Une analyse en profondeur des causes et conséquences de la politique économique menée par Trump
Par Thomas Fazi – Le 15 avril 2025
Au cours des deux dernières semaines, Trump a lancé un boulet de démolition sur l’économie mondiale en annonçant des tarifs douaniers radicaux envers des dizaines de pays. Ce mouvement brusque a fait chuter les marchés boursiers aux États-Unis et à l’étranger, obligeant l’administration à reculer rapidement. Trump a révisé sa politique pour imposer un tarif douanier inférieur et généralisé de 10% (25% pour l’aluminium et l’acier), tout en faisant exception pour la Chine avec un tarif stupéfiant de 145% sur toutes les importations en provenance du pays, l’une des mesures commerciales les plus extrêmes de l’histoire moderne – même si certaines catégories ont ensuite été exemptées.
Cette politique commerciale agressive est étayée par deux objectifs principaux : l’un officiel et l’autre officieux. L’objectif officiel est de réindustrialiser l’économie américaine en relançant l’industrie manufacturière nationale et en réduisant le déficit commercial — un objectif en soi légitime. L’objectif officieux, cependant, est beaucoup plus troublant : blesser économiquement la Chine pour tenter de ralentir ou d’arrêter son ascension en tant que puissance mondiale. Cela s’inscrit dans un schéma plus large et ancien des efforts étasuniens pour préserver leur domination mondiale — économiquement, militairement et géopolitiquement — à pratiquement n’importe quel prix.
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Selon les propres chiffres de l’agence des réfugiés des Nations Unies, la majorité des personnes qui sont réfugiées, au niveau mondial — aujourd’hui mais également sans interruption depuis le début du XXIème siècle — ont fui des pays qui subissaient des sanctions, des coups d’États et/ou des invasions décidés par le gouvernement des États-Unis.
Vers la fin de son ouvrage The Rise and Fall of the Great Powers (1987), « [l’historien de Yale] Paul Kennedy a exprimé la conviction, alors controversée, que les guerres entre grandes puissances
TOKYO – Bien qu’elle soit une banque centrale dotée d’un appareil de recherche légendaire, la Réserve fédérale américaine passe pourtant à côté de certains indices importants montrant que l’économie américaine est au point mort.
Le journal britannique The Guardian a publié, le 24 décembre, un article dont le titre est « L’Australie et la Chine font équipe pour protester contre les blocages de l’OMC causés par les vetos américains sur la cour d’appel. » En fait, il ne s’agit pas seulement de « l’équipe Chine-Australie« , mais d’une proposition conjointe de pas moins de 127 membres visant à protester contre l’obstruction à long terme des États-Unis à la nomination des juges de la cour d’appel suprême de l’OMC, obstruction qui paralyse cet organe depuis trois ans. La proposition demande le lancement immédiat du processus de sélection des juges et le rétablissement du fonctionnement normal du mécanisme de règlement des différends de l’OMC dans les meilleurs délais.
