Par Moon of Alabama – Le 30 janvier 2019
Les histoires ci-dessous parlent d’activités malfaisantes commises par d’anciens membres du personnel de la NSA, de l’ancienne CIA, d’anciens militaires, etc. qui ont rejoint des entreprises privées. Elles démontrent qu’il y a un problème structurel lorsque des personnes entraînées à faire du mal sont autorisées à faire n’importe quoi.
Reuters vient de publier un article en deux parties sur « d’anciens » membres du personnel de la NSA, plus de 20 au total, qui, depuis 2013, construisent un centre d’espionnage pour les Émirats arabes unis.
Des mercenaires américains participent à l’équipe secrète de hackers des Émirats Arabes Unis.
Si nous suivons la logique et les preuves présentées dans ces sept points, nous sommes forcés de conclure que les fractures en France, en Allemagne et dans l’UE se creusent de jour en jour.
Le président Trump a tort d’affirmer que les États-Unis ont détruit État islamique dans la grande zone du nord-est syrien qu’il tenait – c’est la Russie et ses alliés qui l’ont fait – mais il a raison de proposer de retirer les 2 000 militaires étasuniens stationnés dans ce pays ravagé par la guerre. Ce petit contingent américain n’a aucune utilité pour un combat ou un objectif stratégique positif à moins qu’il ne serve à contrecarrer les négociations de paix actuellement en cours sous la direction de la Russie ou à servir de tête de pont pour une guerre américaine contre l’Iran. Pire encore, sa présence représente un risque constant que des militaires étasuniens soient tués par des forces russes opérant également dans cette zone relativement restreinte, risquant ainsi de transformer la nouvelle guerre froide en un conflit très chaud, même par inadvertance. Que Trump comprenne ou non ce danger, sa décision, si elle est réellement mise en œuvre – on y résiste farouchement à Washington – rendra les relations américano-russes, et donc le monde, un peu plus sûres.
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