Lignes rouges…


Donald Trump franchit les lignes rouges de la Chine en Afghanistan, alors qu’Obama a traversé celles de la Russie en Syrie et en Ukraine


Par Adam Garrie – Le 30 août 2017 – Source Oriental Review

Afghanistan and neighboring countries.

Dans les discussions sur les rôles que jouent les pays dans le nouveau monde multipolaire, on dit souvent que la Russie fournit la substance géopolitique alors que la Chine fournit le moteur économique d’un monde où les États-Unis ne sont plus un hégémon singulier.

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L’establishment et Antifa comme cul et chemise


La violence des antifas s’est déchaînée encore une fois à Berkeley, en Californie, ce week-end.


Cal Berkeley Milo riot Reuter/ Stephen Lam

Note du Saker Francophone

Ce texte a fait l'objet d'une analyse approfondie, le 28 août, sur le site de dedefensa

Par Scott Greer – Le 27 août 2017 – Source dailycaller

Dimanche, un petit nombre de partisans du président Trump a décidé de se rassembler dans le campus de l’université de gauche, à Berkeley, en Californie, après l’annulation de deux manifestations similaires dans la région la veille. La raison des annulations était due au grand nombre de menaces violentes que recevaient les organisateurs pro-Trump.

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Bachar al-Assad : le terrorisme en Europe est la conséquence de politiques irresponsables


Par Sayed – Le 22 août 2017 – Source sayed7asan

Discours du Président de la République arabe syrienne Bachar al-Assad le 20 août 2017, devant les membres du corps diplomatique syrien

Traduit et sous-titré par Sayed

https://www.youtube.com/watch?v=gOSzqM9YAzo

Transcription

[…] Les résultats de cette résistance (de la Syrie) et du prix que nous avons payé (pour cela), ce sont (également) les revirements qui se sont produits dernièrement dans les déclarations occidentales et qui ne se sont pas produits parce que leur conscience humaine s’est réveillée ou a recouvré sa santé, et qu’ils ont (enfin) ressenti que la Syrie était opprimée ou quoi que ce soit de ce genre. L’Occident a fait ce revirement à cause de la résistance du peuple, de l’État et des forces armées (de la Syrie). Et bien sûr à cause du soutien de nos alliés. L’Occident n’a pas fait ce revirement parce qu’il est doté d’éthique ou de morale, parce que nous n’avons jamais rien vu de tel, même avant la guerre. Mais c’est la réalité du terrain en Syrie, et la réalité du terrain dans leurs propres pays qui leur a imposé ce revirement.

Et aujourd’hui, il ne se passe pas une semaine ou un mois sans que se produise un événement (attentat terroriste) qui est la conséquence directe de leur stupidité dans leurs prises de décision et leur soutien au terrorisme dans cette région. Ce sont ces réalités qui leur ont imposé de changer leurs positions, fût-ce de manière partielle et timide, sans conviction, mais ces revirements se sont imposés à eux.

Ce changement de positions ne signifie pas un changement des politiques. L’Occident, comme le serpent, change de peau en fonction de la situation. Au début, ils parlaient de soutien au mouvement populaire, ce mouvement populaire qui n’a jamais dépassé, dans le meilleur des cas, 200 000 personnes payées par l’Occident et le Golfe dans toute la Syrie − un pays de 24 millions d’habitants. Et après s’être efforcés de leur mieux, les armes étant présentes sur la scène mais de manière cachée, à perpétrer des massacres et fomenter la sédition, ils n’ont pas réussi, et sont donc passés au soutien ouvert aux groupes armés mais ils leur ont donné le nom d’« opposition » en guise de couverture, c’est-à-dire qu’ils les ont présentés comme (des factions) politiques, avec une dénomination politique, et ils les ont présentés comme « modérés », c’est-à-dire comme non extrémistes. Ou ils ont utilisé la dénomination politique d’« opposition », pour laisser croire que ce ne sont pas des terroristes.

