Par Philip Giraldi − Le 2 juillet 2020 − Source Strategic Culture Foundation

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Quelle est la meilleure façon de démystifier une théorie du complot ? Appelez la théorie du complot, puisque cette étiquette implique votre incrédulité. Le seul problème est qu’il y a eu de nombreux complots qui sont bien réels, à la fois dans le passé et actuellement, et que beaucoup d’entre eux ne sont pas du tout de nature théorique. Des conspirations de plusieurs types ont entraîné la participation américaine aux deux guerres mondiales. Et quel que soit le sentiment que l’on a à l’égard du président Donald Trump, il faut reconnaître qu’il a été victime d’un certain nombre de complots, d’abord pour lui refuser la nomination au GOP, ensuite pour s’assurer qu’il soit battu à l’élection présidentielle, et enfin pour délégitimer complètement sa présidence.
Quelqu’un a-t-il remarqué que Joe Biden se faisait passer pour Abe Lincoln cette semaine ? Euh, … mauvaise pioche mon pote. Quelqu’un devrait informer le chef du Parti démocrate que a) M. Lincoln était républicain et b) qu’il était raciste jusqu’au bout des ongles – certifié BLM. Il est peu probable que le favori présidentiel gagne plus de cœurs et d’esprit «éveillés» avec ce dernier coup. Peut-être que s’ils le mettaient dans un fauteuil roulant, les électeurs pourraient penser que Franklin Roosevelt était ressuscité – bien qu’il ressemble plus à Woodrow Wilson, un raciste jusqu’à la moelle, quant à lui, paraît-il.
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Alors que l’Amérique se dissout en deux substances distinctes – une nation, deux psychés – nous devrions peut-être accorder plus d’attention à la psychologie sous-jacente à cette segmentation, et pas seulement à ses effets «politiques». De toute évidence, cette scission est vitale pour comprendre les États-Unis. 


