En 2008 déjà, en Estonie: un calendrier de propagande pour la SS provoque l’indignation à Moscou

Par Nick Holdsworth – Le 26 décembre 2008 – Source telegraph

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Le calendrier 2009, qui a été vendu en trois jours dans la capitale Tallinn avant d’être réédité, est illustré de douze reproductions d’affiches SS utilisées pendant la Seconde Guerre mondiale pour inciter des volontaires estoniens à rejoindre l’élite de la force nazie qui combattait l’Armée rouge. Ces photos représentent des soldats en uniformes allemands et des casques ornés de badges utilisés par les membres estoniens de la SS.

Les uniformes montrent un grand E coupée en deux par une épée, plutôt que le célèbre double éclair, symbole de la SS.

Les calendriers ont provoqué une réaction de colère dans la communauté russe qui constitue le quart d’une population de 1,3 million de personnes.

Nikolai Pechatnov, un historien russe vivant à Tallinn, a dit qu’ils s’agissait d’un rappel révoltant de l’époque où des dizaines de milliers d’Estoniens ont servi dans la SS.

«Si le calendrier avait annoncé clairement que c’était de la propagande pour la SS et avait détaillé l’historique des faits, cela aurait été acceptable. Mais quand vous regardez de près ce calendrier, vous ne trouvez pas du tout les symboles SS bien connus, ils ont été remplacés par les emblèmes des divisions estoniennes. En fait, les Estoniens engagés dans la SS portaient des uniformes avec les symboles nazis. Les jeunes qui voient ces calendriers aujourd’hui pourraient être pardonnés de croire que les Estoniens n’avait rien à voir avec la SS

Il a dit que le calendrier n’apportait aucune explication historique reliant les divisions SS estoniennes – dont les membres avaient prêté serment d’allégeance à Adolf Hitler – aux nazis, ou qu’il se composait de ce qu’ils appelaient des bataillons punitifs.

Bien que la division SS estonienne, fondée en 1944, n’est pas supposée avoir été impliquée dans des atrocités contre les civils, les unités de police estoniennes sont soupçonnées d’avoir été utilisées par les nazis pour le meurtre des juifs au début de la guerre.

Aimur Kruuse, 38 ans, directeur général de l’éditeur du calendrier, Grenader Grupp, insiste sur le fait qu’il ne soutient ni ne propage des idées nazies, et que le calendrier «n’est pas un sujet sur la SS».

«Les gens aiment l’histoire militaire et l’année prochaine nous pouvons faire quelque chose en rapport avec l’histoire russe ou allemande de la guerre», dit-il.

Il a ajouté que la plupart des Estoniens ayant combattu pour les nazis n’étaient pas volontaires, mais ont été recrutés dans la SS. Ce fait a été reconnu, après la guerre, lors du procès de Nuremberg qui a statué que les conscrits engagés dans les forces d’élite nazie et n’avaient pas commis d’atrocités n’étaient pas considérés comme des criminels de guerre.

Même si Aimur Kruuse a reconnu que le calendrier pourrait provoquer une réaction négative de la Russie, il a dit qu’il était important de comprendre l’histoire de l’Estonie. Les Estoniens, comme leurs voisins finlandais, ont pris les armes contre l’Armée rouge pour tenter de protéger leur liberté.

«Les soldats estoniens n’ont pas eu la chance de combattre durant la Seconde Guerre Mondiale dans des uniformes estoniens, a dit M. Kruuse. Les membres de la légion ont essayé d’apporter la liberté à l’Estonie, et de donner à leurs familles le temps de s’échapper vers l’ouest avant que l’Armée rouge ne revienne pour les tuer ou les envoyer en Sibérie

Il a ajouté que lorsque l’indépendance estonienne a été brièvement rétablie en septembre 1944, certains Estoniens en uniformes allemands ont tourné leurs armes contre les Allemands et contre l’Armée rouge.

Un connaisseur britannique de la SS, le cinéaste Andrew Mollo, a déclaré que l’Estonie avait déjà été occupée en 1940 par l’Armée rouge, avant que les nazis ne l’envahissent et que ceux qui avaient rejoint les SS étaient considérés comme des anti-bolcheviques se battant pour leur patrie.

«Bien sûr, ce n’est pas honorable que dans la lutte contre le bolchevisme ces Estoniens se soient alliés à Hitler», dit-il.

