Les S-400 de la Russie protégeront la Turquie d’une force aérienne kurde


Par Andrew Korybko – Le 18 septembre 2017 – Source Oriental Review

Putin Erdogan
Beaucoup de gens pensaient que ce jour ne viendrait jamais, mais c’est officiel : le président russe, Poutine, vendra ses missiles S-400 à son voisin turc, membre de l’OTAN, et il n’y a rien que les États-Unis ou l’OTAN puissent faire à ce sujet. Il s’agit d’un pivot géo-militaire profond pour la Turquie, car il consolide le rôle de la Russie en tant que partenaire stratégique de haut niveau du pays pour les décennies à venir, compte tenu du fait que les experts russes seront invités à fournir de la maintenance, des réparations, des pièces détachées et des améliorations à ces systèmes anti-aériens. Ce pivot n’est pas sorti de nulle part, car il suit une série de mouvements rapides que le président Erdogan a fait depuis l’échec du coup d’État pro-américain contre lui l’été dernier pour éloigner son pays de la dépendance unipolaire occidentale avec de nouveaux partenaires multipolaires à l’Est comme la Russie, la Chine et l’Iran.
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Le siège de Deir ez-Zor est terminé, et après ?


Par Dmitry Minin – Le 17 septembre 2027 – Source Strategic Culture

La levée du siège de Deir ez-Zor par les militants de État islamique (IS) a très justement suscité l’espoir que la guerre civile en Syrie prendrait bientôt fin. Mais dès qu’il est apparu clairement que les batailles pour la ville allaient se terminer, les éléments kurdes des Forces démocratiques syriennes (SDF), voulant obtenir une part du gâteau, ont commencé à s’ingérer.

The Siege of Deir ez-Zor Is Over: What Next?

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La survie de la Syrie porte un coup aux djihadistes


Malgré les efforts déployés par Israël et ses alliés pour sauver le projet de « changement de régime » en Syrie, la défaite imminente des djihadistes soutenus par l’Occident est un tournant pour le Moyen-Orient moderne, analyse l’ex-diplomate britannique Alastair Crooke.


Par Alastair Crooke – Le 8 septembre 2017 – Source Consortium News

Le fait d’exister encore est une victoire pour la Syrie – toujours debout, en quelque sorte – malgré les ruines dues à ce qu’elle a subi. Cette victoire marque effectivement l’échec de la Doctrine Bush pour le Moyen-Orient (le « Nouveau Moyen Orient »). Cela signale le début de la fin, non seulement pour le projet politique de « changement de régime », mais aussi pour le projet jihadiste sunnite, qui a été utilisé comme outil coercitif pour créer ce « Nouveau Moyen-Orient ».

Il n’y a pas que la région qui ait atteint un point d’inflexion géopolitique, mais aussi l’islam sunnite. L’islam d’inspiration wahhabite a connu un revers majeur. Il est maintenant largement discrédité parmi les sunnites et haït par tout le monde.

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Comment les élèves palestiniens se préparent aux attaques des colons


Face aux violences incessantes des colons de Yitzhar, les Palestiniens du village d’Urif doivent prendre des précautions exceptionnelles.


Par Jaclynn Ashly – Le 4 septembre 2017 – Source Chronique de Palestine

«Les colons nous surveillent constamment depuis la montagne. Il leur est facile de descendre nous attaquer » – Photo : Jaclynn Ashly/Al Jazeera

Naplouse, Cisjordanie occupée – De loin, le collège de garçons d’Urif ressemble à toutes les autres écoles de Cisjordanie occupée : c’est une construction de ciment avec un drapeau palestinien qui flotte sur le toit.
Cependant, en regardant de plus près, les cailloux sur les appuis de fenêtres et les trous des conduites d’eau de l’école révèlent la violence inique des colons israéliens de la région.

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Un nouveau « Kosovo » se prépare-t-il au Myanmar ?


