Bulles monstres :
Réveil de la crise du capitalisme casino


Jérôme Ross

Par Jérôme Roos – Le 29 mars 2015 – Source: znet

S’il y a une leçon à tirer de la longue histoire des manies financières, paniques et accidents, c’est que les banquiers ne résolvent jamais eux-mêmes les crises qu’ils provoquent: ils les laissent à d’autres, passant éternellement la patate chaude de la catastrophe imminente à d’autres et reportant systématiquement le fardeau de l’ajustement sur les membres les plus faibles de la société. En conséquence, la manière dont une crise particulière est résolue consiste inévitablement à semer les graines de la suivante. Cette fois-ci c’est pareil.

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De la métamorphose du gouvernement et de l’armée US en Meurtres & Compagnie

Paul Craig Roberts

Paul Craig Roberts

Par Paul Craig Roberts – le 24 mars 2015 – Source Paulcraigroberts.org

Andrew Cockburn vient de sortir un ouvrage que chacun devrait lire. Son titre est Kill Chain : The Rise of the High-Tech Assassins [Meurtres en série : l’âge de l’assassinat de haute technologie]. Et son titre pourrait tout aussi bien être : De la métamorphose du gouvernement et de l’armée des USA en Meurtres & Compagnie.

L’armée des USA ne mène plus de guerres. Elle pratique l’assassinat, et généralement des mauvaises personnes. Les principales victimes des meurtres perpétrés par la politique étrangère des Etats-Unis sont des femmes, des enfants, des chefs de village, des participants à des mariages, à des enterrements, et parfois même des soldats américains confondus avec des talibans par les moyens de surveillance US, qui travaillent avec une acuité visuelle comparable à la définition légale de la cécité.

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Réchauffement à Bruxelles après les dernières propositions de Tsipras ?


Par Phil Butler – Le 28 mars 2015 – Source Russia Insider

Alexis Tsipras – PhotoBlömke/Kosinsky/Tschöpe

Le Premier ministre grec semble jouer toutes les cartes susceptibles d’influer sur le meilleur scénario possible pour le pays en vue de son sauvetage financier. Il a soumis de nouveaux documents qui semblent être reçus avec un peu plus de chaleur par Bruxelles. Reste à savoir combien le potentiel russo-grec peut être alléchant.

Dans la course aux rencontres entre le Premier ministre grec Alexis Tsipras et le président russe Vladimir Poutine au début du mois prochain, l’Union européenne et les dirigeants du FMI semblent assouplir leur position à l’égard de la nécessité impérieuse pour la Grèce d’obtenir des fonds. Ce qu’on appelle le groupe de Bruxelles, formé pour examiner les réformes promises par la Grèce, analyse aujourd’hui les documents qui lui ont été soumis. Dans une perspective plus large, il reste à voir ce que sera le jeu géostratégique et économique du Kremlin à l’égard de la Grèce.

La semaine dernière, la Grèce a envoyé aux créanciers du pays une longue liste de réformes, avec la promesse de dégager un excédent budgétaire primaire [avant paiement des intérêts de la dette, NdT] cette année. L’approbation du groupe de Bruxelles sera nécessaire pour que Tsipras obtienne que soient dégelés les fonds indispensables, et pour prévenir un défaut de paiement. Le hic, pour la Grèce, est maintenant de créer l’atmosphère économique propre à satisfaire Bruxelles, tout en maintenant les promesses anti-austérité faites au peuple grec. Pour le moment, on ne sait pas si Tsipras s’est assis sur ses promesses électorales afin d’obtenir le financement permettant à la Grèce de rester solvable.

L’atmosphère entre la Grèce et ses bailleurs de fonds s’est améliorée de façon assez spectaculaire à la nouvelle que Tsipras avait avancé la date d’une rencontre avec Poutine à Moscou, par peur évidente d’une alliance gréco-russe quelle qu’elle soit. La France, notamment, tente maintenant de jouer les médiateurs entre le groupe de Tsipras et la ligne dure des banquiers allemands émanant de Merkel. Sur cette opposition de Merkel, Thomas Oppermann, le chef de file du parti social-démocrate au Bundestag, a déclaré que l’éventuel défaut de la Grèce provoquerait une catastrophe. Il a déclaré à Bloomberg et à d’autres médias :

Une sortie de la Grèce de la zone euro serait un désastre politique, pas seulement pour celle-ci mais pour toute l’idée de l’Europe.