Lorsque ce projet a échoué et qu’ils ont été exposés pour ce qu’ils sont (des terroristes) aux yeux de l’opinion publique mondiale, et de l’opinion publique régionale et locale dans leurs propres pays, ils sont passés à une autre version, le prétexte humanitaire. Nous sommes actuellement à cette étape. Pour résumer, elle consiste à garder le silence absolu tant que les terroristes avancent ou que ce soit et perpètrent des massacres et des meurtres contre les civils, mais lorsque c’est l’Armée (syrienne) qui fait des avancées aux dépens des terroristes, alors soudain on commence à entendre des cris, des lamentations et de l’intercession afin de nous stopper, au prétexte de slogans humanitaires, d’arrêter l’épanchement de sang, de convoyer de l’aide humanitaire, et d’autres prétextes que nous Syriens connaissons bien. Et leur véritable objectif est de donner l’opportunité aux groupes armés de reformer leurs rangs, de se remotiver, de faire venir du matériel et d’envoyer des renforts pour les aider afin qu’ils puissent poursuivre leurs actes terroristes.

En vérité, toutes les diverses tactiques qu’ils ont employées durant ces étapes n’a jamais pu nous duper, en aucun cas. Dès le premier jour, nous avons reconnu le terrorisme, et dès le premier jour, nous l’avons frappé, durant la première étape, la seconde et la troisième, et nous continuerons à le faire, tant qu’il restera le moindre terroriste où que ce soit en Syrie.

Quant à la guerre médiatique et psychologique qu’ils ont menée durant toutes ces dernières années, elle n’est jamais parvenue, pas à un seul instant, à nous influencer de manière à nous détourner de cet objectif, à savoir combattre le terrorisme ou à nous pousser en direction de la peur ou de l’hésitation. […]

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La Russie met en garde les US au sujet de l’Afghanistan


Moscou dit que sous la direction américaine, le commerce de la drogue et État islamique sont florissants, et maintenant la communauté chiite afghane est attaquée par des hélicoptères non identifiés.


Bhadrakumar

Par M.K. Bhadrakumar – Le 22 août 2017 – Source Russia Insider

La Russie a laissé entendre, par le passé, que les États-Unis parrainent secrètement État islamique en Afghanistan. Jeudi, un porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a monté la barre en alléguant que les « combattants étrangers » qui ont été transférés par des « hélicoptères inconnus » ont perpétré un massacre de chiites Hazara dans la province de Sar-e-Pol dans le nord de l’Afghanistan.

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Conflit politique autour des monuments historiques, de Charlottesville à Moscou


Les affrontements actuels au sujet de l’esclavage aux États-Unis et de la Grande Terreur stalinienne donnent lieu à des controverses similaires et révèlent un Poutine méconnu.


Stephen F. Cohen

Par Stephen F. Cohen – Le 20 juin 2017 – Source The Nation

(…) Selon Cohen, l’héritage politique de l’esclavage aux États-Unis et de la Grande Terreur stalinienne en URSS, a eu – et continue d’avoir – des conséquences similaires. Ayant grandi dans le Sud ségrégationniste et après être devenu un historien des époques stalinienne et post-stalinienne, Cohen reconnaît que ses perceptions ont pu être influencées par sa biographie.


Il reconnaît aussi les différences importantes qui distinguent les victimes noires de l’esclavage américain de celles plus mélangées de la Terreur stalinienne. Mais il fait ressortir que les conséquences historiques et politiques on été semblables.

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La propagande fonctionne-t-elle toujours ? Donald Trump et le Russiagate


Par Ugo Bardi – Le 4 août 2017 – Source CassandraLegacy

Image ci-dessus, du Washington Post, 17 juillet 2017. Donald Trump semble avoir été essentiellement inchangé par la campagne Russiagate, même auprès de ceux qui le désapprouvent. Est-ce un signe que la propagande ne fonctionne plus comme c’était le cas dans le passé?

On a dit que le meilleur tour du diable est de vous convaincre qu’il n’existe pas. Il en est de même pour la propagande, qui tire la majeure partie de sa force de son pouvoir de convaincre les gens qu’elle n’existe pas. Pourtant, elle existe et son impact sur la vie des gens est gigantesque. Plus nous essayons de l’ignorer, plus cela nous affecte, en particulier ceux d’entre nous qui prétendent en être à l’abri.
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La lutte de Trump contre l’État profond est presque terminée

president trump sting operation deep state leftists


Par Lord Feverstone – Le 19 août 2017 – Source dystopiausa

Le temps est venu pour un laïus d’encouragement.

Je sais que le moral chez mes compagnons Déplorables est dans les chaussettes, juste au niveau de la cote de popularité du président Trump dans les sondages frauduleux.

