Les sanctions iraniennes


Un rappel de la façon dont les États-Unis ont fait une arme du système financier

Par Tho Bishop – Le 14 mai 2018 – Zero Hedge

Seule CNN s’est montrée surprise par l’annonce récente de Donald Trump qu’il retirait les États-Unis de l’accord iranien négocié par son prédécesseur. Suivant la même approche que la précédente administration républicaine, qui fut pourtant un échec, le Président a opté pour la confrontation avec le régime iranien plutôt que de soutenir les factions iraniennes modérées du pays par le biais du commerce. La décision a déjà accru les tensions dans cette région instable, alors même que l’Iran et Israël se tirent dessus en Syrie.

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L’Inde est-elle en train de se tourner vers la Chine ?


Par Vladimir Terehov − Le 10 mai 2915 − New Eastern Outlook

New Eastern Outlook [ainsi que le Saker Francophone, NdT] essaye de ne pas perdre de vue les événements importants qui jalonnent les relations entre la Chine et l’Inde. Avec les États-Unis, le Japon et la Russie, les deux géants asiatiques ont une influence décisive sur l’évolution de la situation dans la région Indo-Pacifique, dont dépend en grande partie le climat politique mondial.

Pourtant, au cours des dernières années, les relations entre la Chine et l’Inde n’ont pas semblé au mieux, montrant plutôt une tendance constante à la détérioration. Et bien que ce processus négatif dépende en grande partie de l’actualisation périodique de problèmes dit « historiques » (par exemple, les revendications mutuelles sur certains territoires frontaliers), le facteur principal en a toujours été l’ascension de la Chine au statut de deuxième puissance mondiale. C’est cela qui pousse l’Inde à adopter une attitude de plus en plus prudente envers la Chine.

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Compte à rebours de la guerre contre l’Iran


Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 12 mai 2018

John Bolton est un homme sans foi ni loi :

Au début de 2002, un an avant l’invasion de l’Irak, l’administration Bush a exercé une pression intense sur [José] Bustani pour qu’il démissionne de son poste de directeur général de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. (…)

Bolton – alors sous-secrétaire d’État au contrôle des armes et aux affaires de sécurité internationale – est allé en personne au siège de l’OIAC à La Haye pour mettre en garde le chef de l’organisation. Et, selon Bustani, Bolton n’a pas mâché ses mots. Il a dit : « Cheney veut que vous partiez », en faisant référence au vice-président des États-Unis de l’époque. « Nous ne pouvons pas accepter votre style de gestion. »

Bolton a ajouté, toujours selon Bustani, : « Vous avez 24 heures pour quitter l’organisation, et si vous ne vous conformez pas à la décision de Washington, nous avons des moyens de vous le faire payer. »

Puis après un silence :

« Nous savons où vivent vos enfants. Vous avez deux fils à New York. » Continuer la lecture

John Bolton a déjà saboté un accord avec la Corée du Nord


Il s’apprête à remettre ça


Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 13 mai 2018

Le Washington Post a publié aujourd’hui un article à moitié vrai sur le poste de frontière d’al-Tanf occupé par les États-Unis entre la Syrie et l’Irak. En minimisant la possibilité d’une opération militaire autour d’al-Tanf, il nous livre cette étrange pépite :

« Ces derniers temps, Mattis s’est surtout concentré sur la préparation d’un éventuel conflit avec la Corée du Nord. » Continuer la lecture

L’Eurasie tiraillée entre guerre et paix


Alors que le premier partenaire commercial de l’Iran est la Chine, et que Téhéran et Moscou tissent des liens plus proches, tout indique un renforcement de la relation trilatérale.


Par Pepe Escobar − Le 1er mai 2018 – Source Asia Times

L’Ayatollah Ali Khamenei rencontre Vladimir Poutine à Téhéran le 1er novembre 2017. Photo : AFP/Site internet du dirigeant iranien

Deux sommets récents, la poignée de mains transfrontalière des présidents Kim et Moon, qui a surpris le monde entier, et la promenade de santé amicale sur les berges du lac à Wuhan entre les présidents Xi et Modi, ont pu donner l’impression que le processus d’intégration eurasiatique est entré dans une phase plus calme. Or, cela n’est pas vraiment le cas. Ce serait plutôt un retour à la confrontation : comme on pouvait s’y attendre, la mise en pratique de l’accord sur le nucléaire iranien, connu sous l’acronyme disgracieux de JCPOA (en français l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien), est au cœur du problème. Fidèles au processus lent de leur projet d’intégration eurasiatique, la Russie et la Chine sont les plus fidèles soutiens de l’Iran. Continuer la lecture

Les États-Unis se sont retirés de l’accord sur le nucléaire iranien parce qu’ils sont coincés


