Par Thomas Fazi – Le 22 février 2025 – Source Unherd
« Homme de Davos un jour, Homme de Davos toujours ».
À 69 ans, Friedrich Merz attend ce moment depuis des décennies. À l’approche des élections de dimanche, il est le futur chancelier de l’Allemagne, son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), devant obtenir 30 % des suffrages. Il devra mettre sur pied une nouvelle coalition de partis disparates, mais Merz n’y verra pas d’inconvénient. Lundi matin, il aura accompli l’une des plus remarquables remontées de l’histoire politique récente.
Merz a rejoint le parti il y a plusieurs décennies, en tant qu’étudiant. Mais aujourd’hui, il se présente effectivement sur un programme « Make Germany Great Again » – une tentative calculée de gagner des voix sur l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) en déplaçant son parti vers la droite pour des questions telles que l’immigration. Son cynisme ne doit pas être sous-estimé : comme Donald Trump aux États-Unis, le millionnaire Merz est un roi de l’entreprise déguisé en conservateur.
Alors que Washington commence à envisager sa sortie du projet Ukraine, les responsables européens continuent de fuir la réalité. C’est compréhensible compte tenu de toute l’eau que l’Europe s’est prise dans la gueule depuis le début de la guerre et de la façon dont les mensonges de ses dirigeants ont fait de la Russie un ennemi existentiel à force d’accuser Moscou d’être la seule responsable.
Les réactions au coup de téléphone du président américain Donald Trump à son homologue russe Vladimir Poutine et les remarques du secrétaire américain à la Défense Peter Hegseth concernant les perspectives américaines sur l’état de la guerre en Ukraine et sa résolution étaient largement prévisibles. Certains y sont opposés et implacablement horrifiés, au point de se sentir trahis. D’autres jubilent et attendent. Ces derniers sont presque euphoriques dans leurs attentes ou leurs espoirs que la paix vienne rapidement. Les premiers semblent se préparer à jouer les trouble-fêtes.
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