L’art comme arme de résistance à la brutalité coloniale illégale d’Israël


Par Wayan – Le 3 novembre 2015.

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Alors qu’une nouvelle génération de jeunes palestiniens prend de plus en plus conscience que le futur état palestinien n’est qu’un leurre avancé pas Israël pour gagner du temps et continuer à grignoter, barricader et ghettoïser le peu qui en reste, la frustration et la colère s’emparent d’eux.

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Voici une carte qui montre ce qui reste de la Palestine après 68 ans de grignotage bien planifié par Israël. Cette carte démontre l’impossibilité d’aboutir maintenant à un état palestinien viable. Il n’en reste plus qu’un archipel de bantoustans arabes dans une mer inamicale de murs de séparation, de check points, de villages de colons israéliens, de routes et de zones interdites.

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Une palestinienne tentant de démolir le mur de séparation israélien

Les habitants y subissent quotidiennement l’humiliation coloniale, un traitement discriminatoire et arbitraire et l’impossibilité d’envisager toute amélioration de leur condition politico-sociale.
Gaza est une prison à ciel ouvert enfermant 1,5 millions de personnes n’ayant le droit d’en sortir que sous des conditions draconiennes. Ce n’est pas leur propre gouvernement qui les y enferme mais une puissance étrangère occupante.

Carte des implantations de colonies israéliennes en Cisjordanie

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Les jeunes palestiniens en colère, des terroristes ou des résistants ? L’Onu a répondu régulièrement  à cette question depuis bientôt 50 ans

La presse israélienne, docilement suivie par la presse occidentale, s’évertue à poser l’étiquette terroriste sur ces jeunes palestiniens. Il serait donc bon de rappeler, afin de rééquilibrer le débat que :

La Résolution 2621 XXV, du 12 octobre 1970 des Nations Unies affirme « le droit inhérent des peuples colonisés à lutter par tous les moyens nécessaires contre les puissances coloniales qui répriment leur aspiration à la liberté et à l’indépendance.»

Cette légitimation du droit à la résistance est confortée par l’article 1er §4 du premier protocole additionnel de Genève du 08.06.1977 aux termes duquel, parmi les conflits armés internationaux, figurent ceux « dans lesquels les peuples luttent contre la domination coloniale et l’occupation étrangère et contre les régimes racistes dans l’exercice du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes…»

Résolution 37-43 des Nations Unies : « Tout peuple a le droit de résister à l’oppression, l’occupation, l’annexion ou colonisation par une force étrangère. Cette opposition légitime la résistance armée « .

La résistance palestinienne est donc légale face au droit international en cours aujourd’hui.

Car il faut aussi rappeler que la résolution 3236 de l’Assemblée générale de l’ONU du 22 novembre 1974, entre autres points :

Réaffirme les droits inaliénables du peuple palestinien en Palestine, y compris :
(a) Le droit à l’autodétermination sans ingérence extérieure ;
(b) Le droit à l’indépendance et à la souveraineté nationales ;

Réaffirme également le droit inaliénable des Palestiniens de retourner dans leurs foyers et vers leurs biens d’où ils ont été déplacés et déracinés, et demande leur retour ;

Reconnaît que le peuple palestinien est une partie principale pour l’établissement d’une paix juste et durable au Moyen-Orient ;

Fait appel à tous les États et organisations internationales pour qu’ils aident le peuple palestinien dans sa lutte pour recouvrer ses droits, conformément à la Charte.

L’année suivante, l’AG adopte la résolution 3376 créant le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien pour soutenir la résolution 3236, et la résolution 3379 qui « décrète que le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale ».

Elle a été révoquée le 16 décembre 1991 car c’était la condition que posait Israël pour sa participation aux accords d’Oslo.

Sans oublier que déjà en 1968, le conseil de sécurité de l’ONU protestait :
Résolution 252 (21 mai 1968). Le Conseil de sécurité déclare « non valides » les mesures prises par Israël, y compris l’« expropriation de terres et de biens immobiliers », qui visent à « modifier le statut de Jérusalem », et demande à celui-ci de s’abstenir de prendre de telles mesures.

Rebelote dix ans plus tard :

Résolution 446 (22 mars 1979). Le Conseil de sécurité exige l’arrêt des « pratiques israéliennes visant à établir des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés depuis 1967 », déclare que ces pratiques « n’ont aucune validité en droit » et demande à Israël de respecter la convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre.

Il parait donc évident, en faisant preuve d’un minimum d’impartialité, de voir qui est hors la loi et qui ne l’est pas dans ce conflit. C’est pourtant un exercice difficile, mais surtout socialement risqué, pour la majorité de nos journalistes, analystes et hommes politiques.

Nous devons donc constater qu’en 2015 la fameuse loi internationale reste toujours celle du plus fort, malgré ce qu’on voudrait nous faire croire.
Mais le plus fort s’avère souvent être le plus bête, complètement aveuglé par sa propre puissance.

Car si la solution à deux états n’est plus viable que reste-t-il ? L’éradication totale ou la déportation forcée des 6 millions de palestiniens vivant en Palestine étant physiquement et moralement impossible, il ne reste que la solution d’un seul état. C’est-à-dire qu’en rendant impossible la solution à deux états le gouvernement israélien se place lui-même dans la position de devoir accepter un seul état englobant tous les habitants de la région, qu’ils soient juifs, musulmans, chrétiens ou autres, tous devenus citoyens israéliens.

C’est pourtant la pire des solutions pour ce gouvernement car elle marquera la fin du concept d’état juif, concept qui est pourtant la pierre angulaire de sa doctrine et qu’il s’évertue à vouloir faire reconnaître au reste du monde. C’est une éventualité qui terrorise tellement le gouvernement israélien actuel qu’il ne la voit même pas arriver, qu’il ne réalise même pas que c’est celle qu’il est, inconsciemment, en train de provoquer. Un cas flagrant d’aveuglement idéologique.

