamistes à Benghazi © AP PHOTO/ MOHAMMED EL-SHEIKHY

Et le nombre de gens vivant dans la pauvreté y était plus faible qu’aux Pays-Bas.

«Combien de maisons et de ponts libyens ont été détruits par les bombardements de l’Otan ?», se demande alors l’auteur.

 

Libyan women raise red cards during a protest against the national unity government proposed by United Nations envoy Bernardino Leon on October 9, 2015 in Tripoli's central Martyrs Square.

Des femmes libyennes protestent à Tripoli en octobre 2015 contre le gouvernement proposé par les Nations Unies

Un domaine où le conseil des Nations Unies pour les droits humains a particulièrement loué Kadhafi a été celui des droits des  femmes, précise-t-il. «A la différence de nombreuses autres nations du monde arabe, les femmes en Libye avait le droit à l’éducation, le droit de travailler, de divorcer, d’être propriétaire et d’avoir un revenu.»

«Une des premières lois mises en place par Kadhafi dès 1970 a été celle qui garantissait un salaire égal pour un travail égal, seulement quelques années après qu’une même loi soit passée aux États-Unis.»

«De plus, les mères libyennes au travail bénéficiaient d’avantages spéciaux tels que des primes pour chaque enfant, des garderies gratuites, des centres de soins gratuits et la retraite à 55 ans.»

L’éducation dans la Libye de Kadhafi

«Dans la Libye de Kadhafi, l’éducation était un droit humain et était gratuite pour tout les Libyens. Si un Libyen ne trouvait pas de travail après avoir obtenu son diplôme, l’État lui versait l’équivalent d’un salaire moyen de sa profession», nous explique Chengu.

«N’est ce pas ironique que les États-Unis aient bombardé la Libye pour soi-disant répandre la démocratie alors que précisément l’éducation devient de plus en plus un privilège en Amérique, n’est plus un droit, et se termine le plus souvent par un fort endettement ?» se questionne-t-il.

Si un enfant talentueux du pays le plus riche du monde ne peut se permettre d’aller dans les meilleures écoles, nous explique-t-il, alors la société a manqué à son devoir vis-à-vis de cet enfant. En fait, pour la jeunesse du monde entier, l’éducation est un passeport pour la liberté. Donc un pays qui fait payer cher un tel passeport n’est libre que pour les riches, pas pour les pauvres.

Les Libyens ne profitaient pas seulement d‘une éducation et d’un système de santé gratuits, ajoute l’auteur, ils bénéficiaient aussi de l’électricité gratuite et de prêts à taux zéro. Le prix de l’essence tournait autour de 0,14$ le litre et 40 miches de pain coûtaient 0,15$ seulement.

Avec ces chiffres en tête, voici quelques extraits du rapport sur la Libye de Human Right Watch en 2015, qui montre clairement comment ce pays autrefois prospère a sombré dans le chaos.

«Les combats ont causé d’immenses destructions de propriétés, de civils blessés ou morts. Environ 400 000 personnes ont été déplacées dont 100 000 résidents de Tripoli. Plus de 150 000 personnes, dont les étrangers, ont fui le pays. La plupart des ambassades étrangères, les Nations Unies, la Croix-Rouge internationale et les autres agences internationales ont retiré leurs employés et fermé leurs missions en juillet», selon ce rapport.

«Les milices attaquent, menacent, assaillent ou détiennent arbitrairement les journalistes, les juges, les activistes, les politiciens et les citoyens ordinaires en toute impunité. Le manque de protection pour le système judiciaire a entrainé la disparition quasi-totale de la justice dans des villes comme Tripoli, Benghazi, Sebha et Derna.»

«Le manque de contrôle aux frontières et les combats entre tribus ont aggravé la situation sécuritaire, permettant trafic d’humains, de drogues et d’armes en continu à travers les frontières avec le Tchad, le Soudan, l’Égypte et l’Algérie.»

«Le système judiciaire libyen a subi de sérieux revers. Les milices attaquent les juges, les procureurs, les avocats et les témoins, entrainant la fermeture des tribunaux et des bureaux de procureurs à Benghazi, Derna, Sirte et Sebha et le quasi effondrement du système judiciaire. Le ministère de la justice à Tripoli a fermé en juillet à cause des combats.»

«A cause de l’effondrement de la loi et de l’ordre, et du climat d’impunité régnant, les femmes continuent à souffrir de discrimination. Des groupes armés imposent des restrictions aux femmes basées sur leurs croyances idéologiques. Des gardes harassent les étudiantes des universités de Tripoli qui refusent de porter le voile. D’autres sont harcelées alors qu’elles essayent de sortir de Libye sans un gardien masculin

Un nombre record de migrants et de demandeurs d’asile s’embarquent dans une périlleuse traversée de la Libye vers l’Europe, dont 60 000 ont atteint l’Italie rien qu’en 2014. Les opérations de sauvetage de la marine italienne, Mare Nostrum, ont sauvé environ 100 000 personnes embarquées sur des bateaux inadaptés, mais au moins 3 000 personnes ont péri en mer.