Par James George Jatras – Le 8 septembre 2017 – Source Strategic Culture

Chaque fois que les gouvernements occidentaux et les médias grand public commencent à verser des larmes de crocodile à propos d’une communauté minoritaire de « musulmans pacifiques »© persécutés par un méchant gouvernement non musulman quelque part, et demandent que la « communauté internationale » fasse quelque chose, cela devrait être pris avec une bonne grosse dose de scepticisme. Continuer la lecture

Consternation en Occident : la guerre en Syrie touche à sa fin et Assad semble en sortir vainqueur


Nous étions tous occupés à attendre que Trump lance la Troisième Guerre mondiale, et nous n’avons pas vu que la carte de la guerre au Moyen-Orient avait considérablement changé. Il faudra des années pour reconstruire la Syrie et l’Irak (et le Yémen), et les Israéliens seront peut-être obligés d’aller demander à Poutine de les tirer du pétrin dans lequel ils se sont fourrés. – Robert Fisk


Les troupes du Hezbollah et de l’armée syrienne ont brisé le siège de Deir Ez-Tor – Photo capture vidéo

Par Robert Fisk – Le 9 septembre 2017 – Source Chronique de Palestine

Un message est arrivé de Syrie sur mon téléphone portable la semaine dernière. « Le général Khadour a tenu sa promesse », disait-il. Je savais ce que cela signifiait.
 
Il y a cinq ans, j’ai rencontré Mohamed Khadour qui commandait quelques soldats syriens dans une petite banlieue d’Alep, sous le feu de combattants islamistes à l’est de la ville. À l’époque, il m’avait montré sa carte. Il reprendrait ces rues dans 11 jours, m’avait-il dit.

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Israël veut fabriquer des Juifs en série pour dépasser en nombre les Palestiniens


Par Jonathan Cook – Le 1er septembre 2017 – Source CounterPunch

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a anéanti les espoirs de paix imminente que la visite au Moyen-Orient du conseiller et du gendre de Donald Trump, Jared Kushner, avait suscités chez les perpétuels optimistes, la semaine dernière. Lundi dernier, lors d’une célébration, en Cisjordanie, des 50 ans d’occupation israélienne, Netanyahou a clairement admis que les efforts américains pour relancer le processus de paix n’étaient qu’une vaste farce.

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L’arrêt des sanctions anti-syriennes serait bon mais pour de mauvaises raisons


Par Andrew Korybko – Le 1er septembre 2017 – Source Oriental Review

Syrian citizens hold portraits of President Bashar al-Assad as they protest against sanctions outside the EU offices in Damascus, Sept 2011.

Les citoyens syriens tiennent des portraits du président Bashar al-Assad alors qu’ils protestent contre les sanctions à l’extérieur des bureaux de l’UE à Damas, en septembre 2011

Personne ne dit que cela ne devrait pas se produire, mais tout simplement, si jamais cela se faisait, ne vous attendez pas à ce que ce soit fait avec des intentions pures.

Il y a eu récemment des spéculations selon lesquelles l’UE pourrait supprimer certaines des sanctions anti-syriennes promulguées au cours des six dernières années, ce qui constituerait une bonne initiative pour les millions de personnes qui souffrent du manque de médicaments et d’autres nécessités humanitaires. L’aide russe, iranienne et autre a été essentielle pour maintenir la population en vie pendant ce temps, tout comme les efforts héroïques de Damas pour faire de son mieux pour subvenir aux besoins de sa population dans des circonstances aussi difficiles.
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Il semble qu’une solution militaire en Syrie était possible, après tout…


Par Colonel Pat Lang – Le 2 septembre 2017 – Source Sic Semper Tyrannis

Asadmoney

Selon LA Times

« Le gouvernement de Bashar Assad a gagné la guerre militairement », a déclaré Robert Ford, un ancien ambassadeur des États-Unis à Damas qui a été témoin de l’insurrection dès les premiers jours. « Et je ne vois aucune perspective pour que l’opposition syrienne puisse l’obliger à faire des concessions dramatiques dans une négociation de paix. »

Le gouvernement n’a pas encore pleinement sécurisé les zones autour de la capitale et les combats se poursuivent dans diverses poches de l’Est syrien ainsi que dans la province nord-ouest d’Idlib. Pourtant, les plus fiers adversaires internationaux d’Assad voient la continuation de son règne comme un fait accompli et ont exhorté les rebelles qui s’opposent à lui de faire de même.

« Les nations qui nous ont le plus soutenu (…) changent toutes leur attitude », a déclaré Osama Abu Zaid, un porte-parole de l’opposition contacté par téléphone. « Nous sommes pressés de tous les côtés d’adopter une vision plus réaliste, et d’accepter que Assad reste en place. »

La clé de la survie du leader syrien a été ses alliés sur le champ de bataille Moscou et Téhéran. Les deux se sont focalisés sur son maintien au pouvoir.

