Par Gilbert Doctorow – Le 2 mars 2018 – Source Une parole franche
Le discours de deux heures du président Poutine à l’Assemblée fédérale hier [jeudi 1er mars], lors d’une session commune des deux chambres de la législature bicamérale russe, avec la présence d’un grand nombre d’élites culturelles, commerciales et autres, a constitué sa plate-forme pour la prochaine élection présidentielle du 18 mars. Poutine a préféré cette intervention aux débats télévisés qui ont lieu sur toutes les chaînes de télévision fédérales où les sept autres candidats sont présents ces jours-ci.
Mais, comme c’est le cas pour les interventions importantes de Poutine, le discours d’hier s’adressait à un public beaucoup plus large que l’électorat russe. Parmi les quelque 700 journalistes invités à y assister, beaucoup étaient des correspondants étrangers. En effet, on pourrait raisonnablement soutenir que le discours était aussi et surtout adressé à l’étranger, précisément aux États-Unis.





Après un an et demi de silence, accompagné de beaucoup de bruit médiatique, autour de l’enquête de Mueller sur la collusion de Trump le Terrible avec les Russes (et leur seigneur et maître, Vladimir Poutine le pirate) afin de voler l’élection à la jeune et innocente Hillary Clinton « la scintillante » Mueller a finalement pondu un œuf. Il a inculpé 13 Russes pour vol d’identité et fraude sur le net. Il allègue qu’ils ont acheté des informations personnelles volées (numéros de sécurité sociale, noms, dates de naissance, etc.) sur Internet, les ont utilisées pour créer des comptes PayPal et Facebook, puis les ont utilisées pour acheter des publicités sur Facebook dans le but de miner la foi des Américains dans l’excellence absolue de leur démocratie.
