Moon of Alabama – Le 17 avril 2021
La politique de l’administration Biden vis-à-vis de la Russie et de la Chine est délirante. Elle pense pouvoir faire pression sur ces pays tout en réussissant à leur demander de coopérer. Elle surestime la position des États-Unis et présuppose donc que la Chine et la Russie sont beaucoup plus faibles qu’elles ne le sont en réalité.
Sa politique est également pleine de projection. Les États-Unis accusent les deux pays de vouloir créer un empire, de vouloir annexer davantage de terres et de violer les droits de l’homme. Mais les États-Unis sont les seuls à avoir des aspirations d’expansion. Ni la Chine ni la Russie ne sont intéressées par la gestion d’un empire. Elles n’ont aucun intérêt à implanter des bases militaires dans le monde entier. Bien que toutes deux aient des conflits frontaliers marginaux, elles ne veulent pas acquérir davantage de terres. Et tandis que les États-Unis critiquent ces deux pays pour de prétendus problèmes de droits de l’homme, ils affament des populations entières (Yémen, Syrie, Venezuela) par la violence et les sanctions économiques.
La grande nouvelle du jour est que Biden a décidé d’appeler Poutine. Voici comment les Russes ont rapporté
Commençons par le coté comique de cette histoire : le « leader du monde libre » [Biden, Ndt] s’est engagé à empêcher la Chine de devenir la nation « leader » de la planète. Signe qu’il est prêt à remplir une mission aussi exceptionnelle, son « espoir » est de se représenter à la présidence en 2024. Et pas sous la forme d’un hologramme, mais avec la même colistière.
Le député Jamie Raskin a conclu l’affaire de la mise en accusation de Donald Trump en citant un passage de Tom Paine, datant de 1776 : « La tyrannie, comme l’enfer, n’est pas facile à vaincre, mais nous avons cette consolation salvatrice : plus la lutte est difficile, plus glorieuse, en fin de compte, sera notre victoire ». La lumière et l’obscurité, le bien et le mal. C’est ainsi que l’essence de ce « procès spectacle » est révélée. Il s’agit d’un théâtre extravagant qui touche au manichéen en utilisant des clips télévisés montés pour présenter un drame composé, d’une part, de légitimité et de pouvoir, et d’autre part, de Trump et de ses partisans présentés comme des « ennemis », mais aussi comme des « tyrans sortis de l’enfer ».
Le Washington Post a écrit joyeusement 