La preuve que l’Allemagne et la Grèce déconnectent a refait surface dans les informations contestées parues dans journal Bild, affirmant que le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, très contesté, envisageait de démissionner. Quant au ministre, il a fait profil bas depuis les dernières négociations. Ce pourrait être un signe que la Grèce préfère un accord avec l’UE plutôt qu’un déplacement plus extrême dans le sens d’un alignement sur Poutine et la Russie. Le célèbre ou infâme (suivant à qui vous parlez) Tyler Durden, dans Zero Hedge, résume ainsi la position médiane:

Comme Syriza fait face à la proposition peu enviable de renoncer à ses promesses de campagne ou de plonger l’économie et le système bancaire grecs dans la spirale mortelle de la drachme, il semble qu’Athènes joue la seule carte qu’il lui reste, qui est de menacer de se rendre au Kremlin.

D’autres indicateurs plus subtils de l’état des finances grecques se reflètent dans la vente de biens de l’État, y compris de la Banque nationale grecque, qui s’est séparée de 5,849 Souverains-or en janvier. Avec la Russie qui investit davantage dans l’or que tout autre pays, ce n’est pas de la spéculation d’imaginer que cet or peut servir de garantie collatérale à un prêt direct de Moscou. Poutine a développé une stratégie de couverture financière de la Russie sur l’étalon-or, un mouvement dont certains disent qu’il serait plus qu’une petite épine dans le cœur de la Réserve fédérale américaine. La Russie détient actuellement plus de 1200 tonnes du précieux métal en réserve.

Poutine, la semaine dernière, lors d’une rencontre avec des entrepreneurs internet, dont les projets sont soutenus par le Fonds pour le développement d’initiatives internet (Kremlin)

Pendant ce temps, Fitch a abaissé la note de crédit de la Grèce vendredi, de crainte que le pays fasse faillite en raison son endettement, selon EUBusiness. Un article de Gold Seek décrit quelque chose qui ressemble une négociation de la dernière chance, du style «ça passe ou ça casse», ce week-end. Le total des dépôts bancaires en Grèce est tombé à 152.4 milliards d’euros en février, en dessous des 160.3 milliards de janvier, soit le niveau de dépôt le plus bas depuis juin 2005.

Il semble que le calendrier soit crucial pour les parties concernées. Si le sauvetage de la Grèce par l’UE fait fiasco avant la visite de Tsipras à Moscou, alors Poutine aura toutes les cartes en main. Le FMI, l’UE et les parties intéressées à l’Ouest le savent certainement. Je serais vraiment surpris si le Groupe de Bruxelles échouait à donner le feu vert au moins au report de la sortie de la Grèce. La seule carte qui reste à jouer est sous le dôme du Kremlin.

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

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Je suis Airbus*


Par IL SIMPLICIMUS – Le 29 mars 2015 – Source sinistrainrete

Dommage que ce ne soit pas un attentat de l’Isis : la déception pour ce motif manqué de peur et d’alarme, qui pleuvrait comme une manne sur les nombreux comptes à rendre annoncés en Europe, se perçoit à l’œil nu, elle entre dans les humeurs et vous frappe à l’estomac. Au point que les médias et en particulier la RAI marginalisent dans une certaine mesure l’évidence d’un incident dans la chute de l’Airbus de German Wings, et basent leurs commentaires sur l’arrière-pensée de l’attentat, mettant fortement l’accent sur le filon de la sécurité.

S’il n’y a pas de motif concret d’alarme, si les événements de Tunis n’ont pas rapporté assez en termes de distraction, si les cellules djihadistes composées d’Albanais peuvent susciter quelque doute et créer une certaine confusion géographique, on peut exploiter tout triste événement en le lisant à la lumière du comme si c’était un attentat potentiel.

Du reste, c’est ce qui se passe en Europe : le fait que Hollande, Merkel et Rajoy (pourquoi pas aussi Renzi, puisque l’impact s’est produit à quelques kilomètres de la frontière italienne ?) se rendent sur le lieu de la tragédie, comme si ce n’était pas un accident, en dit long sur le désir d’évoquer un ennemi extérieur, seul outil exploitable pour simuler un sentiment de solidarité désormais introuvable sur le continent – et comme démonstration d’une sensibilité autrement inexistante, mais simulable au moyen d’un tant soit peu de démagogie voyageuse. C’est une vraie malchance de ne pas pouvoir s’offrir une promenade avec la pancarte Je suis Airbus.