La Russie a envoyé des avions de guerre et des unités d’élite Spetsnaz en 2015 pour arrêter l’avance de l’opposition, juste au moment où une coalition de rebelles islamistes extrémistes était sur le point d’investir des bastions gouvernementaux clés. L’Iran a déversé du matériel ainsi que de la main-d’œuvre, y compris des supplétifs venant d’aussi loin que l’Afghanistan, pour renforcer les troupes épuisées d’Assad.

Oui, mon titre est sarcastique et vise tous ceux qui gémissent en proclamant depuis des années que « la guerre ne résout rien » et que « aucune solution militaire n’est possible ».

La guerre ne règle rien ? Ceux qui pensent cela auraient dû apprendre un peu plus d’histoire avant de régurgiter des bêtises. Les Japonais et les Allemands auraient pu leur donner des instructions à ce sujet, tout comme l’existence même des États-Unis qui est née par la guerre. Il est particulièrement succulent d’entendre Robert Ford − un ancien ambassadeur des États-Unis sous Obama qui, à mon avis, a fait beaucoup pour laisser faire les troubles qui ont mené à cette horrible guerre − dire cela.

Il y a eu un moment, juste avant l’intervention russe, où il semblait probable que les djihadistes de Al Qaida et d’État islamique, ainsi que leurs alliés laïques parviendraient à conduire le gouvernement syrien multi-confessionnel vers une reddition négociée. Cette sinistre possibilité s’est terminée par une intervention efficace incroyable de la Russie, de l’Iran et du Hezbollah.

Assad profitera-t-il de l’opportunité de créer une meilleure Syrie, à la fois reconstruite et bien gouvernée ? On peut l’espérer.

Patrick Lang

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

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Hassan Nasrallah : en Corée du Nord, Trump va vers une guerre nucléaire mondiale


Par Sayed – Le 2 septembre 2017 – Source sayed7asan

Discours du Secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 31 août 2017, à l’occasion de la commémoration de la «Seconde libération» du Liban face aux groupes terroristes

Traduit et sous-titré par Sayed

https://www.youtube.com/watch?v=qpGABaJDCNg

Transcription

[…] Nous devons bien savoir, ô mes (chers) frères et sœurs, que le projet adverse (américano-israélien) dans la région s’écroule et tombe en pièces, et que les rêves américains et israéliens qui ont été bâtis sur Daech et sur ses sœurs et semblables parmi les groupes takfiris et terroristes, ces rêves et ces espoirs s’effondrent, et que c’est l’Axe de la Résistance qui a infligé une défaite à ce projet, avec l’aide de la Russie, pour être tout à fait franc et honnête.

Et comme pour toute victoire, il y a un prix (à payer). Si vous perdez, le prix (à payer) est clair. Mais même quand vous gagnez, il y a un prix à payer (mais bien moindre que celui de la défaite). Il est naturel que le Liban victorieux soit soumis à des pressions. Et de même pour la Résistance, qui assurément est soumise et sera soumise (davantage encore) à des pressions.

Aujourd’hui, une machine (de propagande) énorme œuvre (jour et nuit) à présenter le Hezbollah comme un danger, un groupe destructeur, un problème que (vous), les Libanais, le peuple libanais, devez vous efforcer de résoudre. Demain, ils vont vous créer un (nouveau) problème (de toutes pièces) maintenant qu’on en a fini avec Daech et al-Nosra.

Quelqu’un de cynique pourrait nous dire : pour que votre tour ne vienne pas, laissez (subsister) Daech et al-Nosra (au Liban), pourquoi êtes-vous pressés (d’en finir avec eux et de redevenir la cible principale des USA) ? Voilà si on veut réfléchir de manière cynique. Mais si on pense à l’intérêt national, à la sécurité des gens, de nos proches, à leur bonheur et à leur tranquillité, on réfléchit différemment.

