Par Jean-Luc Baslé – Le 24 décembre 2021

Le 17 décembre, la Russie a remis aux Occidentaux deux projets de traité dont l’objet est la création d’une architecture européenne de sécurité. Les médias n’y ont guère prêté attention – à tort, semble-t-il, car il ne s’agit pas de « souhaits » mais d’« exigences » russes ce que reconnaît volontiers le New York Times. dans l’article que le journal lui a consacré, tout en minimisant la portée et le bien-fondé de cette démarche. Elle fait suite aux récents évènements en Ukraine où la tension est montée d’un cran. Les relations internationales étant également tendues au Moyen Orient et en Asie, il est souhaitable qu’un accord intervienne entre les deux parties d’autant que la situation économique étant ce qu’elle est, une récession mondiale ne peut être exclue. La concomitance de ces deux évènements – tension russo-américaine et récession– ne peut qu’aggraver une situation internationale instable avec les conséquences que l’on peut imaginer.
« Les États-Unis accueilleront le Sommet en ligne pour la Démocratie les 9 et 10 décembre 2021, s’autorisant à définir qui doit assister à l’événement et qui ne doit pas y assister, quel pays est ‘démocratique’ ou ne l’est pas… Cela va attiser la confrontation idéologique et les divisions dans le monde, créant de nouvelles ‘lignes de démarcation' » : ainsi




Ainsi, le président russe Vladimir Poutine, tout seul, et le président américain Joe Biden, entouré d’assistants, ont finalement eu leur conférence secrète par liaison vidéo pendant deux heures et deux minutes – avec des traducteurs placés dans des pièces différentes.