Parler de souveraineté a plus de sens que jamais


Parler de souveraineté a-t-il encore un sens dans un monde globalisé ? C’est la question qui nous rassemble et il n’y a pas de hasard à la poser en un 18 juin, 76 ans après un appel qui prenait justement acte de la dimension mondiale de la guerre, pour en appeler à la légitimité face à la légalité qui s’était exprimée la veille, à travers la demande d’armistice du Maréchal Pétain. Nous y reviendrons, mais l’homme du 18 juin est aussi celui qui déclarera le 27 mai 1942 : «La démocratie se confond exactement, pour moi, avec la souveraineté nationale. La démocratie, c’est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave.» - Comité Orwell

Par le Comité Orwell – Le 18 juin 2016 – Source Comité Orwell

Je vais vous raconter une histoire. Une histoire belge. Plus encore, l’histoire d’un symbole national belge, la mayonnaise qui accompagne les frites servies dans les baraques et les brasseries, et dont la recette traditionnelle fait la fierté de nos voisins. Récemment, un arrêté royal a autorisé à dénommer mayonnaise une préparation contenant 70% et non plus 80% d’huile, et 5% et non plus 7,5% de jaune d’œuf. La raison de cette modification est la demande adressée par l’industrie, pour pouvoir rester compétitive face à la concurrence étrangère, qui propose des produits moins chers. Tollé chez les Belges, qui dénoncent le dumping, la perte de qualité au nom du profit et protestent en invoquant la tradition, l’identité de leur cher pays, qui serait menacée par les assauts de la modernité.

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Les choix des États-Unis en Ukraine : déclencher une guerre religieuse ?


Saker US

Saker US

Par le Saker US – Le 25 juin 2016 – Source thesaker.is

À suivre les médias impériaux, on peut être pardonné de penser que rien de dramatique ne se passe en Ukraine et que la crise a été pour l’essentiel résolue d’une manière ou d’une autre. Eh bien pourquoi pas ? Il vient d’y avoir des élections et, apparemment, tout s’est bien passé, la Russie continue à manifester sa mauvaise volonté habituelle et son comportement menaçant à l’égard de l’Europe, mais au moins Poutine a-t-il été forcé de libérer la Jeanne d’Arc ukrainienne (c’est-à-dire Nadejda Savtchenko), et il y a un espoir que le front uni de l’Union européenne et de l’OTAN contraigne finalement Poutine à cesser son agression contre l’Ukraine et à se conformer aux Accords de Minsk. Oh, et la Banque nationale d’Ukraine a annoncé, je ne plaisante pas, un retour à la croissance (environ 0.1 %) pour le premier trimestre de cette année. Continuer la lecture

Déclarer la guerre à l’extrémisme islamiste est un non-sens


Si la résolution HJ.84, intitulée Autorisation d'utilisation de la force militaire contre l’extrémisme islamiste, en est le signe, Obama aurait raison de penser comme cela. Parrainée par le Républicain Scott Perry et coparrainé par les Républicains Matt Salmon et Cynthia Lummis, le projet de loi créerait une longue liste des «organisations qui soutiennent l'extrémisme islamiste» qui deviendraient des cibles autorisées, alors que beaucoup de ces organisations n’ont rien fait contre l'Amérique. C’est une loi complètement dingue. – Doug Bandow

Par Doug Bandow – Le 24 juin 2016 – Source Strategic Culture

Tout le monde sait que le Congrès n’est qu’une assemblée de lâches.

La Constitution a déposé le pouvoir de déclarer la guerre entre les mains de la branche législative. Cela ne signifie pas simplement prendre note du fait que le président a bombardé ou envahi une autre nation. C’est au Congrès de décider s’il y aura guerre ou pas. Le délégué à la Convention Constitutionnelle, James Wilson, avait expliqué : «Il ne sera pas dans le pouvoir d’un seul homme, ou d’un seul groupe d’hommes, de nous impliquer dans une telle détresse; pour cela, le pouvoir important de déclarer la guerre revient au corps législatif, au sens large.»

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Bilderberg : escapade de l’autre côté du miroir

Bilderberg Seen Through the Looking Glass


Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 21 juin 2016 – Source strategic-culture

Donc, la réunion annuelle de Bilderberg s’est placidement installée derrière des portes – et clôtures – fortement sécurisées de l’Hôtel Taschenbergpalais Kempinski à Dresde – commodément éclipsée par la sombre histoire d’Orlando, dans laquelle un musulman né aux États-Unis et enregistré au Parti démocrate, ayant un emploi stable dans une entreprise de sécurité mondialement connue (4GS) et sans casier judiciaire, se convertit soudain en djihadiste urbain estampillé Daesh déchaînant l’enfer sur des cibles LGBT. Continuer la lecture

