L’autodestruction de l’Europe


Par Thomas Fazi – Le 6 mai 2025 – Son blog

Pour des étrangers, la politique européenne actuelle peut être difficile à déchiffrer, et cela n’est nulle part plus évident que dans la réponse du continent à l’évolution de la situation en Ukraine. Depuis la résurgence politique de Donald Trump et son initiative de négocier la fin du conflit Russo-ukrainien, les dirigeants européens ont agi d’une manière qui semble défier la logique fondamentale des relations internationales, en particulier le réalisme, qui veut que les États agissent principalement pour faire avancer leurs propres intérêts stratégiques.

Plutôt que de soutenir les efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre, les dirigeants européens ont semblé déterminés à faire dérailler les ouvertures de paix de Trump, à saper les négociations et à prolonger le conflit. Du point de vue des intérêts fondamentaux de l’Europe, ce n’est pas seulement déroutant, c’est irrationnel. La guerre en Ukraine, mieux décrite comme un conflit par procuration entre l’OTAN et la Russie, a infligé d’immenses dommages économiques aux industries et aux ménages européens, tout en augmentant considérablement les risques pour la sécurité à travers le continent. On pourrait soutenir, bien sûr, que l’implication de l’Europe dans la guerre était erronée dès le départ ; le résultat d’un orgueil démesuré et d’une erreur de calcul stratégique, en particulier la croyance erronée que la Russie subirait un effondrement économique rapide et une défaite militaire.

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Pour que l’Europe prospère, la Russie et l’Allemagne doivent être en paix


Par Uwe von Parpart – Le 16 avril 2025 – Source CIRSD

Historiquement, lorsque les plus grandes puissances européennes de la période moderne, la Russie et l’Allemagne/Prusse, étaient en paix l’une avec l’autre, leurs peuples et leurs économies prospéraient et les réalisations culturelles et scientifiques du continent menaient le monde. Inversement, lorsqu’eux et leurs alliés se sont affrontés, l’Europe a sombré dans un massacre barbare, d’énormes pertes en vies humaines et la destruction physique de ce que des générations avaient construit.

Les hommes et les femmes d’État, de l’Est et de l’Ouest (s’il y en a), chargés de régler le conflit pivot actuel du monde, axé sur l’Ukraine, feraient bien de revoir les relations Russo-allemandes pour bien comprendre ce sujet.

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Le flop de la diplomatie de Meloni au sujet des taxes douanières


Par Thomas Fazi – Le 18 avril 2025

La rencontre d’hier [17 avril, NdT] entre Trump et la première ministre italienne, Giorgia Meloni, était très attendue. Il s’agissait de la première rencontre entre un dirigeant européen et le président américain depuis que ce dernier a annoncé la semaine dernière des droits de douane de 20 % sur tous les produits de l’UE, droits qui ont ensuite été suspendus et ramenés à 10 % pendant 90 jours. La visite de Meloni a été largement considérée comme une démarche stratégique visant à tirer parti de son alignement idéologique et de ses relations personnelles avec Trump, qu’elle avait déjà rencontré à Mar-a-Lago et à l’investiture duquel elle a assisté en tant que seule dirigeante de l’UE présente. Son objectif était clair : convaincre Trump de revoir sa position en matière de droits de douane à l’égard de l’UE, ou du moins de l’Italie.

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Réflexions sur l’Europe sans l’OTAN


Par Moon of Alabama – Le 4 février 2025

Ce soir, Trump s’adressera au Congrès. Selon des rumeurs non confirmées, il annoncera la sortie des États-Unis de l’OTAN.

Ce serait une catastrophe pour les Européens.

Au cours des 80 dernières années, les dirigeants européens n’ont jamais eu à penser stratégiquement à la sécurité de leurs propres nations. Les États-Unis et l’URSS l’ont fait pour eux.

À quoi ressemblerait ou devrait ressembler l’Europe sans l’OTAN ?

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Voici comment les États-Unis ont fait de l’Europe occidentale leur marionnette


Par Timofey Bordatchev – Le 14 février 2025 – Source  RT

Les plus grands obstacles à une politique étrangère européenne rationnelle sont la pression américaine, la crise interne des élites d’Europe occidentale et le modèle économique néocolonial du continent. L’antagonisme actuel de l’Europe occidentale envers la Russie n’est pas un état de choses naturel, c’est le résultat de la coercition implacable des États-Unis. Si cette pression extérieure s’affaiblit, un changement de rhétorique et de politique pourrait survenir rapidement, transformant le paysage politique du continent.

Quelle que soit la durée du conflit en Ukraine, la Russie ne peut ignorer ses relations avec ses voisins occidentaux immédiats. Alors que Moscou a élargi le nombre de ses partenariats mondiaux, l’Europe reste une constante géographique et historique. Le rôle de la région dans les affaires mondiales, cependant, est en train de changer fondamentalement, son influence diminuant sous la domination américaine.

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La classe politique allemande réalise-t-elle à quel point les choses vont mal ?