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La lutte de Syriza :
Une alternative pour la Grèce


Par Geoffrey McDonald – Le 27 mars 2015 – Source CounterPunch

Depuis la victoire électorale de Syriza, les couteaux s’affûtent autour de la question du renflouement de la Grèce. Tout tourne autour de la question de savoir quel est le meilleur moyen d’assainir les finances publiques. Faut-il en passer par un assainissement budgétaire impliquant des coupes encore plus claires dans des dépenses gouvernementales considérées comme superflues, en particulier celles qui visent à aider la population ? Ou s’agit-il plutôt de mesures d’incitation au développement financées par le crédit, autrement dit d’une politique de croissance au service de la population ?

Les politiciens des deux bords clament haut et fort que les petites gens sont leur première préoccupation. Le gouvernement grec invoque les travailleurs, les retraités, les chômeurs, les malades, etc., qui ont déjà consenti tant de sacrifices qu’ils sont au bout du rouleau. Le ministre des Finances allemand, Schäuble, se plaît à rappeler constamment que les laborieux contribuables allemands ont subi il y a de nombreuses années déjà les réductions budgétaires auxquelles les Grecs doivent s’attendre aujourd’hui.

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La patronne de la FED :
L’argent liquide n’est pas une réserve de valeur

Par Tyler Durden – Le 27 mars 2015 – Source zerohedge

Avertissement ou dérapage involontaire ?

Après que Alan Greenspan s’est confessé :

L'or est une monnaie. Il est encore, de toute évidence, une monnaie de premier ordre. Aucune monnaie fiduciaire, pas même le dollar, ne peut l'égaler

nous avons trouvé remarquable que pendant la séance de questions qui a suivi son discours d’aujourd’hui, Janet Yellen, lorsqu’on l’ interroge sur les taux négatifs, a admis :

le cash n'est pas une réserve de valeur très pratique

allusion à peine voilée à l’hélicoptère de Bernanke et affirmation qu’il n’y aura jamais de déflation aux États-Unis.

L’expert de CNBC Business News network, Rick Santelli résume tout ça parfaitement …

La déflation est clairement le croque-mitaine... La seule chose qui permettrait de sauver la classe moyenne est la baisse des prix.

Alors, si les réserves liquides ne permettent pas de stocker de la valeur… qu’est-ce qui le fera ? Les biotechs ? Comme l’explique Rick Santelli… c’est la chose la plus effrayante qu’elle ait jamais dite…

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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Le business-modèle de la guerre éternelle : Une petite entreprise familiale typique qui ne connaît pas la crise


Robert Parry

Robert Parry

Par Robert Parry – Le 20 mars 2015 – Source consortiumnews

L’expert néoconservateur Robert Kagan et sa femme, la secrétaire d’État adjointe Victoria Nuland, font tourner une entreprise familiale remarquable : elle a suscité une guerre ouverte en Ukraine et a aidé à relancer la guerre froide avec la Russie – et elle intervient pour exiger que le Congrès augmente les dépenses militaires pour que l’Amérique puisse mieux se défendre contre ces nouvelles menaces à sa sécurité.

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Ukraine: l’ambassadeur US fait le shériff dans les règlements de comptes entre oligarques


Par Dmitry Minin – Le 27 mars 2015 – Source strategic-culture

Le gouvernement ukrainien est en train de perdre son indépendance, incapable qu’il est de stopper la lutte interne entre les clans des oligarques. Par exemple, la confrontation actuelle entre le magnat des affaires ukrainien Igor Kolomoisky, gouverneur de la région de Dniepropetrovsk (une des plus importantes régions du pays), et le président Petro Porochenko n’a cessé qu’après l’intervention directe de l’ambassadeur des États-Unis pour soutenir le chef de l’État. Porochenko n’oserait pas lancer une attaque ouverte contre Kolomoisky ni, encore moins, le démettre sans que Washington ne le lui demande.

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Adresse de Vladimir Poutine au bureau du Service fédéral de sécurité


Le 26 mars 2015 – Source thesaker.is

Vladimir Poutine a pris part à une réunion du bureau du Service fédéral de sécurité. Les participants ont passé en revue les résultats des opérations de ce service et fixé les objectifs prioritaires pour 2015.

Le président de la Russie Vladimir Poutine

Bonjour, chers collègues,

Nous accordons toujours une grande importance au travail des organismes clés en matière de sécurité nationale. Aujourd’hui, dans le cadre de cette réunion de son bureau, nous allons passer en revue les résultats des opérations du Service fédéral de sécurité en 2014 et définir des priorités pour l’avenir.

J’aimerais commencer par vous dire que, comme vous le savez tous, l’année dernière n’a pas été facile. La situation mondiale s’est aggravée. Nous avons observé des tensions croissantes au Moyen-Orient et dans de nombreuses autres régions du monde, tandis qu’un coup d’État provoquait une guerre civile en Ukraine.