Le professeur Garikai Chengu fait remarquer que l’Occident a démontré que des marchés totalement dérégulés et des élections authentiquement libres ne peuvent cohabiter

«L’avidité organisée gagne toujours contre des démocraties désorganisées. Comment le capitalisme et la démocratie peuvent-ils cohabiter alors que le premier concentre richesse et pouvoir dans les mains de quelques uns pendant que la deuxième cherche à répartir richesse et pouvoir entre tous ?»

Donc, s’il n’est pas trop tard, les États-Unis devraient laisser la Syrie tranquille pour qu’elle puisse décider elle-même comment répartir le pouvoir économique parmi les démunis plutôt qu’entre quelques privilégiés.

Muammar Gaddafi

Syrte était la ville d’origine de Khadaffi. Il a été assassiné par l’Otan en 2011

Traduit par Wayan, édité par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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L’Otan va dans le mur en Syrie, c’est écrit… sur le mur


Le nouveau plan : donner le contrôle de la Syrie du Nord aux rebelles modérés anti-Assad (dominés par al-Qaïda) et tolérer ISIS battu mais consolidé dans l’ouest du pays


Par Pepe Escobar – Le 15 décembre 2015 – Source Russia Insider

Les Services de renseignement russes, FSB, SVR et GRU, en décryptant toutes les bonnes connexions, ne peuvent pas s’empêcher de conclure que Washington laisse la guerre froide 2.0 dégénérer jusqu’au point d’ébullition.

Mettez-vous à la place des Services de renseignement russes arpentant l’échiquier géopolitique.

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Neuvième semaine de l’intervention russe en Syrie : l’Empire contre-attaque


«Voilà cinquante ans, les rues de Leningrad m’ont appris une leçon, si le combat est inévitable, frappez le premier»

Vladimir Poutine


2015-09-15_13h17_31Par le Saker original – Le 5 décembre 2015 – Source thesaker.is

Vu le succès remarquable de l’intervention russe en Syrie, du moins jusqu’à présent, ce n’aurait pas dû être une surprise que l’Empire anglosioniste contre-attaque. La seule question était de savoir comment et quand. Nous connaissons aujourd’hui la réponse. Continuer la lecture

A quel jeu se jouera l’avenir de l’Eurasie entre la Chine et les US ? Aux échecs ou à la bataille navale?


Les Routes de la soie, les trains de nuit et la troisième révolution industrielle chinoise, quand Xi Jinping a la révélation de Jeremy Rifkin.

par Pepe Escobar

Préambule de Tom Engelhardt

A Washington, le ton monte, vif et furieux. Les Freedom Fries sont une chose du passé et tout le monde est d'accord sur la nécessité de soutenir la France (et plus ou moins rien de plus). Maintenant, les désaccords s'aiguisent sur l'opportunité d'intensifier marginalement l'utilisation de la puissance militaire américaine en Syrie et en Irak ou d'aller à la guerre grand format en envoyant des troupes. Le rédacteur en chef du journal néocon Weekly Standard, Bill Kristol, réclame déjà 50 000 hommes pour prendre la capitale de État islamique Raqqa. Candidat à la présidentielle, le sénateur républicain Lindsey Graham – qui a exhorté, depuis des mois, pour que 20 000 soldats de plus soient envoyés dans la région – propose cette analogie sportive éclairante : «Je veux un match à l'extérieur avec ISIL, pas un match à domicile. Je tiens à les combattre dans leur arrière-cour.»

Et n'oubliez pas la discussion sur le banc de touche, de plus en plus en colère, à propos du plan de l'administration Obama d'accueillir dans le pays 10 000 réfugiés syriens, soigneusement sélectionnés pour une durée maximale de deux ans. Des propositions alternatives demandent la mise en place de plusieurs procédures encore plus sévères, des contrôles sans fin pour assurer que peu d'entre eux peuvent le faire, permettant seulement aux Syriens chrétiens certifiés craignant Dieu de s'installer – un grand hourra pour le choc des civilisations –, laissant les musulmans pourrir en enfer, ou tout simplement en bloquer un maximum.
Dans une telle atmosphère de rancœur et de faucons va-t-en guerre purs et durs, il est de plus en plus difficile de se souvenir à quoi pouvait bien ressembler un monde plus paisible. Voilà pourquoi le journaliste itinérant de TomDispatch, Pepe Escobar, qui parcourt l'Eurasie, en particulier la région qu'il a depuis longtemps surnommée Pipelineistan, est comme une bouffée d'air pur. Il nous rappelle qu'il y a encore des endroits où les gens parlent – gasp! – de construction d'infrastructures sur une grande échelle, et pas de les laisser tomber en ruine faute de financement ; endroits où les dirigeants ont envie de réfléchir à la façon d'unifier le monde grâce à l'échange, et non pas de les ramener à l'âge de pierre par l'intermédiaire de la puissance aérienne et des drones. Peut-être que c'est uniquement la différence entre vivre au cœur d'un pouvoir en devenir, plutôt qu'en déclin.

