Par Alastair Crooke − Le 20 avril 2020 − Source Strategic Culture
Certains se sont demandé comment le président Poutine pourrait coopérer avec le président Trump pour que l’OPEP + fasse monter les prix du pétrole – alors que ces prix plus élevés ne contribueraient qu’à soutenir la production de pétrole américaine. En fait, le président Poutine était invité à subventionner l’économie américaine – au détriment de ses propres ventes de pétrole et de gaz [et malgré les sanctions, NdT] – car la production de schiste américain n’est tout simplement pas rentable à ces prix. En d’autres termes, la Russie semblait se tirer une balle dans le pied.

Une femme portant un voile intégral (niqab) marche devant une annonce du bureau de change montrant une image du dollar américain au Caire, en Égypte, le 17 mars 2020. REUTERS / Amr Abdallah Dalsh –
Par
Peut-être que la rengaine «C’est la faute des Russes» est devenue obsolète. Ou peut-être que les dirigeants de l’Empire ont finalement compris que la Chine était encore plus dangereuse que la Russie. Mais mon intuition personnelle est simplement que les anglo-sionistes paniquent d’avoir perdu la face « tous azimuts » avec leur gestion catastrophique – médicalement et, plus encore, politiquement – de cette crise socio-économique provoquée par la pandémie, et qu’ils pointent maintenant le doigt vers à peu près tout le monde – et même entre eux.
Les magasins d’alcools et les armureries ouvrent leurs portes, mais les églises sont fermées. Pourquoi les gouverneurs américains mettent-ils à la poubelle le premier amendement ?
La guerre russo-saoudienne des prix du pétrole est une invention concoctée par les médias. Il n’y a pas un mot de vérité dans tout ça. Oui, il y a eu du grabuge lors d’une réunion de l’OPEP début mars qui a entraîné une augmentation de la production et une chute des prix. Cette partie est vraie. Mais la stratégie de dumping pétrolier de l’Arabie saoudite ne visait pas la Russie, elle visait les producteurs américains de pétrole de schiste. Mais pas pour les raisons que vous avez lues dans les médias.



Dans mon récent 