Les Américains vont donc revenir à la charge et dire, au service d’Israël : « Ô gouvernement, État, partis et peuple libanais, vous avez un problème (majeur) qui s’appelle le Hezbollah. Comment comptez-vous le résoudre ? Le Hezbollah, sa puissance qui augmente (de jour en jour), l’accumulation (d’armes)… » C’est vous qui parlez de l’augmentation de notre puissance. « Sa puissance qui grandit, ce qu’il peut bien faire et préparer, etc. Cela constitue un (gros) problème. Nous devons le résoudre. » Mais ils veulent le résoudre dans l’intérêt de qui ? Dans l’intérêt d’Israël. Certes pas dans l’intérêt du Liban.

Le Hezbollah ne représente pas un danger, ni pour le Liban, ni pour le peuple libanais, ni pour l’État libanais. Certes, le Hezbollah représente un danger pour l’occupation israélienne, les appétits d’Israël, et l’hégémonie américaine, ainsi que le projet takfiri. Nous serons donc soumis à des pressions. Et on nous présentera comme le danger, alors qu’en vérité ce sont bien les États-Unis qui constituent aujourd’hui le danger. C’est cette administration, l’administration Trump qui constitue le danger.

Qui est-ce qui met actuellement le monde au bord du gouffre d’une guerre nucléaire mondiale avec la Corée du Nord ? Aujourd’hui, (le sort) du monde est suspendu entre deux personnes, indépendamment de ce qu’on pense de l’un et de l’autre : Trump et Kim Jong-un. Le sort du monde est entre les mains de ces deux gens-là. Dieu seul sait ce qu’ils vont faire. Comment ils vont agir, où est-ce qu’ils vont mener la planète, Dieu seul le sait. Tel est le véritable danger.

Aujourd’hui, l’administration Trump a amené les relations avec la Russie au pire niveau, et les relations avec la Chine au pire niveau, au bord de la guerre avec la Chine, en conséquence des tensions en mer de Chine méridionale. Les menaces de guerre continues contre le Venezuela, le renouveau de la guerre en Afghanistan, les menaces d’annulation de l’accord nucléaire avec l’Iran, l’attisement des discordes inter-arabes… Y a-t-il quelqu’un (d’assez crédule) pour croire que cette crise entre les pays du Golfe, entre l’Arabie saoudite, les Émirats (et le Bahreïn aussi) d’une part, et le Qatar d’autre part, les États-Unis ne sont pas capables de la régler ? Par Dieu, ils peuvent la régler en une heure, une demi-heure, un clin d’œil de la part de Trump ou de ses proches, et cette crise serait réglée. Non ! Les États-Unis veulent ces luttes, ces guerres, etc. Ce sont eux le danger.

Cette administration, cette mentalité qui veut réinstaurer l’hégémonie et s’accaparer le pétrole, l’argent et le gaz, et protéger Israël, (qui est aujourd’hui) inquiet et apeuré. Ce sont eux qui représentent un danger, pas le Hezbollah. Aujourd’hui, la continuation de la guerre contre le Yémen, et l’intensification de cette agression, surtout durant ces dernières semaines, les massacres horribles perpétrés par l’aviation saoudienne contre des civils yéménites désarmés, et qu’on ne peut que condamner. Cette guerre est une guerre américaine par excellence. Si les États-Unis voulaient que cette guerre cesse, elle cesserait en une demi-heure. Cela ne (leur) pose aucun problème.

Ceux qui représentent une menace pour la région aujourd’hui, ce sont les États-Unis. Même le Pakistan, l’allié historique des États-Unis, cette administration a exercé de fortes pressions sur eux, a insulté leur armée, a insulté leur peuple et a insulté leur État, et c’est pourquoi ils sont sortis par millions il y a quelques jours pour manifester contre la politique américaine, l’intimidation américaine et les insultes américaines au Pakistan et à l’armée du Pakistan.

Qui donne le champ libre à Israël dans la région, si ce n’est les États-Unis ? Et plus dangereux encore, nous sommes peut-être face à la formulation d’une nouvelle politique américaine visant à imposer un nouveau modèle après la fin de Daech, un modèle nouveau de terrorisme, sous de nouveaux titres, de nouvelles dénominations et de nouveaux slogans.

Nous devons faire face à ces pressions, quelles qu’elles soient et d’où qu’elles viennent. Comment y faire face en tant que Libanais ? C’est par la persévérance, la convergence et l’unité que nous parviendrons à surmonter cette étape. […]

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