«Les unités SS estoniennes étaient très différentes des unités SS des autres pays Baltes, ils ont combattu pour l’indépendance de leur pays et ont énormément souffert. Le fait qu’ils se soient retrouvés sous le parapluie SS n’était pas de leur faute.»

Traduit par Toma, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone

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En Italie:
L’ambassadeur d’Ukraine veut qu’une ville débaptise la place dédiée aux «Victimes d’Odessa»

Le 27 février 2015 – Source  Saker Italien

La décision de Ceriano Laghetto (une petite ville à 30 km de Milan) de dédier une de ses places aux « victimes d’Odessa » s’est transformée en événement d’envergure nationale.

Comme on peut le lire dans le compte-rendu des délibérations communales, ce nom réunit la mémoire de deux événements: le massacre de juifs par les nazis allemands pendant la Deuxième Guerre mondiale et la tragédie d’Odessa en mai de l’année dernière.

La réaction de l’ambassadeur d’Ukraine a été immédiate: «Nous avons l’intention de nous référer aux autorités italiennes et à la préfecture de la province», a déclaré l’ambassadeur ukrainien Yevgeny Perelygin dans une interview à Monza Today.

«Les autorités locales ont tenté de comparer les crimes nazis contre les juifs d’Odessa en 1941 aux tragiques événements de mai 2014. Une telle comparaison est totalement injuste: dans le premier cas, il s’agissait d’extermination sur une base ethnique, alors que la tragédie de l’an dernier a été causée par des affrontements entre groupes de manifestants, aggravés par l’activité de provocateurs, sur lesquels la police poursuit son enquête.[Qui n’a toujours pas commencé, Note du Saker Fr]»

Selon l’ambassadeur, la décision des autorités de Ceriano Laghetto peut aussi être interprétée comme diffamatoire à l’égard de l’État ukrainien. «Les enquêtes préliminaires révèlent l’implication de citoyens russes dans la tragédie, dit Perelygin, et nous attendons des éclaircissements sur ce qui s’est passé; mais vous devez attendre la décision de la justice.[Attendons!, Note du Saker Fr]»

Perelygin s’est aussi lamenté: «Un des suspects, le chef adjoint de la police d’Odessa, Dmitry Fucheji, qui pourrait être impliqué dans la préparation de cette tragédie, se cache en territoire russe. La Russie a refusé de l’extrader et de le transférer à la SBU, ce qui jette le doute sur l’honnêteté des déclarations des autorités russes.»

Selon l’ambassadeur, la décision des autorités de Ceriano Laghetto a été manipulée par des forces politiques favorables à la politique russe. Comme l’a noté le représentant officiel de l’Ukraine, le site web de la commune utilise de manière répétée l’expression gouvernement autoproclamé de Kiev, ce qui contredit la position officielle de l’Italie et les intérêts de la communauté mondiale.

«Non seulement le gouvernement italien maintient des relations officielles avec le gouvernement ukrainien, mais il fait des efforts pour le soutenir dans les moments difficiles de l’agression militaire et propagandiste menée par la Fédération de Russie. Par conséquent, je n’arrive pas à comprendre comment, dans une ville italienne, on peut commettre un acte allant à l’encontre de la ligne politique officielle du gouvernement.» Voilà ce qu’a ajouté le diplomate, selon ce qu’a rapporté le journal local.

Perelygin croit que le maire et l’administration municipale ne connaissent pas les véritables causes de la tragédie d’Odessa, ce qui expliquerait la décision de nommer la place Victimes d’Odessa. Toujours selon l’ambassadeur, après une clarification avec les autorités de la ville, la communauté locale devra revoir sa décision et changer le nom de la place.

Les lecteurs du journal qui a publié cette interview ont laissé des commentaires sur un mode légèrement plus émotionnel.

«Massimo: Je n’arrive pas à le croire. Face aux images si évidentes, ces pseudo-politiciens ukrainiens continuent à insinuer que l’ennemi russe est derrière un massacre aussi ignoble. Quelle honte !!! Connaissant le niveau de désinformation des politiciens italiens, l’ambassadeur pourrait aussi réussir dans ses intentions scabreuses. Rappelez-vous bien, pourtant, que sera à Odessa de ne pas oublier, et là, ils ont les idées claires sur ce qu’a été le Maïdan !!!»