Dénaturer le fascisme pour aseptiser le capitalisme

Par Ismael Hossein-Zadeh – Le 17 juin 2016 – Source CounterPunch

L’usage facile et indiscriminé du terme fascisme a conduit à un malentendu largement répandu et à un mésusage de sa signification. Interrogés sur la définition du fascisme, la plupart des gens répondent en termes de dictature, antisémitisme, hystérie de masse, machine de propagande efficace, style oratoire hypnotisant d’un dirigeant psychopathe, et ce genre de choses. Continuer la lecture

Un monde vide de sens, vraiment ? Conclusion : la porte étroite


Même le vide a ses raisons, que la raison n’ignore pas. Il y a bien un message véhiculé par nos sociétés modernes, que nous devons décrypter


Ne regardez pas en arrière. Film de Dan Fogelman avec Al Pacino 2015


Par Marc Rameaux – Le 24 mai 2016 – Source letroisièmehomme

Le sens porté par le néo-libéralisme n’est pas explicite. Il n’a jamais été rédigé, nul père fondateur n’en a écrit le manifeste, et certainement pas les fondateurs du libéralisme politique, Smith, Tocqueville, Popper ou Aron, dont nous verrons qu’ils sont à l’exact opposé du néo-libéralisme.

Tentons maintenant de ramener à la lumière ce qui fonde l’inconscient collectif du néo-libéralisme, pouvant se résumer en quelques propositions qui ne sont en rien vides de sens. Nous en avons identifié quatre, sans prétendre être exhaustif. Nous appellerons chacune de ces propositions des «pierres de sens», afin de marquer que bien loin d’être une ère du vide, le post-modernisme est porteur d’un sens dont nous ne devons pas lâcher le fil des raisons. Conclusion

La porte étroite

Résultats de recherche d'images pour « porte étroite images »L’analyse des menaces pesant sur nos libertés est devenue un passage étroit, révélant une situation extrêmement délicate et dangereuse dans l’histoire de nos démocraties.

Celui qui ne réserve ses flèches qu’à la dérive néo-libérale ne fera pas la part des choses entre ce que nous héritons de nos démocraties garantissant encore nos libertés et leur travestissement jusqu’à la négation décrite plus haut. Étroitement entrelacés, les deux visages du libéralisme, celui d’Hutcheson et celui de Mandeville, se présentent à nous comme un seul être pourvu de l’effrayante dualité du Dr Jekyll et de Mr Hyde.

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Un monde vide de sens, vraiment ?
Quatrième pierre de sens


Même le vide a ses raisons, que la raison n’ignore pas. Il y a bien un message véhiculé par nos sociétés modernes, que nous devons décrypter


Ne regardez pas en arrière. Film de Dan Fogelman avec Al Pacino 2015


Par Marc Rameaux – Le 24 mai 2016 – Source letroisièmehomme

Le sens porté par le néo-libéralisme n’est pas explicite. Il n’a jamais été rédigé, nul père fondateur n’en a écrit le manifeste, et certainement pas les fondateurs du libéralisme politique, Smith, Tocqueville, Popper ou Aron, dont nous verrons qu’ils sont à l’exact opposé du néo-libéralisme.

Tentons maintenant de ramener à la lumière ce qui fonde l’inconscient collectif du néo-libéralisme, pouvant se résumer en quelques propositions qui ne sont en rien vides de sens. Nous en avons identifié quatre, sans prétendre être exhaustif. Nous appellerons chacune de ces propositions des «pierres de sens», afin de marquer que bien loin d’être une ère du vide, le post-modernisme est porteur d’un sens dont nous ne devons pas lâcher le fil des raisons. Voici la quatrième pierre...

Une position sociale basse expose l’individu à n’importe quel traitement, sans limite à la dégradation de sa situation.

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Non seulement cette possibilité de traitements les plus vils fait partie de conséquences naturelles qu’il faut admettre, mais ceux qui les subissent en sont pleinement responsables et doivent à ce titre accepter leur sort.

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Un monde vide de sens, vraiment ?
Troisième pierre de sens


Même le vide a ses raisons, que la raison n’ignore pas. Il y a bien un message véhiculé par nos sociétés modernes, que nous devons décrypter


Ne regardez pas en arrière. Film de Dan Fogelman avec Al Pacino 2015


Par Marc Rameaux – Le 24 mai 2016 – Source letroisièmehomme

Le sens porté par le néo-libéralisme n’est pas explicite. Il n’a jamais été rédigé, nul père fondateur n’en a écrit le manifeste, et certainement pas les fondateurs du libéralisme politique, Smith, Tocqueville, Popper ou Aron, dont nous verrons qu’ils sont à l’exact opposé du néo-libéralisme.

