Par Salman Rafi Sheikh − Le 23 mai 2022 − Source New Eastern Outlook
Les pays de l’ANASE
Le sommet États-Unis-ANASE [Association des Nations d’Asie du Sud Est. Indonésie, Malaisie, Thaïlande, Vietnam, Cambodge, Myanmar, Philippines, Laos, Brunei, Singapour, NdT] qui s’est tenu récemment à Washington était censé répondre à ce qu’un responsable de l’administration Biden a appelé la nécessité d’« intensifier notre stratégie [américaine] en Asie du Sud-Est » contre la Chine. La logique sous-jacente de cette politique d’engagement accru des États-Unis envers l’ANASE est un réalignement plus stratégique de la politique étrangère de cette dernière avec Washington à un moment où la recherche d’alliés par les États-Unis contre leurs concurrents stratégiques – la Russie et la Chine – est, depuis la fin de la guerre froide, à son apogée.
Assistons-nous à un point d’inflexion dans le conflit sur l’Ukraine, dont un nombre croissant de législateurs américains nous disent qu’il s’agit, en réalité, d’une « guerre » des États-Unis contre la Russie ? Ce que cela signifie n’est pas clair, mais cela ressemble à la mise en place d’un scénario pour une éventuelle escalade militaire. Mais une escalade militaire est-elle encore envisageable ?

Les États-Unis ont depuis longtemps démontré à la communauté mondiale leur mépris des réglementations internationales, ainsi que leur volonté de déclencher une guerre en utilisant des armes de destruction massive partout dans le monde. C’est ce que les Américains ont fait au Japon, lorsqu’ils ont largué des bombes nucléaires sur les civils à Hiroshima et Nagasaki en août 1945. Par la suite, de nombreux autres incidents ont été documentés et rapportés aux Nations unies, impliquant l’utilisation d’armes chimiques et bactériologiques par les États-Unis contre leurs opposants, non seulement en Corée, mais aussi dans d’autres régions du monde. Ainsi, au cours de la période allant de 1949 à 1988, l’Union soviétique a soumis à l’ONU des preuves concernant 13 faits d’utilisation, à grande et petite échelle, d’armes de destruction massive par les États-Unis. En voici quelques-uns.
Il n’est pas exagéré de dire que l’effondrement lui-même a déjà eu lieu et que nous n’avons simplement pas encore ressenti toute la force brutale de l’onde de choc qui accélère vers nous. Ce processus est comparable à une rupture tectonique dans la croûte terrestre sous l’océan. Le choc s’est produit et un tsunami se forme. Il frappera le front de mer avec des conséquences dévastatrices et ce n’est qu’en perdant l’habitude de vivre dans l’instant présent que les personnes sur la plage auront une chance de se mettre à l’abri avant qu’il ne soit trop tard. 