OrlovPar Dmitry Orlov – Le 11 mai 2018 – Source Club Orlov

Voici une perspective autour de la décision de Trump de se retirer de l’accord JCPOA, c’est-à-dire l’accord sur le nucléaire iranien, qui n’a certainement pas assez de temps d’antenne. Tout n’est qu’une question d’argent. Après la révolution iranienne de 1978-1979, Jimmy Carter a gelé les actifs de l’Iran aux États-Unis. Depuis lors, les États-Unis conservent entre 100 et 120 milliards de dollars d’actifs iraniens, qui ont généré des loyers et des intérêts. Après la signature de l’accord JCPOA, qui stipulait la levée des sanctions contre l’Iran, Washington a fait de son mieux pour se débarrasser de ces actifs, mais ils auraient dû être rendus aux Iraniens tôt ou tard… à moins que les États-Unis ne se retirent de cet accord, ce qui vient d’être fait.

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Opération Barbarossa II – Mise à jour : La bataille aura lieu partout


Par Christopher Black – Le 27 avril 2018 – Source New Eastern Outlook

Les ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur du G7 qui se sont rencontrés à Toronto le week-end dernier, lorsque le président français Macron, à Washington, essayait de se rendre important en s’adressant au président Trump et à la menace de celui-ci de rompre l’accord nucléaire avec l’Iran, ont conclu leur événement en ajoutant de l’huile sur le feu destiné à rôtir la Russie. Les ministres des Affaires étrangères ont émis une déclaration après l’autre accusant la Russie d’« agression » et de « comportement malveillant » en Ukraine, tandis que le ministre des Affaires étrangères du régime de Kiev mis en place par l’OTAN, Pavlo Klimkine, invité à attiser le feu, a déclaré, à la demande de ses patrons, que « combattre aux côtés de l’Ukraine conférerait un immense atout pour toute la communauté démocratique dans le sens où elle comprendrait les efforts russes pour déstabiliser le monde occidental. » Continuer la lecture

Les artisans de la guerre


2015-09-15_13h17_31-150x112Par le Saker – Le 4 mai 2018 – Source The Saker

Entre les frappes américaines contre la Syrie en avril et les récents développements sur la péninsule de Corée, nous vivons une sorte d’accalmie dans la recherche par l’Empire d’une nouvelle guerre à lancer. Les Israéliens, toujours serviables en la personne de l’ineffable Bibi Netanyahou, battent tambour pour, bon, sinon une guerre du moins une sorte d’opération sous faux drapeau ou un prétexte pour que les États-Unis attaquent l’Iran. Et puis il y a le Donbass qui saigne toujours (dont je ne parlerai pas dans cette analyse). Donc regardons où nous en sommes et essayons de d’estimer au doigt mouillé où nous nous dirigeons. Pour être honnête, essayer de deviner ce que des psychopathes bellicistes ignorants pourraient faire ensuite est par définition un exercice futile, mais puisqu’il y a quelques signes non négligeables qu’il reste au moins quelques personnes rationnelles à la Maison Blanche et/ou au Pentagone (comme l’ont montré les « frappes principalement simulées » en Syrie le mois dernier), nous pouvons partir de l’idée (et espérer) qu’un certain degré résiduel de santé mentale est toujours présent. À tout le moins, les Américains en uniforme doivent se poser une question très basique et pourtant fondamentale.

Est-ce que je veux mourir pour Israël ? Est-ce que je veux perdre mon emploi pour Israël ? Et ma retraite ? Ou peut-être seulement mes stock options ? Cela vaut-il la peine de risquer une guerre régionale majeure pour un État aussi « merveilleux » ? Continuer la lecture

Black Cube commence par nier, puis tente de brouiller les cartes…


… et enfin admet qu’il espionne les négociateurs de l’accord avec l’Iran.


Moon of Alabama

Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 7 mai 2018

Hier, nous avons publié un article sur « Black Cube », une société d’espionnage israélienne étroitement liée à l’État profond. L’article a été mis à jour tout à l’heure.

Black Cube a utilisé de fausses identités pour tromper deux anciens membres de l’administration Obama, Ben Rhodes et Colin Kahl, ainsi que le lobbyiste pro-iranien Trita Parsi, dans le but de découvrir s’ils avaient profité de l’accord nucléaire (JCPOA) avec l’Iran. Selon l’Observer, qui a le premier parlé de cette affaire sans nommer Black Cube, des personnes liées à l’administration Trump auraient engagé l’entreprise pour dénicher des informations susceptibles d’aider Trump à dénoncer l’accord nucléaire avec l’Iran.

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Au sujet des sanctions russophobes…


2015-09-15_13h17_31-150x112Par Scott Humor − le 25 avril 2018 − Source thesaker

Le lundi 16 avril, la machine bien huilée des sanctions anti-russes a connu un gros problème. Ce jour-là, le Trésor américain a promis d’annoncer de nouvelles sanctions contre des entreprises et des personnes russes, si l’on en croit l’ambassadeur américain auprès de l’ONU, Nikki Haley.

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