Par The Saker – Le 13 décembre 2022 – Source The Saker’s Blog
Comme je l’ai mentionné récemment, la situation au Kosovo occupé par l’OTAN se détériore rapidement (voir ici et ici). L’humiliation de l’OTAN en Ukraine pousse ses dirigeants à essayer de prouver leur « valeur martiale » et leur « virilité » en, je cite, « de temps en temps, les États-Unis doivent ramasser un petit pays minable et le jeter contre un mur juste pour prouver qu’ils sont sérieux » (Michael Ledeen). Et, encore une fois, les anglo-sionistes veulent attaquer un pays orthodoxe pour « montrer à la Russie » ce qui pourrait lui arriver à elle (Strobe Talbott).
L’OTAN doit également avoir le sentiment que le temps (et même les stocks de munitions !) est compté : pour l’instant, la Russie ne peut pas aider la Serbie autrement qu’en lui exprimant son soutien politique. De plus, la géographie peut être un fléau et la Serbie se trouve au cœur du territoire de l’OTAN, entourée de tous côtés par des ennemis qui ont les moyens d’empêcher la Russie d’offrir d’autres formes de soutien que des paroles.
La visite de la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, à New Delhi s’est terminée de manière ironique. Baerbock a parlé avec éloquence de l’Allemagne comme étant un parangon de valeurs démocratiques et a revendiqué son affinité avec l’Inde. Elle espérait persuader le gouvernement Modi de se désengager du partenariat stratégique avec la Russie « autoritaire« .
Le problème est là : premièrement, l’UE a perdu la Russie comme partenaire, mais elle insiste pour maintenir le commerce avec la Chine. Deuxièmement, la Chine, elle, doit se plier aux « règles » de l’UE sur la façon dont elle configure son économie. Troisièmement, la Chine aussi doit accepter d’être « fustigée » par des gens comme Olaf Scholz et Charles Michel pour « ne pas avoir mis fin à la guerre illégale de la Russie en Ukraine » . Quatrièmement, nous, l’UE, n’avons de toute façon pas l’intention de dépendre de vous. Et cinquièmement, mettez de l’ordre dans vos violations des droits de l’homme ! 
Le dix-septième sommet du G20, rassemblant chefs d’États et de gouvernements, s’est tenu à Bali, en Indonésie, les 15 et 16 novembre, et à de nombreux égards, il apparaît comme un événement d’importance. Le jeu politique international se trouve à un point d’inflexion, et la transition ne va épargner aucune des institutions héritées d’un passé en cours de flétrissement irréversible.
Ils vendent à prix d’or à l’État des prestations dont on imagine que des fonctionnaires sont tout à fait capables de les réaliser, puisqu’ils ont été formés, engagés, et qu’ils sont payés – beaucoup moins cher – pour cela.