L'intérêt de Pepe Escobar se porte sur la Chine et, ne vous méprenez pas, ce pays n'est pas de la tarte. Même s'il n'est pas, et de loin, au niveau américain, l'argent pleut à verse pour l'armée, et le pays joue des coudes avec ses voisins dans les eaux environnantes, comme vous pouvez l'attendre d'une puissance régionale exhibant ses muscles. Pourtant, il y a un rêve que ses dirigeants sont en fait heureux de promouvoir et qui n'est pas un rêve guerrier dans un monde de plus en plus fortement militarisé. Cela, en soi, devrait compter pour quelque chose. Mais laissons Pepe Escobar nous expliquer en détails ce rêve chinois à temps-plein de la construction d'une Eurasie, qui aurait en d'autres temps et en d'autres lieux, vraiment résonné comme un rêve américain.

Tom Engelhardt

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Une initiative des BRICS dans la guerre de l’information


Un forum de médias des BRICS pour mettre en place une plate-forme commune d’information


Le 29 novembre 2015 – Source agence de presse Xinhua

Forum des dirigeants des principaux médias des BRICS, Moscou le 8 octobre 2015 (Xinhua/Dai Tianfang)

Les dirigeants des médias russes attendent le premier sommet des médias des BRICS, qui débute mardi prochain à Pékin, pour discuter d’une meilleure coordination de leurs activités, la mise en place d’une plate forme commune de l’information et les meilleurs moyens de faire face aux défis actuels.

«Je salue l’excellente initiative de l’agence de presse Xinhua d’organiser un tel sommet. Les médias des pays des BRICS y trouveront de nouvelles opportunités de collaboration et de partenariat, en profiteront pour renforcer leurs relations ou en créer de nouvelles», a déclaré Mikhail Gusman, directeur général de l’agence de presse TASS, à Xinhua.

«TASS, comme l’agence Xinhua, font en permanence attention de rapporter les différents aspects des BRICS et ce depuis le début de la formation de ce bloc», ajoute-t-il.

Il appelle à la mise en place de contacts permanents entre les organisations médiatiques des BRICS et a renforcer ces contacts au moyen de rencontres bilatérales et multilatérales.

Drapeaux des BRICS – Brésil, Inde, Russie, Chine et Afrique du Sud (image AFP)

Sur le thème Innovation, développement, coopération et confiance, le sommet réunit 25 organisations médiatiques venant du Brésil, de Russie, d’Inde, de Chine et d’Afrique du Sud.

Sur une initiative et sous l’accueil de Xinhua, le sommet est rejoint par la Brazil Communication Company, la Russia Today International News Agency, l’Hindu Group, et les South Africa Independent Media.

Étant donné les importants changements dans le domaine des technologies de l’information et l’essor apporté par internet, les pays des BRICS devraient avant tout renforcer leurs échanges d’information, selon Dmitry Kiselev, le directeur de Russia Today.

Pavel Negoitsa, le directeur général de Russian Gazette, enjoint les journalistes des BRICS à étendre les contacts personnels entre eux pour élargir les points de vue et améliorer la compréhension mutuelle.

Il a aussi parlé de la création d’une banque de médias des BRICS pouvant offrir des informations sous forme de textes, photos et vidéos.

Les pays des BRICS partagent le désir de renforcer leur puissance économique et d’améliorer le bien être de leurs citoyens, affirme Gusman.

Les médias devraient couvrir l’activité des autres pays des BRICS d’une manière plus large, profonde et objective, fait-t-il remarquer.

Une coopération, bénéfique pour tous, des organisations médiatiques est nécessaire à l’intérieur des BRICS non seulement pour faciliter le journalisme mais aussi pour casser la domination des médias occidentaux.

Pour cela les médias des BRICS devraient améliorer la qualité de leurs produits et établir plus de contacts avec des pays ayant des points de vue différents, souligne Negoitsa, tout en appelant chaque pays à abandonner les confrontations idéologiques dans le domaine de l’information.

C’est un effort à long terme, mais qui en vaut la peine, pour que les médias proposent plus d’articles sur les différents aspects de la société civile plutôt que de se focaliser seulement sur des sujets purement politiques ou militaires, selon Negoitsa.

Traduit par Wayan, édité par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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