Par Pierre Antoine – Le 8 juillet 2018 – Source Les non-alignés

Je traduis et publie sur notre site l’entretien exclusif accordé par Steve Bannon à Gianluca Savoini lors de sa récente tournée européenne à la rencontre des mouvements populistes européens. Journaliste et conseiller politique de Matteo Salvini, Gianluca Savoini est un cadre de La Lega expérimenté. Il dirige l’association Lombardie-Russie, association très impliquée dans le rapprochement entre La Lega et la Russie. Il était par ailleurs présent au forum eurasiste de Chișinău.
Cet entretien me semble important par les perspectives politiques qu’il soulève. Steve Bannon y aborde par ailleurs de nombreux thèmes développés dans mon étude sur la société ouverte à paraître prochainement, tels que la planification mondiale en matière de légalisation des stupéfiants ou encore le rôle clef joué par l’École de Francfort et le marxisme culturel dans la subversion métapolitique de l’Occident. Aussi ai-je augmenté cet entretien de quelques questions en direction de Gianluca Savoini en conclusion.

Il ne s’agit peut-être pas d’immeubles de vacances sur les plages nord-coréennes après tout. Il semblerait que la principale motivation de l’administration Trump pour courtiser Kim Jong-un est l’un des 




James Howard Kunstler a cette légèreté de ton, cette ironie flegmatique, cette indépendance de l’esprit critique qui sont nécessaires dans la confusion actuelle où se mélangent le conformisme le plus radical et le mensonge pratiqué à la façon d’une pathologie convulsive, pour tenter de donner un rapport des événements du monde qui ne souffre pas du poids des chaînes de la contrainte des esprits. Après tout, il serait plutôt “de gauche” et plutôt “progressiste”, Kunstler, s’il fallait le classer selon le catéchisme en vigueur dans le vaste camp de concentration de la modernité ; aussi est-il anti-Trump et sa cible préférée est-elle le parti démocrate et tout ce qui se rapporte au simulacre que la pensée progressiste enchaînée a édifié pour complaire à la fois au Système et à sa “bonne conscience”. Kunstler est donc un joyeux dissident, pourtant fidèle à ses idées dans un temps où les idées sont devenues “chez eux” autant de simulacres s’intégrant parfaitement dans le Grand Simulacre du Système.