Par Andrew Korybko – Le 7 novembre 2018 – Source orientalreview.org
Le Canada a accepté sur son sol plus de 100 soi-disant « Casques blancs » en provenance de Syrie. Souvent décrite comme composée de « volontaires civils neutres » et de « secouristes humanitaires », cette organisation est en réalité liée à des groupes terroristes, comme les journalistes d’investigation Vanessa Beeley et Eva Bartlett l’ont prouvé. Que le Canada leur déroule le tapis rouge est donc une décision prêtant particulièrement à controverse, surtout si l’on considère sa querelle récente avec l’Arabie saoudite, accusée par le Canada de violer les droits de l’homme.
Il apparaît ici au grand jour que le Canada applique une hiérarchie sur les entités ne respectant pas les droits de l’homme, ou à tout le moins que le pays ne considère le respect des droits de l’homme comme critère que quand ça l’arrange politiquement. Trudeau, le premier ministre, est un Libéral-globaliste, qui, loin de prendre des décisions indépendantes, fait au contraire tout son possible pour épouser l’esprit du temps idéologique à tout moment : le recul nous permet d’affirmer qu’il a donc agi contre les Saoud parce qu’il avait l’impression que c’était l’action « populaire » du moment, et qu’il a ensuite accueilli les « Casques blancs » exactement pour la même raison.

Des membres des Casques blancs syriens sont évacués avec leur famille du sud de la Syrie par Israël, lors d’une opération humanitaire exceptionnelle, qui s’est déroulée dans la nuit du 22 juillet 2018
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Nous en savons maintenant un peu plus au sujet de la version de la famille S-300 que les Russes ont livrée aux Syriens : les Russes ont converti un certain nombre de systèmes S-300PM et S-300P2 en version d’exportation S-300PMU-2 « Favorit » qui, soit dit en passant, est aussi la version que la Russie a livrée aux Iraniens et aux Chinois. Ce système utilise le missile 48N6E2 et a une portée officielle de 195 km. Je vais ignorer le reste des détails techniques et simplement dire qu’il s’agit d’une modification récente dotée d’excellentes capacités. Toutes les rumeurs selon lesquelles la Russie fournirait une version obsolète du S-300 sont désormais fausses – comme d’habitude.
Il va sans dire que le pétrole a été au centre du pouvoir militaire et de la vie économique de l’histoire moderne. Le contrôle du pétrole a été une source essentielle de pouvoir et de politique pendant la guerre froide. Le gouvernement américain avait même l’intention de ravager l’industrie pétrolière du Moyen-Orient dans le cas où l’ancienne Union soviétique en prendrait le contrôle. La CIA a appelé cela la « politique du déni ». Elle est née en 1948 pendant le blocus de Berlin : les puits de pétrole seraient bouchés, les stocks d’équipements et de carburant détruits, les raffineries et les pipelines mis hors d’état, pour éviter que l’URSS ne s’empare des ressources pétrolières du Moyen-Orient.
Au cours de la crise du rouble de 2014-2015, la Russie a annoncé, à la suite des sanctions américaines et européennes sur la réunification avec la Crimée, qu’elle commencerait à mettre en place un système de transfert financier électronique interne, une alternative à 