«Christian: Que l’indécent ambassadeur ukronazi, le pèlerin Yevhen Perelygin, fasse l’ambassadeur et ne casse pas les couilles à l’Italie. Nous, nous pensons aux routes italiennes. Donc honneur au maire et aux conseillers de la commune de Ceriano Laghetto.»

«Roberto: Que l’ambassadeur d’Ukraine s’en retourne simplement à Kiev, dans sa petite maison, avec ses semblables ! (Avec tout le respect pour les Ukrainiens impliqués dans cette vague de nazisme et qui voudraient seulement vivre en paix.)»

«Lina: Eh bien, maintenant les Ukrainiens aussi doivent dire aux Italiens ce que nous pouvons et ce que nous ne pouvons pas faire dans notre pays. Si l’Italie ne vous plaît pas – faites vos valises, fermez l’ambassade et retournez en Ukraine chez vos nazis

«Christian: J’estime que c’est une honte qu’un ambassadeur soit gêné par le fait qu’une place a été dédiée à des « citoyens d’Odessa brûlés vifs ». Les citoyens d’Odessa sont aussi des citoyens ukrainiens, oui ou non ? Ils sont aussi représentés par M. l’ambassadeur, ou non ? Ou bien, selon l’ambassadeur, ils devaient brûler vifs à Odessa et c’est vraiment dommage que quelqu’un dans le monde l’ait rappelé?»

Article paru sur Nation-News.ru le 4 février 2015

Traduit par  M.B. pour le Saker Italien

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Norman Finkelstein sur Gaza, Israël, les Juifs et l’antisémitisme

Par Sayed7asan

Interview de Norman Finkelstein sur Russia Today par Afshin Rattansi
23 février 2015 – Voir plus bas la vidéo sous-titrée en français

Dans cet extrait, Norman Finkelstein, intellectuel juif américain dont les parents sont des rescapés d’Auschwitz et du ghetto de Varsovie, référence internationale sur le conflit israélo-palestinien, s’exprime sur Gaza, Israël et l’antisémitisme.

Il commence par récuser l’argumentaire selon lequel Israël ne ferait que répondre aux attaques palestiniennes en rappelant que même durant la première Intifada, un mouvement de résistance palestinienne populaire massif et non-violent à l’Occupation, Israël a répondu de manière très violente, réprimant la population civile de manière meurtrière et recourant systématiquement à la torture. De plus, durant les agressions militaires contre Gaza, les organisations internationales de défense des droits de l’homme ont établi qu’Israël a délibérément ciblé les populations civiles et s’est rendu coupable de crimes de guerre voire de crimes contre l’Humanité.

Norman Finkelstein récuse l’idée d’une montée de l’antisémitisme en Europe, et dénonce la responsabilité d’Israël: ce pays se réclamant comme l’Etat de tout le peuple juif, et Netanyahu, le fou furieux, proclamant que toutes ses actions se font au nom de la communauté juive mondiale dans son ensemble, il est prévisible que certaines personnes le prennent au mot et puissent avoir un sentiment d’hostilité envers les Juifs en général. Mais la responsabilité en incombe avant tout à Israël et ses thuriféraires. 

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Un député ukrainien:
La langue russe n’existe pas

Le 15 février 2015 – Source Fort Russ

«Il n’y a pas de langue russe, a affirmé un député du bloc de Porochenko, il n’y a que le dialecte du nord de l’Ukraine.»

Le député de la Rada, Ivan Vinnik, a déclaré qu’il n’y avait pas de langue russe, lors de la commémoration des Célestes Cent*.

D’abord, un des membres du parti d’autodéfense s’est plaint que le chef de l’administration de la ville de Kherson, Andrey Putilov, ne parle que le russe et ne veuille pas apprendre l’ukrainien.

Puis, Vinnik est venu au micro, dire que la langue russe n’existait pas du tout.

«Peut-être que cela va vous surprendre, mais j’aimerais insister sur le fait qu’il n’existe pas de langue russe mais un dialecte nord-ukrainien. Vous devez garder à l’esprit qu’au XVe siècle, la Russie n’avait pas de langue du tout. On y parlait mongolien, allemand, et puis, ils ont fait venir des Ukrainiens qui ont écrit le premier livre qui a existé en Russie. Par conséquent, j’aimerais faire cesser toutes les insinuations concernant la langue», a dit le député.