Tentons maintenant de ramener à la lumière ce qui fonde l’inconscient collectif du néo-libéralisme, pouvant se résumer en quelques propositions qui ne sont en rien vides de sens. Nous en avons identifié quatre, sans prétendre être exhaustif. Nous appellerons chacune de ces propositions des «pierres de sens», afin de marquer que bien loin d’être une ère du vide, le post-modernisme est porteur d’un sens dont nous ne devons pas lâcher le fil des raisons. Voici la troisième pierre...

La philosophie politique se résume aux comportements de prédation

2016-06-12_16h15_05Ce message-là ne sera bien entendu jamais avoué explicitement, demeurant à un niveau subliminal et inconscient. Mais l’un des paradigmes fondateurs du néo-libéralisme, est que la philosophie politique se résume à quelques principes assez simples. Ceux de la compétition sans règles entre individus, dont ne peut ressortir que le bien suprême. Le néo-libéralisme paie son attachement aux pensées magiques par un simplisme vis-à-vis du monde. Il n’est finalement pas nécessaire d’ingurgiter Kant, Smith (réduit à quelques citations de The wealth of nations sorties de leur contexte), Tocqueville ou Popper. L’alpha et l’oméga de la société humaine se résume à Game of Thrones, d’où d’ailleurs le succès de la série et la fascination qu’elle exerce.

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Un monde vide de sens, vraiment ?
Deuxième pierre de sens


Même le vide a ses raisons, que la raison n’ignore pas. Il y a bien un message véhiculé par nos sociétés modernes, que nous devons décrypter


Ne regardez pas en arrière. Film de Dan Fogelman avec Al Pacino 2015


Par Marc Rameaux – Le 24 mai 2016 – Source letroisièmehomme

Le sens porté par le néo-libéralisme n’est pas explicite. Il n’a jamais été rédigé, nul père fondateur n’en a écrit le manifeste, et certainement pas les fondateurs du libéralisme politique, Smith, Tocqueville, Popper ou Aron, dont nous verrons qu’ils sont à l’exact opposé du néo-libéralisme.

Tentons maintenant de ramener à la lumière ce qui fonde l’inconscient collectif du néo-libéralisme, pouvant se résumer en quelques propositions qui ne sont en rien vides de sens. Nous en avons identifié quatre, sans prétendre être exhaustif. Nous appellerons chacune de ces propositions des «pierres de sens», afin de marquer que bien loin d’être une ère du vide, le post-modernisme est porteur d’un sens dont nous ne devons pas lâcher le fil des raisons. Voici la deuxième pierre...

Le laisser-faire engendre la méritocratie

2016-06-12_15h52_41La défense de la méritocratie n’a évidemment rien de choquant, étant au contraire l’une des conquêtes essentielles de l’ère moderne. Le néo-libéralisme l’invoque d’autant plus à loisir, qu’elle est une idée simple et de bon sens et qu’elle fut l’un des premiers buts du libéralisme politique. Il n’y a rien à objecter à la courte maxime «que le meilleur gagne !», car elle représente le juste équilibre entre les aspirations personnelles de chacun et l’accès collectif et démocratique à l’ascenseur social.

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Un monde vide de sens, vraiment ?
Première pierre de sens


Même le vide a ses raisons, que la raison n’ignore pas. Il y a bien un message véhiculé par nos sociétés modernes, que nous devons décrypter


Ne regardez pas en arrière. Film de Dan Fogelman avec Al Pacino 2015


Par Marc Rameaux – Le 24 mai 2016 – Source letroisièmehomme

Le sens porté par le néo-libéralisme n’est pas explicite. Il n’a jamais été rédigé, nul père fondateur n’en a écrit le manifeste, et certainement pas les fondateurs du libéralisme politique, Smith, Tocqueville, Popper ou Aron, dont nous verrons qu’ils sont à l’exact opposé du néo-libéralisme.

Tentons maintenant de ramener à la lumière ce qui fonde l’inconscient collectif du néo-libéralisme, pouvant se résumer en quelques propositions qui ne sont en rien vides de sens. Nous en avons identifié quatre, sans prétendre être exhaustif. Nous appellerons chacune de ces propositions des «pierres de sens», afin de marquer que, bien loin d’être une ère du vide, le post-modernisme est porteur d’un sens dont nous ne devons pas lâcher le fil des raisons. Voici la première pierre...

Le marché est un absolu, issu d’un ordre naturel prééminent à toute construction humaine

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Le marché d’esclaves. Gérôme 1866

Au lecteur qui trouverait cette formulation exagérée, il faut mentionner la citation suivante d’Alain Minc. Je remercie au passage L’œil de Brutus de l’avoir exhumée, car explorer l’œuvre d’un économiste aussi médiocre que Minc tient de l’abnégation. En tant que témoignage du soubassement idéologique du néo-libéralisme, cette recherche s’avère en revanche fort utile :

«Le capitalisme ne peut s’effondrer, c’est l’état naturel de la société. La démocratie n’est pas l’état naturel de la société. Le marché oui.» (Cambio 16, 5 décembre 1994)

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