Alors dans quel camp sont les terroristes ?

Wayan est membre actif du Saker Francophone, il vit en Indonésie.

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Escalade en Syrie


Les USA envoient des Saoudiens contre les Russes dans la bataille


Le 7 novembre 2015 – Source Deutsche Wirtschafts Nachrichten

La situation en Syrie pourrait dégénérer du fait d’un engagement plus fort que prévu de l’Arabie saoudite pour les groupes rebelles. Les observateurs disent que les Saoudiens sont fous. Pourtant derrière l’engagement pourraient se cacher les services secrets américains, qui essaieraient d’entraver les Russes.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir à la conférence de Vienne. 23 octobre Foto dpa

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La France réprime plus durement les appels au boycott qu’Israël lui-même. Le boycott de la Russie suit son cours


Par Ali Abunimah – Le 31 octobre 2015 – Source The Electronic Intifada

Un récent arreté de justice ajouté à la répression en France des activistes solidaires avec la Palestine. (Flickr)

Le 20 octobre, la Cour de cassation, la plus haute juridiction de France, a confirmé la condamnation de douze militants du mouvement de solidarité avec la Palestine, pour avoir appelé publiquement au boycott des produits israéliens.

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Quel est le gros marché passé entre la Russie et la Maison des Saoud ?

Tout va si vite...

Dernière nouvelle : Riyad achèterait pour 10 mds USD d'armes russes


Pepe Escobar

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 5 novembre 2015 – Source Russia Today

DOHA – Au milieu du désert de miroirs entourant la tragédie syrienne, un fait dur comme le diamant persiste : malgré tant de divergences tous azimuts, les Saoudiens en sont encore à parler aux Russes. Pourquoi ?

Une des principales raisons se niche dans la paranoïa perpétuelle de la Maison des Saoud qui se sent trahie par ses protecteurs américains qui, sous l’administration Obama, semblent avoir renoncé à isoler l’Iran.

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Occupation de la Palestine, c’est quoi au quotidien ? C’est ça…


Les soldats ont déclaré aux réfugiés du camp d’Aida :

«Si vous jetez des pierres, nous vous lancerons des gaz jusqu’à ce que vous mouriez tous – les jeunes, les enfants, les vieux.»


Par Sheren Khalel et Abed al Qaisi – Le 30 octobre 2015 – Source Middle East Eye

BETHLEHEM, territoires palestiniens occupés – Yazan Ikhlayel, 17 ans, se trouvait dans un centre communautaire du camp de réfugiés d’Aida à Bethléem lorsque les forces israéliennes ont pris le camp d’assaut. Ikhlayel s’est servi de son iPhone pour filmer les jeeps israéliennes qui roulaient sur l’une des routes principales du camp en lançant des gaz lacrymogènes, quand un soldat s’est mis à parler aux résidents dans un des haut-parleurs de la jeep.

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Hassan Nasrallah : Mort à l’Amérique, à Israël et aux Saoud

Préambule de l'auteur

Je m'attends à beaucoup de réactions négatives au sujet de ce texte.
C'est pourquoi je joins, sous forme de note en fin d'article, quelques commentaires susceptibles d'anticiper et de dissiper les malentendus.

Mais lisez et écoutez d'abord...

Salah

 

Par Sayed Hasan – Le 1er novembre 2015 – Source sayed7asan

Discours de Sayed Hassan Nasrallah, Secrétaire Général du Hezbollah, le 24 octobre 2015, à l’occasion de ‘Ashura, commémoration du martyre de l’Imam Hussein b. ‘Ali b. Abi Talib, petit-fils du Prophète, troisième Imam du chiisme duodécimain.

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Syrie : première victoire stratégique de l’armée syrienne à Alep

Par Karine Bechet-Golovko – Le 3 novembre 2015 – Source russiepolitics

Alors que l’armée syrienne avance très lentement malgré l’appui aérien russe en raison d’un manque de moyens techniques, elle vient de remporter une victoire stratégique au sud d’Alep et ouvre la voie vers le sud.

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Pourquoi l’Europe doit soutenir la politique de la Russie en Syrie


 

Finian Cunningham

Par Finian Cunningham – Le 1er novembre 2015 – Source Strategic Culture

La Russie l’a dit de façon simple et succincte : l’Europe doit mettre fin au conflit syrien si elle veut résoudre sa crise des réfugiés. Cette solution intégrale implique de respecter le gouvernement souverain de la Syrie pour terrasser la guerre secrète soutenue par l’étranger visant à parvenir à un changement de régime.

Cela implique de respecter le droit du peuple syrien à déterminer son avenir politique ; et cela signifie, pour l’Europe, rejeter l’agenda illégal de Washington, Londres et Paris visant à renverser le président syrien Bachar al-Assad. Bref, cela signifie que l’Europe s’aligne sur la Russie dans sa politique à l’égard de la Syrie. Continuer la lecture

La preuve par l’absurde que le boycott culturel d’Israël est efficace


Lawrence Davidson

Par Lawrence Davidson – Le 30 octobre 2015 – Source Consortiumnews

Les boycotts économiques et culturels ont aidé à isoler l’Afrique du Sud de la suprématie blanche et ont encouragé son évolution vers une démocratie multiraciale. Une stratégie semblable a intensifié la pression sur Israël pour parvenir à un accord de paix avec les Palestiniens. Mais aujourd’hui, il y a un nouvel effort pour contrer cette stratégie, note Lawrence Davidson. Continuer la lecture