Par Aurelien − Le 24 juillet 2024 − Source Aurélien 2022

Il existe des idées fausses qui ne se laissent pas démonter. Elles vont des légendes urbaines aux mythes politiques, des histoires scabreuses sur des individus qui devraient être vraies mais ne le sont pas, aux événements historiques qui ne devraient pas être vrais mais qui le sont. Souvent, ce ne sont que des nuisances, mais parfois, elles sont bien pires que cela. L’exemple le plus grave actuellement, et le sujet de cette semaine, sont les rêves et les cauchemars de guerre totale. J’ai consacré un essai entier à ce sujet il y a quelques semaines, et j’espérais ne pas avoir à y revenir, mais les tambours de guerre continuent de résonner dans toutes les parties du spectre politique, donc je suppose que cela vaut la peine d’y revenir.
Le 7 octobre dernier, le Hamas a surpris les célèbres agences militaires et de renseignement israéliennes. Toutes deux savaient depuis des années que le groupe armé palestinien se préparait à envahir Israël, à tuer et à kidnapper ses soldats et ses citoyens. Mais ils n’ont pas cru que le Hamas oserait ou réussirait à exécuter une telle opération sans précédent. L’armée et les services de renseignement israéliens, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et le grand public israélien croyaient tous que la frontière sud fortifiée de leur pays était si impénétrable et que l’équilibre des forces était si favorable à Israël que le Hamas ne remettrait jamais en cause le statu quo.
On a commencé à beaucoup utiliser la désignation de « castors » envers les électeurs qui « font barrage aux extrêmes » avec les élections de 2017, et ce à chaque élection depuis lors. En réalité le phénomène est évidemment plus ancien, puisque le second tour de l’élection présidentielle de 2002 était déjà un épisode très marquant du phénomène.
Il y a quelques semaines,
Lors d’une visite à Oxford il y a quelques semaines, Josep Borrell, le Haut Représentant de l’Union européenne, a fait une remarque intéressante (
Cela fait des dizaines d’années que l’on « construit » une Union européenne supra-nationale, justifiée par l’idée que les États nationaux sont trop égoïstes pour pouvoir servir, et encore moins entrapercevoir le bien commun. Il est peut-être temps, à l’approche des élections d’une représentation populaire, d’établir un bilan de cette « construction ». Nous avons décidé ici de contribuer à ce bilan sur un plan important : la protection de l’environnement, les transports et l’énergie. Tout cela se cristallise autour du véhicule électrique.
Le préjugé selon lequel il doit y avoir une solution au désordre au Moyen-Orient suppose que l’on sache déjà quel est le problème à résoudre. Un côté dit que le problème vient du terrorisme. L’autre dit que le problème est l’occupation. Les humanitaires affirment que le problème réside dans le meurtre d’enfants. Les internationalistes disent que le problème réside dans les crimes de guerre (soit la disproportion d’un côté, soit l’utilisation de civils comme boucliers de l’autre). D’une manière ou d’une autre, « nous » – qui que nous soyons – devons résoudre le problème.