La Russie déploie des efforts importants pour réconcilier les parties et normaliser la situation. Nous avons déjà reçu et nous continuons à recevoir des milliers, et même des centaines de milliers de réfugiés, et nous faisons tout ce que nous pouvons pour éviter une catastrophe humanitaire.

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Les dix réalisations majeures de Poutine


Par Alexey Zernakov – Le 26 mars 2015 – Source Fort Russ

Le 7 mai 2000, inauguration de Poutine

Il y a quinze ans, le 26 mars 2000, Vladimir Poutine a été élu pour la première fois à la présidence de la Fédération de Russie. Après son arrivée au pouvoir dans une période difficile, il n’a pas seulement réussi à garder le pays uni. Quinze ans plus tard, nous pouvons dire : nous sommes redevenus une grande puissance avec une économie et une industrie développées, une armée et une marine puissantes. Et peut-être que tout n’est pas rose aujourd’hui, mais en l’an 2000 beaucoup de monde pensait que le pays était fini. Cependant, Poutine a réussi à prouver aux Russes et au monde entier que nous ne pouvions pas être aussi aisément manipulés.

En quinze ans, grâce au tigre agile – comme les journalistes chinois affectionnent d’appeler le président Vladimir Poutine – notre pays est de nouveau respecté.

Nous avons décidé de faire notre propre inventaire des réalisations de Vladimir Poutine et de son équipe durant les quinze dernières années, assistés par des experts de Nightly Moscou :

1. SAUVETAGE DE LA RUSSIE du péril de la désintégration

Alexei Moukhine, politologue, directeur du Centre d’information sur la politique

Le rôle de Poutine dans la préservation de l’unité de la Fédération de Russie est fondamental. Le changement dans la division administrative et territoriale de la Russie, avec la création de sept districts fédéraux, a permis d’abord de ralentir puis d’inverser les processus qui menaient à un effondrement direct de la Russie en plusieurs entités de pseudo-États. Heureusement, Boris Eltsine a compris ce qui se passait et a démissionné de son poste de président. Vladimir Poutine a su identifier à temps les menaces existantes et a pris un certain nombre de mesures préventives.

2. LA FIN DE LA GUERRE EN TCHÉTCHÉNIE

Viktor Murakhovsky, rédacteur en chef de la revue Arsenal de la Patrie

N’oubliez pas fameuse phrase de Poutine: « J’irai les buter jusque dans les chiottes, s’ils y sont ». Comme nous nous en souvenons, il faisait allusion aux terroristes dans le Caucase du Nord. Et Poutine a joué un rôle énorme afin que la Première campagne tchétchène, culminant avec la capitulation de Khasavyurt, soit oubliée.  L’armée russe régénérée a joué un rôle décisif dans la défaite des terroristes. Le facteur clé n’était pas seulement l’efficacité des forces armées et internes, mais surtout que la direction du pays a exprimé une ferme volonté politique.

3. RETOUR DE LA RUSSIE sur LA SCÈNE INTERNATIONALE

Mikhail Panchenko, politologue

Au cours des quinze dernières années, la Russie était classée entre la vingtième et la trentième place en terme d’influence sur la politique mondiale, nous sommes maintenant dans le top trois – avec les États-Unis et la Chine. Les premiers principes idéologiques impératifs ont été fixés dans le discours de Vladimir Poutine à Munich en 2007. Mais le premier cas appliqué qui a montré notre volonté inflexible a eu lieu en août 2008 en Ossétie du Sud. La Russie s’est levée et a dit: «Demain, nous allons vivre avec de nouvelles règles.»

4. LA CRÉATION D’UN BUDGET orienté vers le social

Maxim Safonov, docteur en sciences économiques, professeur

Au cours des quinze dernières années, des mesures sérieuses ont été prises et le budget de notre pays est devenu véritablement orienté socialement. Mais il n’y a pas de limite pour l’amélioration, et je pense que nous ne devrions pas nous arrêter là. Un bon exemple est la joie des habitants de la Crimée après être devenus une partie de la Russie. Parce que les pensions et les prestations sociales se sont relevées immédiatement au niveau national. Hier, j’étais dans une assemblée générale de l’Académie des sciences de Russie, où le Premier ministre Dmitri Medvedev parlait. Il a dit clairement que les obligations sociales seront remplies, malgré les difficultés économiques.

