Par Michael Krieger – Le 9 aout 2017 – Source Liberty Blitzkrieg

Ce texte doit être lu comme la troisième partie de ma série en cours sur le fameux mémo de Google, et ce qu’il nous dit sur la direction que prendrait notre société si une minorité de milliardaires technocratiques extrêmement riches et puissants étaient autorisés à gérer totalement notre culture sociale pour qu’elle adopte leur vision idéologique, en utilisant la coercition, la force et la manipulation. Pour connaitre le contexte, lisez la partie 1 et la partie 2.
J’ai hésité sur le titre de cet article car, depuis les élections de 2016, l’utilisation du terme « État profond » est devenue trop associée aux partisans de Trump. Je ne parle pas des personnes qui ont voté pour Trump, que je peux à la fois comprendre et respecter, je parle de ceux qui le vénèrent. Comme la plupart des gens qui s’attachent de manière insolite et enthousiaste à des personnalités politiques, ils ont tendance à être soit des imbéciles soit des opportunistes.
Prodigue en bonnes paroles, l’Occident se veut l’incarnation des valeurs universelles. Ce parangon de la démocratie, ce champion des “droits de l’homme” convoque toujours ses vertus supposées à l’appui de ses prétentions hégémoniques. Comme si une bonne fée s’employait, magnanime, à faire coïncider sa morale et ses intérêts, il revêt ses ambitions matérielles des oripeaux de la justice et du droit. C’est ainsi que le “monde libre” pratique le bombardement de pays étrangers à des fins “démocratiques”, mais de préférence dans les contrées riches en hydrocarbures ou en ressources minières. Conjuguant la foi du charbonnier et la rapacité du capitaliste, il agit comme s’il pouvait convertir sa puissance matérielle en privilège moral.