Nous avons assisté à une semaine au cours de laquelle les médias traditionnels se sont précipités à guichet fermé dans  l’hystérie au sujet de Charlottesville. Nolan Richardson serait impressionné par les Quarante minutes en enfer de l’État profond.

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A propos de la junte, de l’inutile corridor terrestre et d’une manœuvre russe de routine


Moon of Alabama

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Par Moon of Alabama – Le 24 août 2017

Selon une théorie politique des années 1950, La structure du pouvoir dans la société américaine repose principalement sur trois groupes d’élites : les hauts-gradés de l’armée, les dirigeants de grandes sociétés et les dirigeants politiques (par « direction politique » j’entends en fait la bureaucratie, la CIA et leurs forces par procuration du Congrès).

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Hassan Nasrallah compare le Hezbollah et l’armée israélienne


Par Sayed – Le 19 août 2017 – Source sayed7asan

Discours du Secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, à l’occasion de la commémoration de la victoire de la guerre de 2006, le 13 août 2017

Traduit et sous-titré par Sayed

https://www.youtube.com/watch?v=jSAYOidYOLQ

Transcription 

[…] Cette ville de Khiam [où se tient cette commémoration annuelle de la victoire de 2006, et où se trouvait le centre de détention et de torture israélien de 1985 à 2000], comme les autres villes frontalières et les villes de l’intérieur, a combattu durant 33 jours et a enduré avec persévérance, et malgré les milliers de frappes aériennes et les bombardements d’artillerie, ainsi que les tentatives d’approche continues pour s’en emparer et l’occuper, elle a résisté et enduré. Les yeux de l’ennemi étaient rivés sur la ville de Khiam du fait de son importance sur le plan moral et sa position géographique décisive dans la confrontation. Mais les Résistants de cette ville, ainsi que les habitants qui y sont restés à leurs côtés, ont résisté et combattu comme l’ont fait les habitants des autres villes adjacentes au fil barbelé de la frontière. Et ils ont enregistré de grands exploits de résistance, de persévérance et d’héroïsme (pour l’Histoire).

La plus grande partie de la ville a été détruite, mais elle a été reconstruite, car ici au Liban, il y a la volonté de résister, de persévérer et d’endurer, ainsi que la volonté de construire, de revivifier, de vivre, de vivre avec dignité et honneur, en guise de confirmation d’attachement de ce grand peuple à sa terre, à ses villages, à ses collines, à ses champs et à ses plaines, qu’il ne pourra jamais délaisser ou abandonner, quelles que soient les circonstances.

Nous revenons maintenant sur la plaine [de Khiam]. Il y a quelques années, nous avons commémoré (la victoire de) la guerre de juillet (2006) à Wadi (vallée) al-Hujayr. Il ne fait aucun doute que Wadi al-Hujayr fut (la scène du) massacre des Merkava (tanks israéliens). Les Israéliens eux-mêmes parlent du massacre des Merkava à Wadi al-Hujayr. La plaine de Khiam vient en deuxième position (pour les pertes israéliennes), juste après Wadi al-Hujayr, et on l’appelle le brasier des Merkava. Le brasier des Merkava.

Pour ce qui s’est passé sur cette plaine (de Khiam), il suffit que je lise les déclarations du chef du bataillon [israélien] qui est entré sur cette plaine, et qui croyait, avec son supérieur le chef de régiment, que Khiam étant assiégée et détruite, que cette plaine serait vide, car il était impossible qu’il s’y trouve des Résistants, il était impossible qu’il s’y trouve des capacités de résister, et que cette opération serait très facile, la victoire y était acquise et absolue. Mais lisons donc ce texte israélien. Le chef de bataillon déclare : « Il est difficile de mieux décrire cette situation que par l’expression ‘on se faisait tirer dessus comme des canards’. » C’est-à-dire un groupe d’oies, de canards ou ce que vous voulez qui se font tirer (de toutes parts) par les chasseurs. Telle était la scène. C’est le chef du bataillon qui s’exprime en ces termes.