5. Le paiement anticipé des dettes de l’état

Vladislav Ginko, économiste, professeur de l’Académie russe du Service national de l’économie et de l’état

Sous Vladimir Poutine, la Russie a réussi à réduire de manière significative les arriérés dus aux institutions financières internationales. Actuellement la Russie emprunte évidemment sur les marchés étrangers, mais par rapport au produit intérieur brut, ce montant est faible. C’est très important car cela nous donne la possibilité de poursuivre une politique indépendante. Parce que les prêts d’organisations internationales sont très souvent accompagnés de lourdes contraintes, souvent cachées derrière une formulation vague. Mais presque toujours, après de telles réformes le niveau de vie de la population plonge – nous le voyons aujourd’hui en Ukraine. Et, bien sûr, si nos dettes étaient plus élevées, les sanctions seraient plus difficiles à supporter.

6. LA CRÉATION DU FONDS DE STABILISATION ET DU FONDS POUR LE BIEN-ÊTRE NATIONAL

Boris Shmelev, professeur, chef du Centre de l’Institut de politique étrangère russe sur l’Economie, RAN

La création de ces institutions financières a été largement initiée par Vladimir Poutine lui-même. D’énormes quantités d’argent ont été employées à cet effet – environ deux mille milliards de dollars que le pays a tirés de la vente de pétrole et de gaz dans des conditions de marché favorables. Et cet argent nous permet maintenant d’atténuer les effets de la situation de crise économique. À de nombreux égards, le Fonds de stabilisation servira à compléter les obligations sociales du gouvernement.

7. la Réforme de l’armée et du complexe militaro-industriel

Igor Korotchenko, rédacteur en chef du magazine Défense Nationale

Aujourd’hui, nous avons qualitativement de nouvelles forces armées. Il n’est pas exagéré de dire que nous avons aujourd’hui l’une des meilleures armées dans le monde. Ce fait est largement reconnu, y compris par nos adversaires. C’est par la gouvernance de Poutine que nos forces armées sont à nouveau respectées. Au cours des quinze dernières années, nous avons restructuré le complexe militaro-industriel. A l’initiative du Président, de puissantes holdings verticalement intégrées ont été créées, dont chacune regroupe l’ensemble de la chaîne, des études à la fabrication. En conséquence,la Russie occupe le deuxième rang dans le monde pour l’exportation d’armes.

8. CRÉATION DES ASSOCIATIONS DANS LE CADRE DE L’UNION DES ÉTATS INDÉPENDANTS

Sergueï Markov, directeur de l’Institut d’études politiques, membre de la Chambre publique de la Russie

La création de ces associations est la clé du développement économique durable. Voici l’émergence de nouveaux marchés, et la possibilité de développement conjoint de technologies. Mais de façon générale, il s’agit en fait la volonté de notre peuple. Les Russes veulent rester proches de ces peuples avec lesquels ils ont vécu dans le cadre de l’Empire russe et de l’Union soviétique. Et surtout, nous voyons une réponse positive chez nos pays partenaires. Les initiateurs des associations d’intégration sont, sans aucun doute, le président de la Russie, Vladimir Poutine, et le président du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev.

9. LES JEUX OLYMPIQUES D’HIVER 2014 À SOTCHI

Yelena Isinbayeva, double championne olympique de saut à la perche, et maire du village olympique en 2014

Une réalisation majeure n’est pas seulement que nous avons eu de grands Jeux Olympiques du point de vue de l’organisation, mais que des gens venus du monde entier ont découvert une nouvelle Russie : forte, moderne et victorieuse. J’ai travaillé avec beaucoup de gens, j’ai vu de l’intérieur et j’ai remarqué comment leur opinion est passée du soupçon à l’étonnement. Mais combien étaient sceptiques au début ! Rappelez-vous comment, en 2007, grâce à l’intervention personnelle de Vladimir Poutine lors de la réunion du Comité d’organisation au Guatemala, nous avons pu faire pencher la balance en notre faveur pour accueillir les jeux.

10. RÉINSERTION EN RUSSIE de la Crimée

Dmitry Orlov, politologue, directeur de l’Agence pour les communications politiques et économiques

La réintégration de la Crimée à la Russie était d’une grande importance pour l’ensemble du pays. D’un point de vue politique, il a contribué à créer et développer une nouvelle coalition soutenant le gouvernement, il a fait émerger le phénomène de la mobilisation patriotique de l’opinion publique, qui continue encore à ce jour. Cet événement est aussi appelé le printemps russe. Aujourd’hui, selon les centres de recherche, cet effet n’est toujours pas épuisé. Bien sûr, la réintégration de la Crimée était une étape très importante, mais, surtout, il s’agit juste de l’un des épisodes de l’ère de Vladimir Poutine.

Alexey Zernakov

Traduit du russe par Kristina Rus

Traduit de l’anglais par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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