Note du Saker Francophone Nous faisons écho à l'article paru le 19 juin 2016 sur dedefensa.org sous le titre Orlando et la connexion Trump-Flynn en traduisant l'article de Justin Raimond qui se trouve à la base des commentaires de dedefensa.org, minutieux et pertinents, comme à l'accoutumée. Nous vous engageons également à consulter le rapport évoqué par Raimondo dont nous avions fait état le 10 août 2015, voilà bientôt un an, déjà.
Trump a raison au sujet des événements d’Orlando, mais pas comme vous l’imaginez

Par Justin Raimondo – Le 17 juin, 2016 – Source antiwar
Je me suis demandé pourquoi diable les commentateurs d’extrême-droite sur Fox News insistent pour répéter le même mantra maintes et maintes fois : installé au milieu des débats républicains, je n’en croyais pas mes yeux d’entendre chaque candidat dénoncer l’administration Obama pour avoir refusé de dire les mots sacrés : terrorisme islamique radical. De quoi parlent ces gens me suis-je dit ? Ils sont obsédés!


Ce message-là ne sera bien entendu jamais avoué explicitement, demeurant à un niveau subliminal et inconscient. Mais l’un des paradigmes fondateurs du néo-libéralisme, est que la philosophie politique se résume à quelques principes assez simples. Ceux de la compétition sans règles entre individus, dont ne peut ressortir que le bien suprême. Le néo-libéralisme paie son attachement aux pensées magiques par un simplisme vis-à-vis du monde. Il n’est finalement pas nécessaire d’ingurgiter Kant, Smith (réduit à quelques citations de The wealth of nations sorties de leur contexte), Tocqueville ou Popper. L’alpha et l’oméga de la société humaine se résume à Game of Thrones, d’où d’ailleurs le succès de la série et la fascination qu’elle exerce.



La défense de la méritocratie n’a évidemment rien de choquant, étant au contraire l’une des conquêtes essentielles de l’ère moderne. Le néo-libéralisme l’invoque d’autant plus à loisir, qu’elle est une idée simple et de bon sens et qu’elle fut l’un des premiers buts du libéralisme politique. Il n’y a rien à objecter à la courte maxime «que le meilleur gagne !», car elle représente le juste équilibre entre les aspirations personnelles de chacun et l’accès collectif et démocratique à l’ascenseur social.