Commentaire de J. Hawk, traducteur du russe à l’anglais

Une fois admis qu’on considère Stepan Bandera comme un héros et son idéologie [fascisante, Note du Saker Francophone] comme la pierre angulaire du nouvel État ukrainien amélioré, je suppose que c’est normal que tôt ou tard, on aille jusqu’au bout de ses idées. À savoir envisager le génocide de tous les gens considérés comme non-Ukrainiens par les Galiciens**. Et il aura lieu, sauf si des forces internes et/ou externes les arrêtent à temps.

Notes

*Ou le Jour des Héros de la Céleste Centuria [les héros sont les cents innocents tombés sur la place de Maïdan sous les balles des snipers, Note du Saker Francophone]
http://lainfo.es/fr/2015/02/20/kiev-commemore-la-tombee-de-maidan/
**La Galicie est une région historique de l’Europe de l’Est, partagée actuellement entre la Pologne et l’Ukraine.

Traduit de l’anglais au français par Dominique, relu par jj pour le Saker Francophone

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20% des Allemands pour la révolution

Le 24 février 2015 – Source Russia Today

UNE MAJORITÉ NE SE CONSIDÈRE PAS EN DÉMOCRATIE
Protesters take part in the 'Revolutionary' May Day demonstration on May 1, 2014 in Berlin. (AFP Photo / Odd Andersen)

Des protestataires lors d’une manifestation le 1er mai 2014 à Berlin (AFP Photo / Odd Andersen)

Vingt pour cent des Allemands estiment que leurs conditions de vie actuelles ne seront pas améliorées par les réformes et que seule une révolution peut remodeler la société. Selon une étude publiée par l’Université libre de Berlin.

L’étude, intitulée Contre l’État et le capital – vers la révolution, axée sur l’opposition au capitalisme, au fascisme et au racisme, conclut que les Allemands sont plus à gauche dans leurs attitudes qu’on ne le pensait. Le défi pour les chercheurs était d’analyser les similitudes structurelles fondamentales entre l’extrême-droite et l’extrême-gauche.

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La guerre sanglante de Kiev : retour de flamme

Justin Raimondo
Justin Raimondo

Par Justin Raimondo – Le 9 février 2015 – Source Antiwar 

AUX US: Le parti de la guerre pousse à soutenir les marionnettes ukrainiennes

Lorsque les officiers de l’armée ukrainienne sont arrivés au village de Velikaya Znamenka pour dire aux hommes de se préparer à être mobilisés, ils ne s’attendaient pas à ce qui est arrivé ensuite. Alors que l’officier parlait, une femme s’est emparée du micro et lui a dit : «Nous sommes malades de cette guerre! Nos maris et nos fils n’iront nulle part!» Ensuite, elle a tenu un discours enflammé, dénonçant la guerre et les responsables du coup à Kiev, sous les acclamations de la foule.

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Les néo-nazis suisses envoient de l’aide au bataillon néo-nazi Azov en Ukraine

source : RT Allemagne – 10 février 2015

Œuvre de bienfaisance hivernale suisse? Les néo-nazis de la Confédération prennent en charge le bataillon Azov en Ukraine.

suisse
Photo de soutien avec les T-shirts «Azov» achetés pour faire un don

Selon les recherches du journaliste suisse Fabian Eberhard, des néo-nazis suisses des cantons de Genève, Vaud, Valais et Saint-Gall soutiennent par des dons leurs congénères en Ukraine, principalement connus pour leurs graves violations des droits humains. Nous parlons là du bataillon Azov. Pour cela, il a fallu fonder une émanation du groupe nazi ukrainien en Suisse, sous le nom de Misanthropic Division. Les dons comprennent des habits militaires d’hiver, de la nourriture, des médicaments et de l’argent.

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Lettre ouverte des vétérans de Stalingrad à Madame la Chancelière Angela Merkel.

Le 5 février 2015 – Source : RT Allemagne

Source BArchBo

Madame Merkel,

Soixante-dix ans après la victoire sur les nazis nous sommes là, nous, les anciens combattants de cette terrible guerre, et les participants à cette monstrueuse bataille, prenant conscience qu’en Europe un fantôme erre, le spectre de la peste noire.

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