« Sous une grêle de feu, les tanks Merkava et les blindés Puma subissaient des frappes directes. Un soldat a été tué. L’ingénieur de combat en chef a été grièvement blessé. Et c’est ainsi que toutes les forces se sont dispersées dans la vallée. » Là, il parle de manière contenue. Il veut dire qu’ils se sont enfuis de tous les côtés (c’était la débandade). « Et c’est ainsi que toutes les forces se sont dispersées dans la vallée. Et les soldats sont sortis (des tanks) terrifiés. » Ces rats qui se cachaient dans leurs tanks. « Les soldats sont sortis terrifiés des Merkava et se sont cachés dans la région. »

Bien sûr, un certain nombre de tanks a été détruit, et tout cela est prouvé. Il y a des vidéos (qui le montrent). Certains tanks ont été brûlés, certains se sont enfuis et il dit que « deux tanks sont tombés dans les canaux [d’eau]… [allez donc rechercher (le nom) des canaux dans lesquels sont tombés les tanks]… et leurs canons ont coulé, ce qui a accru la difficulté de leur sauvetage. »

Ensuite, le chef de la région du nord (d’Israël) parle à ce chef de bataillon et lui dit : « Il faut que tu mettes fin à cette farce, (que tu ordonnes) le retrait (des troupes) et que tu oublies l’idée même de t’emparer de Khiam. » Il ajouta : « Une poignée de soldats du Hezbollah a jeté un bataillon (militaire) entier dans un trouble et une confusion telles qu’ils en ont perdu les notions de combat les plus élémentaires. »

Il ne s’agit pas, ô mes frères, de quantité (de soldats / de matériel), de tanks, mais bien (de la qualité) des hommes. Une poignée d’hommes sont restés sur la plaine malgré des milliers de frappes aériennes israéliennes, des milliers d’obus d’artillerie, et l’avancée massive d’un bataillon militaire complet, mais (les combattants du Hezbollah) sont restés et ont tenu bon sur le terrain, ils n’ont pas tremblé, ils n’ont pas vacillé, tels des montagnes (solidement) enracinées. Et en face, un bataillon (entier) de l’armée israélienne, lorsqu’il est frappé de quelques missiles anti-chars, se disperse dans la région comme des rats apeurés.

Telle est l’équation de la guerre de juillet (2006). L’équation de l’homme, l’homme résistant, l’homme croyant en son Dieu, en sa cause, en son droit, en sa voie, en sa Résistance. Et telle est la vérité de ceux que nous appelons les hommes de Dieu, ceux qui croient en Lui, œuvrent pour (obtenir) Sa satisfaction, L’aiment et aspirent ardemment à Le rencontrer, face (aux Israéliens) qui prétendent mensongèrement et de manière calomnieuse qu’ils sont les bien-aimés (peuple élu) de Dieu à l’exclusion des autres peuples, mais qui ne souhaitent pas mourir [Coran, 62, 6-7], et qui au contraire aiment ardemment la vie, même une vie humiliante, dans la fuite et la dissimulation. Telle est la leçon essentielle aujourd’hui.

Eh bien, cet exemple (glorieux) proposé par la Résistance sur la plaine de Khiyam, sur Wadi (vallée) al-Hujayr, et sur toutes les vallées, collines, montagnes et plaines du Sud, est lui-même l’exemple, mais (il faut l’interpréter) de manière décuplée (pour l’avenir). Décuplée sur tous les points : en qualité, en manière, en quantité. Au niveau des hommes, de l’expérience de combat (aguerrissement), du type de combat, de la nature et de l’étendue de nos moyens et capacités. Toute force terrestre israélienne qui entrera sur nos terres, nos montagnes, nos vallées et nos collines ne sera pas reçue par (l’équivalent de) ce qui s’est produit en 2006 sur la plaine de Khiam ou la vallée de Hujayr, mais par des centaines et des centaines de fois pire. Telle est la vérité qui les attend ici. Et la défaite, la honte et l’humiliation qu’ils ont subies (en 2006) ne sont rien comparées à ce qui les attend (la prochaine fois), qui sera bien plus sévère, violent et extrême. […]

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On ne peut pas faire confiance aux États-Unis. La Chine vient de s’en rendre compte à son tour


Moon of Alabama

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Par Moon of Alabama – Le 22 août 2017

Lors de la course aux nouvelles sanctions de l’ONU contre la Corée du Nord, l’administration Trump a menacé de sanctionner la Chine si elle ne s’engageait pas à exercer de nouvelles pressions sur la Corée du Nord. Les mesures commerciales contre la Chine ont été mises de côté pendant que les discussions concernant la résolution de l’ONU étaient en cours :

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