Par Adam Tooze – Le 22 février 2025 – Source Blog de l’Auteur

À l’approche des élections allemandes du dimanche 23 février, une question se pose. La classe politique allemande comprend-elle réellement à quel point les choses vont mal ? Comprennent-ils à quel point l’Allemagne est mal préparée aux multiples défis à venir ? Saisissent-ils à quel point ils ont laissé leur État devenir délabré et incapable ?

Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi la classe politique allemande est complaisante. Leur pays est à bien des égards très fonctionnel et un endroit extrêmement agréable à vivre. Mais en février 2022, quelques jours après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, Olaf Scholz, désormais ex-chancelier, a déclaré une Zeitenwende – un tournant historique. Et ce n’était pas faux, juste en retard.

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L’Allemagne peut-elle faire confiance à Friedrich Merz ?


Par Thomas Fazi – Le 22 février 2025 – Source Unherd  

« Homme de Davos un jour, Homme de Davos toujours ».

À 69 ans, Friedrich Merz attend ce moment depuis des décennies. À l’approche des élections de dimanche, il est le futur chancelier de l’Allemagne, son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), devant obtenir 30 % des suffrages. Il devra mettre sur pied une nouvelle coalition de partis disparates, mais Merz n’y verra pas d’inconvénient. Lundi matin, il aura accompli l’une des plus remarquables remontées de l’histoire politique récente.

Merz a rejoint le parti il y a plusieurs décennies, en tant qu’étudiant. Mais aujourd’hui, il se présente effectivement sur un programme « Make Germany Great Again » – une tentative calculée de gagner des voix sur l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) en déplaçant son parti vers la droite pour des questions telles que l’immigration. Son cynisme ne doit pas être sous-estimé : comme Donald Trump aux États-Unis, le millionnaire Merz est un roi de l’entreprise déguisé en conservateur.

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Il est temps pour l’Europe de faire l’impensable


Les conseils d’un diplomate singapourien voyant le comportement infantile de l’Europe


Par Kishore Mahbubani – Le 18 février 2025 – Foreign Policy

Les temps désespérés nécessitent des mesures désespérées. Et comme me l’ont enseigné mes professeurs de géopolitique, il faut toujours penser à l’impensable, comme l’Europe devrait le faire aujourd’hui.

Il est trop tôt pour dire qui seront les vrais gagnants et les vrais perdants de la deuxième administration Trump. Les choses pourraient changer. Pourtant, il ne fait aucun doute que la position géopolitique de l’Europe a considérablement diminué. La décision du président américain Donald Trump de ne même pas consulter ou prévenir les dirigeants européens avant de parler au président russe Vladimir Poutine montre à quel point l’Europe est devenue insignifiante, même lorsque ses intérêts géopolitiques sont en jeu. La seule façon de restaurer la position géopolitique de l’Europe est d’envisager trois options impensables.

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Combien l’Europe est-elle encore prête à perdre ?


par Conor Gallagher – 16 février 2025 – Naked Capitalism

Alors que Washington commence à envisager sa sortie du projet Ukraine, les responsables européens continuent de fuir la réalité. C’est compréhensible compte tenu de toute l’eau que l’Europe s’est prise dans la gueule depuis le début de la guerre et de la façon dont les mensonges de ses dirigeants ont fait de la Russie un ennemi existentiel à force d’accuser Moscou d’être la seule responsable.

Tous les sacrifices consentis sur l’autel du projet Ukraine rendent désormais beaucoup plus difficile pour l’Europe d’admettre sa défaite. Et ce ne sont pas seulement du aux dommages économiques que les Européens continuent de subir ; la structure de gouvernance de l’UE et les valeurs sociales ont changé de manière importante à mesure que les priorités du bloc ont été bouleversées.

À certains égards, l’UE est presque méconnaissable comparée à y a trois ans. Je pense donc qu’il serait utile de faire un tour d’horizon de tous ces changements ici avant de passer au refus persistant de la classe européenne d’accepter la réalité et ce que cela pourrait signifier. La liste des changements en Europe en réponse à la guerre sera sans doute incomplète car il y a tellement de choses à inclure, alors j’espère que les lecteurs pourront ajouter tout ce qui me manque dans les commentaires. Remarque : J’omets en grande partie les retombées économiques et la désindustrialisation, car elles ont été si bien couvertes ici et ailleurs.

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Trouver notre chemin dans le brouillard d’une sécurité indivisible ?


Par Warwick Powell – Le 15 février 2025 – Son blog

Les réactions au coup de téléphone du président américain Donald Trump à son homologue russe Vladimir Poutine et les remarques du secrétaire américain à la Défense Peter Hegseth concernant les perspectives américaines sur l’état de la guerre en Ukraine et sa résolution étaient largement prévisibles. Certains y sont opposés et implacablement horrifiés, au point de se sentir trahis. D’autres jubilent et attendent. Ces derniers sont presque euphoriques dans leurs attentes ou leurs espoirs que la paix vienne rapidement. Les premiers semblent se préparer à jouer les trouble-fêtes.

Pour ce que ça vaut, mon propre sentiment est que, même si la réalité commence clairement à reprendre sa place, il reste un long chemin à parcourir entre un appel téléphonique et un règlement de paix viable. Comme on dit, un long chemin de la coupe aux lèvres.

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